Les niveaux de soutien et de protection sont relativement faibles au Brésil. L’estimation du soutien aux producteurs (ESP) a chuté de 7.6 % des recettes agricoles brutes, en 2000-2002, à 2.6 % en 2023‑2025 et se situe donc bien en dessous de la moyenne des 56 pays couverts par le présent rapport (12.8 %). Les prix intérieurs à la production sont alignés sur les prix mondiaux, comme le montre un coefficient nominal de protection (CNP) de 1.01. Si le soutien global des prix du marché (SPM) reste limité, il représente néanmoins plus des deux tiers du soutien total accordé aux producteurs, les transferts positifs au titre d’un seul produit les plus élevés se concentrant sur le coton, le riz, la viande de porc et le blé.
Le soutien budgétaire aux producteurs est principalement assuré au moyen de mesures axées sur les intrants, prêts accordés à des conditions de faveur et assurance récolte, notamment. Des crédits préférentiels sont accordés pour la commercialisation, les besoins de liquidités et les investissements en capital fixe, et constituent le cœur du soutien apporté aux producteurs. Depuis la fin des années 2000, l’admission au bénéfice de ces instruments est de plus en plus subordonnée au respect d’exigences environnementales et à l’adoption de pratiques agricoles spécifiques, ce qui lie plus étroitement le soutien aux revenus aux objectifs de développement durable.
Le soutien aux services d’intérêt général reste modeste par rapport à la production, mais il est fortement axé sur la productivité à long terme. En 2023-2025, l’estimation de ce soutien (ESSG) n’a représenté que 0.8 % de la valeur de la production agricole, contre 3.4 % en 2000-2002. Plus de 80 % de ce soutien est alloué à la recherche-développement agricole, au transfert de technologie et à la vulgarisation, tandis que des ressources plus limitées sont consacrées à l’inspection, au contrôle et aux infrastructures. L’estimation du soutien total (EST) est passée de 0.7 % du produit intérieur brut (PIB) en 2000-2002 à 0.4 % en 2023‑2025.