L’OCDE invitera aujourd’hui la Fédération de Russie à rejoindre son Groupe de travail sur la corruption et à adhérer à la Convention de l’OCDE contre la corruption. Le secrétaire général, Angel Gurría, signera un échange de lettres avec le premier vice-ministre des Affaires étrangères, Andrey Denisov, et la ministre russe du Développement économique, Elvira Nabiullina, lors d’une cérémonie en présence de la secrétaire d’État américaine, Hillary Rodham Clinton, dans le cadre de la réunion du Conseil ministériel de l’OCDE.
« Il s’agit d’une étape importante dans le processus d’adhésion de la Russie à l’OCDE », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. « Cela souligne la priorité politique que le gouvernement russe accorde à la lutte contre la corruption. »
Le président russe Dmitri Medvedev a signé début mai 2011 une loi qui érige clairement en infraction pénale la corruption transnationale, en augmentant considérablement les sanctions pécuniaires infligées aux entreprises et aux particuliers qui versent des pots-de-vin à des agents publics étrangers afin d’obtenir des avantages commerciaux. À la suite de l’invitation lancée aujourd’hui, le Parlement russe va désormais procéder à l’approbation de l’adhésion du pays à la Convention de l’OCDE.
À l’instar de tous les membres du Groupe de travail sur la corruption et conformément à sa procédure, la Russie fera l’objet d’examens approfondis de sa législation anticorruption afin de vérifier qu’elle répond aux normes de la Convention et qu’elle est effectivement mise en œuvre.
L’adhésion de la Russie au Groupe de travail marque également une nouvelle avancée dans le cadre du Plan d’action du G20, soutenu par l’OCDE, visant à « lutter contre la corruption, promouvoir l’intégrité des marchés et favoriser un environnement commercial intègre ».
La Convention, entrée en vigueur en 1999, interdit la corruption d’agents publics étrangers dans le cadre de transactions commerciales internationales. Grâce à un suivi par pays et à un suivi approfondi mené par les pairs, la Convention de l’OCDE vise à garantir l’efficacité de la lutte contre la corruption, créant ainsi des conditions équitables pour une concurrence loyale. Depuis l’entrée en vigueur de la Convention, 199 personnes et 91 entreprises ont été sanctionnées pour des infractions de corruption à l’étranger.
Les 34 pays membres de l’OCDE, ainsi que l’Argentine, le Brésil, la Bulgarie et l’Afrique du Sud, sont parties à la Convention.