La Russie a franchi aujourd’hui une étape majeure dans le respect des normes internationales de lutte contre la corruption en déposant son instrument d’adhésion à la Convention de l’OCDE lors d’une cérémonie qui s’est tenue au siège de l’OCDE à Paris.
Le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, a reçu l’instrument d’adhésion de la Russie des mains du premier vice-ministre des Affaires étrangères, M. Denisov, et du premier vice-ministre de la Justice, M. Fedorov.
La Russie deviendra la 39e Partie à la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption le 17 avril 2012, soit 60 jours après la cérémonie.
La Russie fera l’objet d’examens systématiques de la mise en œuvre de sa législation anti-corruption, à commencer par un premier examen en 2012. Il s’agira de l’un des 22 examens que l’OCDE mènera dans un large éventail de domaines politiques afin d’évaluer la capacité du pays à respecter les normes de l’OCDE et à devenir membre de l’Organisation.
La corruption d’un agent public étranger est illégale en Russie depuis mai 2011. La législation étant en place, l’OCDE a invité la Russie à rejoindre le Groupe de travail de l’OCDE sur la corruption en mai 2011, avant même qu’elle ne devienne partie à la Convention.
La Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption, entrée en vigueur en 1999, interdit la corruption d’agents publics étrangers dans le cadre de transactions commerciales internationales. Grâce à un suivi des pays et à un suivi approfondi mené par des pairs, la Convention vise à garantir l’efficacité de la lutte contre la corruption, créant ainsi des conditions équitables pour une concurrence loyale.
Les 34 pays membres de l’OCDE, ainsi que l’Argentine, le Brésil, la Bulgarie et l’Afrique du Sud, sont parties à la Convention.