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Salle de presse

Les financements climatiques aux pays en développement ont atteint 71 milliards USD en 2017

 

 13/09/2019 - Les financements fournis et mobilisés par les pays développés en faveur de l’action climatique dans les pays en développement ont atteint 71.2 milliards USD en 2017, contre 58.6 milliards USD en 2016, d’après de nouvelles estimations de l’OCDE.

S’il n’est pas possible de comparer directement les totaux pour 2016 et 2017 à ceux des années précédentes en raison d’améliorations apportées aux données et à la méthodologie relatives aux financements privés, il ressort néanmoins du rapport Financement pour le climat fourni et mobilisé par les pays développés de 2013-17 (seulement disponible en anglais) que la tendance globale est à la hausse.

« L’objectif d’atteindre les 100 milliards USD de financements climatiques par an d’ici 2020 demeure réaliste, mais nous devons de toute urgence intensifier nos efforts pour fournir des financements climatiques publics et pour que ceux-ci soient plus efficaces dans la mobilisation de financements privés », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría.

Le rapport fournit des estimations sur les financements privés mobilisés et les financements publics (les estimations sur les financements publics étaient déjà publiés en novembre 2018). Il montre que le financement climatique public progresse de nouveau, après avoir stagné en 2015 ; les chiffres qu’il présente sont cohérents avec les projections réalisées par l’OCDE en 2016. Les estimations des financements privés engagés en 2016-17 laissent à penser qu’il faut faire davantage.
 

© OCDE - Graphique sur le financement climatique« Nos estimations sur la période 2013‑17 montrent que les pays développés font des progrès sur le plan du financement climatique, et des éléments indiquent que cette tendance à la hausse se poursuivra. Les banques multilatérales de développement font état d’une hausse significative de leurs financements climatiques en 2018, que nous analyserons dès que nous disposerons des données détaillées au niveau des activités », précise M. Gurría.

Le volume de financements climatiques consacrés à des activités d’adaptation a atteint 13.3 milliards USD en 2017, contre 9.1 milliards USD en 2013, si bien que l’adaptation représente aujourd’hui 19 % du total des financements climatiques, contre 17 % en 2013. La part des financements climatiques consacrée à des activités d’atténuation était, quant à elle de 73 % en 2017, contre 76 % en 2013, le reste étant utilisé pour des activités transversales.

S’agissant des financements climatiques publics, le ratio dons sur prêts a affiché une relative stabilité sur la période comprise entre 2013 et 2017. Les dons constituaient plus d’un tiers des financements bilatéraux et environ 10 % des financements multilatéraux, tandis que les prêts représentaient 60 % des financements bilatéraux et près de 90 % des financements multilatéraux. En 2016‑17, la proportion de dons dans les financements climatiques publics était plus élevée pour les pays les moins avancés (36 %) et les petits États insulaires en développement (54 %) que pour les pays en développement dans leur ensemble (24 %).

La composante privée des financements climatiques correspond à des financements privés ciblant des projets climatiques mobilisés grâce à des instruments de financement publics déployés par des pays développés. Il peut s’agir d’investissements dans des entreprises ou des entités à vocation spéciale, de garanties, de lignes de crédit, de prêts syndiqués ou de dispositifs de cofinancement. La composante publique des financements climatiques comprend des financements climatiques bilatéraux et multilatéraux imputables à des pays développés. Les crédits à l’exportation liés au climat bénéficiant d’un soutien public sont pris en compte comme une composante distincte.

Le financement climatique fera partie des sujets abordés lors du prochain Sommet de l’Organisation des Nations Unies sur le climat à New York ainsi que dans la période préparatoire des négociations climatiques pour la COP 25 à Santiago du Chili.


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Pour de plus amples informations, les journalistes sont invités à contacter Catherine Bremer, de la Division Relations publiques et médias de l’OCDE (+33 1 45 24 97 00).

 

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