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La cohérence des politiques pour le développement durable

"En quête de résultats - des politiques cohérentes au service du développement": rencontre des points de contact pour la cohérence des politiques au service du développement, 8 juin 2009

 

 

 Regardez le débat à haut niveau.

 

Compte rendu succint

 

Cette réunion à laquelle prennent part de nombreux participants, notamment des représentants de pays en développement, est axée sur deux questions : comment remédier aux problèmes de développement de manière cohérente, et comment élaborer des outils permettant de mesurer les progrès accomplis en termes de cohérence des politiques.


Les débats sur la résolution des problèmes de développement sont animés par Dambisa Moyo, qui souligne que les gouvernements africains doivent fournir des services à leurs populations, et ne pas se reposer sur les donneurs. Elle note que les opérations d'aide qui ont été couronnées de succès par le passé (telles que le plan Marshall) ont été brèves, intenses et circonscrites. Or, les opérations actuelles d'aide semblent illimitées. Des participants soulignent que ce qui compte, c'est la manière dont les ressources financières sont fournies aux pays en développement. La cohérence des politiques est un facteur de résilience au sens où elle assure la pérennité des flux d'aide alors que l'investissement direct étranger (IDE), les envois de fonds et les autres flux financiers à destination des pays en développement diminuent en raison de la crise économique mondiale. Le meilleur résultat que puisse donner l'aide est d'inciter les pays bénéficiaires à faire les bons choix.


S'agissant des questions d'ordre plus général liées à l'action publique, il est souligné que la « croissance verte » est essentielle pour remédier aux problèmes de développement sur le long terme. La croissance verte s'impose aux pays en développement comme aux pays développés. L'OCDE souligne que la crise offre l'occasion de rendre nos économies plus respectueuses de l'environnement en réévaluant les politiques environnementales actuelles. Elle est plus viable non seulement sur le plan environnemental, mais aussi sur le plan économique, dans la mesure où cette croissance verte favorise l'investissement plutôt que la consommation. Elle permet également de décentraliser la production d'énergie et de renforcer la sécurité énergétique, contribuant du même coup à réduire la pauvreté. Mettre l'investissement au service du développement en aidant les pays en développement à améliorer leurs cadres d'action afin d'attirer des investissements privés et internationaux constitue un des autres objectifs de l'OCDE. Les participants conviennent que la résolution des problèmes de développement passe par des politiques globales allant au delà de l'aide. Les ressources et politiques nationales ainsi que le secteur privé jouent un rôle clé en tant que moteurs de la croissance et du développement.


L'élaboration d'outils d'évaluation des progrès accomplis par les pays en matière de cohérence des politiques contribuerait à renforcer la cohérence des politiques au service du développement (CPD). Le rapport préparé pour la réunion porte sur la méthodologie à employer pour évaluer la compatibilité ou la convergence des politiques d'aide et des autres politiques. L'accent est mis sur les politiques des donneurs. Des études de cas, des exercices de modélisation et des données d'expérience nationales sont présentés en vue de l'examen de différentes possibilités d'outils d'évaluation (notamment comparative). Il est souligné que, pour commencer, l'accent pourrait être mis sur des dispositifs ex ante, tels qu'une liste de référence internationale des meilleures pratiques permettant d'examiner les répercussions potentielles sur les pays en développement des politiques des pays de l'OCDE avant leur lancement. L'utilisation des outils d'étude d'impact existants dans un cadre convenu d'évaluation de la CPD permettrait de promouvoir la transparence, et de favoriser l'apprentissage entre pairs et la pression des pairs. Cela pourrait ensuite déboucher sur un processus systématique de suivi et d'évaluation comparative – un élément jugé également important, mais difficile à mettre en place. L'importance de l'implication de toutes les parties prenantes – ministères d'exécution, société civile, groupes de réflexion, etc. – est soulignée, ainsi que la nécessité d'une analyse solide fondée sur des données probantes. Une analyse par secteur est encouragée, dans la mesure où elle contribuera à rendre la CPD moins abstraite. Il est proposé d'étudier la possibilité d'inclure les résultats substantiels obtenus au niveau sectoriel en matière de CPD, outre les progrès accomplis dans la promotion de mécanismes institutionnels, dans les examens par les pairs réalisés par le Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE.


Les participants se voient présenter un bilan des travaux relatifs à la CPD concernant les mesures non tarifaires et les technologies de l'information et de la communication (TIC).

 

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