Au cours des dernières décennies, divers facteurs ont contribué à l'évolution de la diversité au sein des sociétés, allant de l'évolution des tendances démographiques aux crises migratoires et des réfugiés, en passant par les pandémies et les changements dans les schémas de santé mentale et de bien-être. Ces évolutions mondiales ont contribué à accroître la diversité et les besoins variés qui y sont liés au sein des salles de classe, qu'il s'agisse de l'origine socio-économique, du statut d'immigrant ou d'autochtone, de l'appartenance ethnique, du genre, de l'identité de genre, de l'orientation sexuelle, de la surdouance ou des besoins éducatifs particuliers (SEN). En effet, les résultats de l'Enquête internationale de l'OCDE sur l'enseignement et l'apprentissage (TALIS) de 2024 montrent que dans de nombreuses écoles à travers le monde, un pourcentage significatif d'élèves provient de milieux très divers. Cette diversité croissante a conduit, dans de nombreux systèmes éducatifs, à la promotion de politiques visant à renforcer l'équité et l'inclusion dans les salles de classe, souvent en mettant particulièrement l'accent sur les élèves ayant des besoins éducatifs particuliers.
Dans un contexte où de nombreux pays ont progressé dans l’amélioration de l’accès à l’éducation pour les élèves ayant des besoins éducatifs particuliers, les systèmes continuent de rencontrer des difficultés pour garantir que tous les apprenants reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour participer pleinement à l’éducation. Les conséquences du manque d’inclusion des élèves ayant des besoins éducatifs particuliers vont d’un niveau de scolarité plus faible, susceptible de se traduire par de moins bons résultats sur le marché du travail à l’âge adulte, à des répercussions sur la participation sociale et le bien-être des individus.
Le 13e Forum politique du projet « Éducation pour des sociétés inclusives », intitulé L'inclusion des élèves ayant des besoins éducatifs particuliers, a abordé ce sujet au cours de sept sessions avec un large éventail d'experts en politiques et de chercheurs. Il a réuni près de 80 participants issus de 24 pays de l'OCDE et de quatre pays non membres de l'OCDE, de l'Union européenne, du Comité consultatif syndical auprès de l'OCDE, de l'EASNIE, de l'UNESCO, de l'UNICEF, ainsi que des analystes de l'OCDE et d'autres parties prenantes.