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Norvège

Etude économique de la Norvège 2005

 

Publiée le 8 août 2005

Une Etude économique est publiée tous les  1½ à 2 ans pour chaque pays membre de l'OCDE. 

Lire plus sur la préparation des Etudes.

Le texte ci-dessous présente le résumé des évaluations et des recommandations de l'OCDE.

Résumé

La reprise économique en Norvège se poursuit à un rythme soutenu après la phase de ralentissement de 2002-2003. Des taux d'intérêt peu élevés, des gains de productivité induits par la concurrence, des investissements considérables dans un secteur pétrolier en pleine expansion, des termes de l'échange plus favorables et une politique macroéconomique expansionniste en sont les principaux moteurs. L'inflation est faible et les apports de main-d'œuvre, en termes d'heures ouvrées, augmentent rapidement. La croissance devrait rester vigoureuse jusqu'à la fin de l'année et, peut-être, en 2006.

Adopter une orientation macroéconomique plus neutre

L'inflation reste nettement inférieure à l'objectif et les capacités ne sont pas encore pleinement utilisées, mais la faiblesse de l'inflation s'explique en partie par des prix à l'importation peu élevés ou en diminution, et non par un manque de dynamisme de la demande intérieure. Une croissance soutenue pourrait déboucher sur une surchauffe, surtout si les investissements pétroliers continuent d'augmenter fortement, encore que la demande étrangère présente un risque de dégradation. Il serait donc souhaitable que la Norges Bank adopte progressivement une orientation plus neutre. Sur le plan budgétaire, les écarts récemment observés par rapport à l'objectif de 4% de la règle budgétaire sont importants. Pour préserver la crédibilité de la règle budgétaire et le dynamisme de l'économie, il faudrait que les transferts en provenance du Fonds pétrolier cessent d'augmenter en 2006, voire qu'ils diminuent.

Encourager un effort de travail plus intense

Bien que les taux d'activité soient relativement élevés, de nombreux Norvégiens sont en congé de maladie ou bénéficient d'une pension d'invalidité, et cette situation ne semble pas être directement liée à des indicateurs de l'état de santé global. Des réformes devraient être mises en œuvre pour rendre plus rigoureux les critères d'admission au bénéfice de ces programmes, afin d'encourager un prompt retour à l'emploi après un congé de maladie et à axer les programmes de réadaptation sur une réinsertion plus rapide. Le régime de préretraite privé AFP est aussi un mécanisme qui encourage fortement la cessation anticipée d'activité,  et il n'y a pas de raison de maintenir des subventions publiques en faveur d'un régime si généreux dans un système de retraite réformé, sauf pour les travailleurs ayant occupé des emplois pénibles pendant de longues années.

Mettre en œuvre les réformes du système de retraite et se préparer à faire face aux pressions budgétaires qui vont s'exercer dans d'autres domaines

Les dépenses de retraite du Système national d'assurance sont aujourd'hui équivalentes à 9 pour cent du PIB et pourraient doubler d'ici au milieu du siècle. Compte tenu des réformes proposées par le gouvernement, qui visent à établir un lien plus étroit entre les pensions de retraite et le revenu au cours de la vie active, les travailleurs seraient encouragés à différer leur départ en retraite. Néanmoins, les dépenses pourraient encore augmenter de 7 points de PIB. Les recettes tirées du Fonds pétrolier ne permettront de financer qu'une petite partie des augmentations prévisibles des dépenses publiques, même si les prix du pétrole sont plus élevés et si les réformes des retraites sont intégralement mises en œuvre. Il importe donc de mettre un frein à la croissance des dépenses publiques dans d'autres domaines, notamment lorsqu'elles ont un effet dissuasif sur l'effort de travail ou qu'elles se soldent par des augmentations d'impôts.

Lire aussi ECO Document de travail 480 Le défi du vieillissement en Norvège: assurer un système de retraite et de protection sociale soutenable

Le secteur de la santé offre des services de meilleure qualité mais il est coûteux

Les réformes récemment mises en œuvre ont induit une hausse des niveaux de traitement et les citoyens reconnaissent que le service s'est amélioré. Cependant, le volume des services offerts s'est accru dans de plus fortes proportions que prévu, et les rémunérations de certains professionnels de la santé ont fortement augmenté à la suite des réformes. La rationalisation des activités hospitalières ne s'est pas encore traduite par des économies notables, et la sensibilisation aux coûts du système de santé est encore insuffisante. Il serait sans doute souhaitable de revenir sur la décision récente d'accroître la proportion du financement en fonction du système des groupes homogènes de malades, de relever le niveau de la participation financière des patients et d'inciter davantage les généralistes à ne pas prescrire de traitements coûteux.

Lire aussi ECO Document de travail 481 l'équilibre entre qualité de soins et maîtrise des coûts: le cas de la Norvège

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La Synthèse (en pdf) contient les évaluations et recommandations de l'OCDE. Pour consulter l'édition complète de l'Etude économique de l'OCDE de la Norvège 2005:

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Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau Norvège du Département des affaires économiques de l'OCDE à webmaster@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Alexandra Bibbee, Benoît Bellone et Flavio Padrini sous la direction de Nick Vanston.

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