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Salle de presse

Slovénie : il faut continuer de soutenir l’économie jusqu’au rétablissement complet de la croissance, selon l’OCDE

 

20/07/2020 - Après cinq années de croissance robuste qui ont vu progresser l’emploi, les salaires et le bien-être, l'économie de la Slovénie a été durement frappée par la crise liée à la pandémie de COVID-19. Il sera sans doute nécessaire de continuer à soutenir les entreprises et les ménages pour affermir la reprise et éviter que la crise ne laisse des traces durables, surtout compte tenu des pressions sous-jacentes exercées par le vieillissement de la population : c’est ce qui ressort d'un nouveau rapport de l'OCDE.

 

La publication de la dernière Étude économique de l’OCDE consacrée à la Slovénie coïncide avec le 10e anniversaire de son adhésion à l’OCDE, une décennie qui a vu le pays mener à bien des réformes du travail et des retraites et intensifier son intégration dans les chaînes de valeur mondiales. La Slovénie a également résisté à la montée des inégalités de revenu observée dans de nombreux autres pays de l’OCDE. Il lui faut maintenant, au sortir de la crise du coronavirus, étayer la reprise jusqu’à ce qu’elle devienne autonome, notamment offrir des aides à la formation et à la recherche d’emploi aux travailleurs peu qualifiés, avant de remettre ensuite l’accent sur le relèvement de la productivité, le renforcement des finances publiques et l'adaptation du marché du travail et du système social à une main-d'œuvre moins nombreuse et vieillissante.

 

« La Slovénie a fait des progrès économiques et sociaux remarquables depuis son adhésion à l’OCDE, et le gouvernement a admirablement su gérer les retombées sanitaires et économiques de la pandémie de maladie à COVID-19 », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE M. Angel Gurría. « Il est maintenant indispensable qu’elle poursuive sur cette voie et se tienne prête à prolonger si nécessaire les mesures de soutien pour rétablir la croissance avant de continuer à prendre des mesures pour s'attaquer aux défis économiques à long terme soulevés par le vieillissement de sa population. »

 

La Slovénie a réagi rapidement pour enrayer la propagation du COVID-19 et son système de santé a permis de bien gérer l’épidémie. Les mesures financières prises pour soutenir l’emploi, les revenus et les entreprises ont atténué le choc subi par l’économie. Une fois le retrait de ces mesures engagé, il est possible que l'économie ait besoin d'un coup de fouet budgétaire sous la forme d'une relance temporaire brève et facile à mettre en œuvre, indiquent les auteurs de l’Étude. Les principaux risques qui pèsent aujourd’hui sur l’économie sont une multiplication des faillites et une nouvelle hausse du chômage.

 

Dans l’hypothèse où aucune reprise significative des infections au COVID-19 ne se produirait d’ici la fin de l’année, la croissance du PIB de la Slovénie devrait selon les auteurs de l’Étude s’établir à 4.5 % en 2021, après s’être repliée de 7.8 % en 2020. Toutefois, dans l’éventualité d’un deuxième vague, la croissance du PIB pourrait chuter de 9.1 % en 2020 et ne ressortir qu’à 1.5 % en 2021.

 

Une fois la reprise bien engagée, les mesures de relance pourront être progressivement retirées et l'accent pourra de nouveau être mis sur les défis liés au vieillissement de la population, au sein de laquelle le ratio des plus de 65 ans aux personnes d’âge actif aura doublé d’ici 2055 pour passer à 60 %, laissant le pays face au double défi consistant à faire face à la fois aux pressions sur les dépenses liées au vieillissement et à la contraction des bases de financement. Si ces pressions ne sont pas maîtrisées ou compensées, la viabilité des finances publiques sera menacée, peut-on lire dans l’Étude.

 

La croissance future dépendra de l’utilisation optimale des travailleurs, par exemple avec le maintien dans l’emploi, pour une durée plus longue, des travailleurs âgés et expérimentés, le développement de mesures destinées à aider les travailleurs peu qualifiés à trouver un emploi et l’amélioration de l'affectation de la main-d’œuvre de façon à permettre aux travailleurs de réaliser pleinement leur potentiel, en termes de productivité comme de rémunération. Afin d’atténuer les pressions exercées par le triplement prévu du déficit du régime public de retraite, les auteurs de l’Étude recommandent de relever l’âge de la retraite pour le porter à 67 ans et, si nécessaire, de lier les relèvements futurs à l’espérance de vie.

 

La poursuite de réformes visant à réduire les obstacles à la concurrence et à l’investissement étranger, à renforcer la gouvernance des entreprises publiques et à rendre la structure fiscale plus propice à la croissance en transférant la charge de la fiscalité du travail vers les impôts fonciers, est également recommandée.

 

On trouvera dans la Synthèse les principales conclusions ainsi que les principaux graphiques de cette Étude économique (vous êtes invités à inclure ce lien dans vos articles).

 

Pour de plus amples informations, les journalistes sont invités à contacter Louise Fietz au Bureau des médias de l’OCDE (+33 (0)1 45 24 97 00).

 

Coopérant avec plus d'une centaine de pays, l'OCDE est un forum stratégique international qui s'emploie à promouvoir des politiques conçues pour améliorer le bien-être économique et social des populations dans le monde entier.

 

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