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Indicateurs, modélisation et perspectives sur l'environnement

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    regardons les chiffres

    Le Panorama de l’environnement 2015 observe que de nombreux pays de l’OCDE ont su réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et qu’une partie d’entre eux a accru la part des renouvelables dans les approvisionnements énergétiques, amélioré la gestion des déchets ou rendu la gestion de l’eau plus efficiente grâce à l’innovation.

    Données à l’appui, il montre qu’il est possible de découpler la consommation de ressources naturelles, la production de déchets ou les émissions atmosphériques de la croissance économique. Ces évolutions positives s’expliquent tout à la fois par l’essor du secteur des services et la délocalisation d’activités de production polluantes et grosses consommatrices de ressources qui l’a accompagné, par l’action des pouvoirs publics et par le progrès technique. La crise économique a également contribué à alléger certaines pressions pesant sur l’environnement.

    Il existe ainsi une importante marge de progression en ce qui concerne la protection de l’air et du climat, la modification des modes de consommation d’énergie, la gestion des déchets et des matières, la préservation de la biodiversité et du patrimoine naturel et l’application de politiques plus intégrées – autant de domaines essentiels pour la croissance verte et le développement durable. Beaucoup d’évolutions positives demeurent marginales et la cohérence des politiques laisse encore trop souvent à désirer, ce qui nuit aux efforts de lutte contre les effets dommageables exercés sur l’environnement. 

    (quelques) chiffres-clés


    Si de nombreux pays affichent un découplage relatif entre les prélèvements d’eau et la croissance du PIB, les ressources en eau douce sont soumises à un stress moyen à élevé dans un tiers des pays, et beaucoup de pays doivent faire face à des pénuries d’eau locales ou saisonnières. Le changement climatique pourrait aggraver encore ces pénuries, y compris dans les pays bénéficiant d'un approvisionnement en eau fiable. 
     

    La production de déchets municipaux a ralenti au cours des années 2000. En moyenne, une personne vivant dans la zone OCDE produit 520 kg de déchets par an, soit 30 kg de moins qu’en 2000, mais toujours 20 kg de plus qu’en 1990. Bien que les déchets soient de plus en plus réintroduits dans l’économie via le recyclage, la mise en décharge demeure le mode d’élimination privilégié dans la moitié des pays de l’OCDE.


    Le recours aux taxes liées à l’environnement progresse mais demeure limité par rapport à la fiscalité du travail. Les recettes ainsi dégagées représentaient environ 1.6 % du PIB en 2013. Ces prélèvements sont dominés par les taxes sur l’énergie (69 %) ainsi que sur les véhicules automobiles et les transports (28 %). La variation des taux d’imposition de l’énergie, la divergence des signaux-prix, le faible taux de taxation des combustibles à fort impact environnemental et les exonérations dont bénéficient les produits énergétiques utilisés dans certains secteurs entravent la transition vers une économie sobre en carbone.

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