Selon un nouveau rapport de l’OCDE, les taux effectifs d’imposition des revenus du travail ont augmenté dans les pays de l’OCDE en 2025, en particulier pour les ménages avec enfants.
Le rapport Les impôts sur les salaires 2026 fournit des comparaisons entre pays du coin fiscal sur le travail, défini comme la somme des prélèvements sur les revenus du travail acquittés par les salariés et par les employeurs, minorée des prestations en espèces perçues par les familles qui travaillent, exprimée en pourcentage des coûts de main-d’œuvre. Un coin fiscal élevé tend à réduire les incitations à travailler et à embaucher en réduisant la rémunération nette et en augmentant les coûts de main-d’œuvre pour les employeurs.
En moyenne dans les pays de l’OCDE, le coin fiscal pour les huit catégories de ménage examinées dans le rapport a augmenté en 2025 pour atteindre son plus haut niveau depuis 2018.
Le coin fiscal pour un travailleur célibataire rémunéré au salaire moyen a augmenté dans 24 des 38 pays de l’OCDE, a diminué dans 11 autres et est resté inchangé dans 3 autres encore. Dans les pays de l’OCDE, le coin fiscal pour cette catégorie de ménage s’échelonnait de 0 % en Colombie à 52.5 % en Belgique en 2025 (graphique 1) et s’établissait en moyenne à 35.1 % des coûts de main-d’œuvre, soit une hausse de 0.15 point de pourcentage (p.p.) par rapport à l’année précédente.
Dans le même temps, le coin fiscal pour un ménage avec deux enfants disposant d’un seul salaire égal au salaire moyen a augmenté de 0.46 point en moyenne dans les pays de l’OCDE en 2025, pour s’établir à 26.2 %, et a connu une hausse dans 22 pays. Cette hausse plus importante pour cette catégorie de ménage implique que, dans la zone OCDE, l’avantage fiscal dont bénéficient les familles qui travaillent s’est réduit de 0.31 point en 2025, deuxième année consécutive de baisse.
Les impôts sur les salaires 2026 révèle également que les salaires ont augmenté en termes réels dans 35 des 38 pays de l’OCDE en 2025. Malgré les taux d’imposition plus élevés observés dans de nombreux pays, le revenu après impôt d’un travailleur célibataire rémunéré au salaire moyen a augmenté dans 28 pays.
Le rapport de cette année comporte une étude spéciale sur la progressivité légale de l’impôt sur les revenus du travail dans les pays de l’OCDE, qui montre dans quelle mesure les taux effectifs d’imposition varient en fonction du niveau de revenu des différentes catégories de ménage. Dans les pays de l’OCDE, les systèmes d’imposition du travail sont généralement les plus progressifs pour les ménages à faible revenu et avec enfants en raison de l’impact des mesures d’allègement fiscal et des prestations en espèces.
Les systèmes fiscaux sont devenus plus progressifs dans les pays de l’OCDE depuis 2000 pour les ménages percevant un salaire inférieur au salaire moyen, tandis que la progressivité du coin fiscal sur les revenus supérieurs au salaire moyen n’a pas sensiblement évolué. Au cours de cette période, les pays de l’OCDE ont eu tendance à réduire davantage les impôts pour les travailleurs percevant des revenus faibles que pour ceux percevant des revenus moyens ou élevés.
Pour obtenir plus de renseignements et consulter les informations détaillées par pays : https://www.oecd.org/fr/publications/les-impots-sur-les-salaires_20725132.html
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