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Centre de développement

Un nouveau rapport propose des pistes pour accélérer la construction d’infrastructures de qualité en Afrique

 

En 2050, l’Afrique comptera 2.5 milliards d’habitants, soit près de deux fois plus qu’aujourd’hui. Face à ce bouleversement, le continent doit de toute urgence accélérer la construction d’infrastructures (routes, ponts, réseaux d’énergie, ouvrages hydrauliques, réseaux numériques, etc.) tout en veillant à leur qualité, selon un nouveau rapport publié par le Centre de développement de l’OCDE et le Centre Africain pour la Transformation Économique (ACET,) en partenariat avec l’AUDA-NEPAD, Agence de Développement de l'Union Africaine.

 

Selon Des infrastructures de qualité pour l’Afrique du 21ème siècle, les modèles économiques habituels de réalisation de projets n’ont pas réussi à fournir les services d’infrastructures que requiert la dynamique de la croissance démographique et de l’urbanisation à l’œuvre en Afrique. Trente, voire quarante, années peuvent s’écouler entre la conception et l’achèvement d’un projet élémentaire, au terme desquelles les infrastructures mises en place ne correspondent plus aux besoins de la population et de l’économie.

 

Pour atteindre les objectifs de développement inscrits dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine, renforcer les chaînes de valeur régionales et locales, et créer davantage d’emplois pour les populations urbaines et rurales, les gouvernements des pays africains doivent renouveler la manière de gérer ces projets, conclut le rapport. Par exemple en faisant en sorte que les investissements dans les infrastructures soient plus rapides et moins fastidieux.

 

Cela suppose de remédier aux lacunes des deux principales approches de leurs partenaires financiers et techniques : celle qui vise à aider à renforcer le cadre institutionnel parallèlement à la construction de l’infrastructure, et celle qui a pour objet de développer les infrastructures rapidement, la mise en place des institutions étant considérée comme une question locale et évolutive. 

 

Sur la base d’une évaluation des causes de retards dans le déroulement des projets d’infrastructure en Afrique (dont les limites des capacités institutionnelles et la multiplicité des normes réglementaires et techniques), deux grands mécanismes sont proposés dans le rapport en vue d’accélérer la préparation, le financement et la mise en œuvre :

  • Étendre le label qualité du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA) afin de certifier la qualité des infrastructures ;
  • Créer une plateforme pour améliorer l’apprentissage entre pairs en temps réel et la mise en commun des bonnes pratiques dans les métiers des infrastructures en Afrique.

 

Les recommandations seront prises en considération dans le Programme 2021‑30 pour le développement des infrastructures en Afrique. 

 

Le rapport doit son élaboration au 18e Forum économique international sur l’Afrique, tenu à Paris en 2018, lors duquel M. Nana Akufo‑Addo, Président du Ghana, a appelé le Centre de développement de l’OCDE et

 

l’ACET à établir ensemble une plateforme technique pour faciliter le dialogue sur l’optimisation de la construction d’infrastructures de qualité en Afrique, son accélération et son intensification. La  présentation du rapport dans le cadre d’un événement en ligne, le 9 juillet, sera le point d’orgue de la première phase de cette collaboration. Une deuxième phase suivra.

 

 

Le rapport a été établi avec le soutien de l’Agence Allemande de Coopération Internationale (GIZ), au nom du ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ).

 

Réseaux sociaux : @OECD_Centre et @AcetforAfrica.

 

Les journalistes sont invités à contacter Bochra Kriout, au Bureau de presse du  Centre de développement de l'OCDE (tél. : +33(0) 1 45 24 82 96 ; email : [email protected]), et Belinda Ayamgha, Coordinatrice de la Communication à l’ACET ([email protected], tél. : +233 26 81 82 817).

 

 

 

 

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