L’Estimation du soutien aux producteurs (ESP en %) de l’Égypte est passée de 20.1 % des recettes agricoles brutes (RAB) en 2000‑2002 à 12.6 % en 2023‑2025, un niveau inférieur à la moyenne de l’OCDE (14.3 %) mais supérieur à celle des économies émergentes (7.7 %). L’essentiel du soutien aux agriculteurs passe par des prix intérieurs supérieurs aux prix de référence internationaux, ce qui reflète les effets des prix garantis et administrés, des marchés publics et des opérations de stockage public, des droits de douane à l’importation et d’autres mesures aux frontières. Ces politiques profitent principalement aux producteurs de céréales, de volaille, de sucre et de coton. Les fruits et légumes ne bénéficient d’aucun soutien, tandis que les produits issus de l’élevage sont pénalisés par la hausse des coûts de l’alimentation animale.
Le soutien direct aux agriculteurs par le biais de transferts budgétaires n’a représenté que 1.7 % des recettes agricoles brutes en 2023‑2025. Les politiques publiques sont dominées par les subventions aux intrants, avec notamment d’importantes subventions pour les engrais azotés, des prêts préférentiels pour les productions végétales, un soutien aux investissements des exploitations dans les équipements agricoles, bâtiments et infrastructures d’irrigation, ainsi qu’un soutien aux services utilisés sur l’exploitation.
Les transferts budgétaires aux consommateurs se sont élevés en moyenne à 141 milliards EGP (3.5 milliards USD) par an en 2023‑2025, soit 1.0 % du PIB, un niveau nettement supérieur à celui des autres pays couverts par le présent rapport. Ces dépenses sont principalement allouées à deux programmes clés de subventions alimentaires : la subvention au pain « baladi » et le programme de cartes d’alimentation.
L’Estimation du soutien aux services d’intérêt général (ESSG) équivalait à 2.3 % de la valeur de la production agricole en 2023‑2025, en baisse par rapport aux 3.4 % de 2000‑2002. La majeure partie de ces dépenses est consacrée aux investissements dans les infrastructures d’irrigation (72 % de l’ESSG), suivis par la R-D agricole (17 %).
Les politiques de soutien à l’agriculture représentent une charge importante pour l’économie égyptienne. Le soutien total au secteur agricole (EST en %) représentait 2.8 % du PIB en 2023-2025, le chiffre le plus élevé parmi les 56 pays étudiés dans le présent rapport.