Les paramètres fondamentaux de l’économie suédoise sont solides. Néanmoins, après deux années de stagnation économique, le pays est maintenant confronté à des risques grandissants du fait d’un environnement international incertain et en évolution rapide. Les coûts liés au changement climatique augmentent, tandis que le cadre d’adaptation de la Suède reste quelque peu fragmenté. La lenteur des procédures d’urbanisme, les aides fiscales à l’accession à la propriété et les mesures d’encadrement des loyers réduisent l’offre de logements abordables. Le niveau de compétences des adultes est élevé et s’améliore, et les personnes ayant des compétences très faibles sont rares, mais l’enseignement professionnel est impopulaire, la qualité de l’enseignement supérieur semble s’être dégradée, et les individus ayant un bas niveau de compétences ont du mal à trouver du travail et se sentent marginalisés sur le plan social et politique.
L’orientation légèrement expansionniste de la politique budgétaire est appropriée, mais il faut améliorer la surveillance budgétaire, renforcer l’efficience des dépenses et consolider la base d’imposition pour faire face aux tensions sur les dépenses à long terme. La politique monétaire devrait rester inchangée pour l’instant, mais la banque centrale devrait se tenir prête à l’ajuster en fonction des nouvelles données recueillies.
Le renforcement de la résilience climatique passe par une accélération du déploiement des mesures d’adaptation fondées sur le jeu du marché, une amélioration des mécanismes de gouvernance et de coordination, ainsi qu’un renforcement des efforts déployés de longue date en faveur de l’atténuation du changement climatique.
Renforcer la dématérialisation, les compétences et la gestion des procédures en matière de zonage, de délivrance de permis et de construction peut faire augmenter la productivité dans le secteur de la construction résidentielle, mais pour remédier aux déséquilibres entre l’offre et la demande sur le marché du logement, il faudrait aussi supprimer progressivement les mesures d’encadrement des loyers et les subventions fiscales accordées aux propriétaires occupants.
Il est possible de rehausser encore le niveau élevé de compétences des adultes en réformant le système scolaire et les investissements dans les universités. Un ciblage des ressources consacrées aux politiques actives du marché du travail, ainsi qu’à l’éducation et à la formation des adultes, sur la réduction de la proportion de personnes ayant un faible niveau de compétences peut améliorer l’adéquation entre l’offre et la demande sur le marché du travail, et optimiser l’utilisation des ressources.