Les phénomènes météorologiques extrêmes éprouvent de plus en plus les populations, les écosystèmes et l’activité économique dans de nombreuses régions du monde. L’Observateur de l’action climatique de l’OCDE suit l’évolution des émissions, des aléas climatiques et des mesures d’atténuation, et présente des données comparables qui permettent d’apprécier les progrès réalisés par les pays au regard de leurs objectifs climatiques. L’édition 2026 met en exergue les vagues de chaleur plus fréquentes et intenses et les sécheresses prolongées, qui ont des répercussions croissantes sur la santé publique, les infrastructures et l’activité économique. Elle examine également la compatibilité des évolutions récentes des émissions et des cibles à moyen terme définies avec les objectifs nationaux à plus long terme. Si les politiques d’atténuation ont continué de gagner du terrain depuis dix ans dans toutes les régions du globe, le rythme des progrès a ralenti et on observe toujours d’importants écarts entre les pays en ce qui concerne la portée, la rigueur et la composition des panoplies de mesures adoptées.
Introduction
Chiffres clés
126%
c’est la hausse du nombre annuel moyen de jours où la température a dépassé les normales saisonnières en 2021-2025, par rapport à la période de référence 1981-2010.
31%
c’est l’augmentation moyenne de l’adoption de politiques climatiques dans le monde depuis 2015, qui s’accompagne d’une hausse de 4 % du nombre de mesures particulièrement rigoureuses.
1% seulement
c’est la progression des efforts nationaux d’atténuation du changement climatique en 2025 : l’engagement se poursuit, mais marque le pas.
L’exposition à la chaleur augmente partout dans le monde
Le nombre de jours où la température dépasse les normales saisonnières a plus que doublé en moyenne depuis le début des années 1980, et a augmenté dans toutes les régions. Sa hausse a été particulièrement marquée dans la région Amérique latine et Caraïbes et en Afrique subsaharienne, où il a triplé ou plus. Cette exposition croissante à la chaleur est préoccupante pour les populations et les entreprises en raison de ses répercussions sur la santé, les conditions de travail, la résilience des infrastructures et l’économie. Les données régionales aident à contextualiser ces risques en montrant comment l’exposition a évolué au fil du temps et où ils ont le plus augmenté.
Les politiques nationales d’atténuation ont progressé depuis 2015
Portés par une hausse de 31 % de l’adoption de politiques climatiques et une augmentation de 4 % du nombre de mesures rigoureuses, les efforts nationaux d’atténuation du changement climatique dans le monde ont augmenté de 66 % depuis 2015. Cependant, en 2025, ces efforts n’ont augmenté que de 1 %. Les efforts d’atténuation restent donc orientés à la hausse, mais on est loin du rythme d’expansion observé les années précédentes.
Les politiques d’atténuation ont progressé dans l’ensemble des régions, mais à des rythmes et à des niveaux différents
Le renforcement de l’action climatique s’est poursuivi dans toutes les régions du monde, mais la progression des efforts d’atténuation a été inégale et ces efforts restent très variables selon les régions et les niveaux de développement. Les disparités croissantes en matière d’action climatique ont des conséquences globales, puisque l’efficacité des efforts mondiaux d’atténuation du changement climatique s’en trouve affaiblie. En même temps, il faut se garder d’interpréter un renforcement des politiques publiques comme équivalent à une réduction donnée des émissions. Les résultats effectivement obtenus dépendent non seulement de la portée et de la rigueur des mesures adoptées, mais aussi de la façon dont on les met en œuvre et veille à leur respect, ainsi que des contextes économique, technologique et institutionnel dans lesquels elles s’inscrivent.
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Rapport
Information sur le chemin parcouru vers la neutralité carbone
17 novembre 2023111 Pages