Réunion des Membres du Conseil en présence du Chef de Cabinet de la Présidence du Brésil, M. Walter Braga Netto, et du ministre des Affaires étrangères, M. Ernesto Araujo

 

Allocution de M. Angel Gurría,

Secrétaire général de l’OCDE

Paris, France, 26 novembre 2020

Monsieur le Ministre Braga Netto, Monsieur le Ministre Araújo, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, chers collègues,

J’ai le plaisir, M. Braga Netto et M. Araújo, de vous souhaiter la bienvenue à cette réunion des Membres du Conseil. Sous votre conduite, le Cabinet civil de la Présidence et le ministère des Affaires étrangères ont été les chevilles ouvrières de la coopération que votre pays entretient avec notre Organisation.

Monsieur Braga Netto, depuis que vous avez pris vos fonctions à la tête de la si importante Casa civil, au début de cette année, vous agissez en véritable ami de l’OCDE. La manière dont vous avez dirigé le Conselho Brasil-OCDE, cet organisme chargé de la coordination entre les ministères brésiliens et l’OCDE, témoigne de la valeur stratégique que vous accordez au partenariat qui nous lie.

Quant à vous, Monsieur Araújo, vous êtes, vous aussi, un ami de l’OCDE, et son champion de longue date, notamment en tant que co-Président du Programme régional de l’OCDE pour l’Amérique latine les Caraïbes. Désormais chargé de diriger la politique extérieure de votre pays, vous avez poussé notre coopération en tête des priorités du gouvernement du président Bolsonaro, et nous en sommes très honorés.

Messieurs, vous avez travaillé inlassablement, dans différents domaines d’action, pour que le Brésil se rapproche des normes notre Organisation. Ainsi, le nouveau projet conjoint destiné à mettre les politiques nationales en conformité avec l’acquis environnemental de l’OCDE porte le témoignage éloquent des efforts que le gouvernement brésilien est prêt à consentir. Vous avez également prêté votre concours au lancement des rapports Going Digital in Brazil et Telecommunication and Broadcasting Reviews of Brazil, consacré à un secteur d’activité déterminant pour l’inclusion et la durabilité.

Dernièrement, lors de la Réunion du Conseil au niveau des Ministres, vous souligniez que l’adhésion du Brésil à l’OCDE allait non seulement « favoriser l’adaptation des politiques nationales sur le modèle des meilleures pratiques ayant cours dans le domaine socioéconomique et environnemental », mais encore « donner à l’OCDE un rayonnement et un retentissement plus grands au moment même où l’économie mondiale est à la croisée des chemins ». Je ne peux que partager ce point de vue.

Le Brésil est lié à l’OCDE par une relation de coopération solide et ancienne qui remonte à 1994, année de son adhésion au Centre de développement.

Votre pays, qui est le plus investi des cinq pays Partenaires clés de l’Organisation, s’est conformé aux exigences du « Cadre pour l’examen de Membres potentiels », adopté par le Conseil en 2017. Il est d’autre part présent dans 39 organes de l’OCDE et a adhéré à 93 de ses instruments juridiques, soit plus d’un tiers de son acquis.

Il a réalisé des progrès remarquables à l’égard de questions délicates, comme peut l’être celle des prix de transfert, grâce à un projet sur quatre ans mené avec la Receita Federal, le Service des recettes fiscales fédérales, et le concours du Royaume-Uni. Le processus d’adhésion aux Codes de libération est par ailleurs en bonne voie.

À l’heure où nous mobilisons nos forces, individuellement et collectivement, pour faire face aux défis sanitaires, économiques et sociaux inédits suscités par la pandémie de COVID-19, ce partenariat est plus important que jamais.
La crise a frappé durement le Brésil. Le gouvernement a réagi promptement par un ensemble de mesures. Ses efforts ont protégé des millions de foyers vulnérables, notamment ceux privés d’emploi formel et de protection sociale, ainsi que les PME.

La contraction de l’économie brésilienne en 2020 devrait être inférieure aux 6.5 % que nous escomptions au mois de septembre, et nettement moindre que les 9 % attendus pour toute l’Amérique latine.

Le Brésil, à l’instar des autres pays, doit faire en sorte que la reprise soit inclusive, durable et verte. Son gouvernement doit poursuivre son programme ambitieux, fort du succès de la réforme des retraites destinées à améliorer la viabilité des finances publiques et l’efficacité des dépenses publiques. Il conviendrait aussi que le Brésil prenne des mesures pour favoriser la productivité et le jeu de la concurrence, pour alléger les charges liées à la réglementation et simplifier la fiscalité, et pour stimuler le commerce extérieur.

Messieurs, la crise du COVID-19 a démontré l’importance de la coopération internationale. Ensemble, nous sommes meilleurs ; ensemble, nous sommes plus forts. Notre avenir dépend de notre capacité de collaborer, de communiquer et d’apprendre les uns des autres. L’OCDE se tient prête à œuvrer aux côtés de ses amis brésiliens pour reconstruire sur de meilleures bases. Nous vous remercions de la confiance que vous lui témoignez, et nous ne doutons pas que vous continuerez à guider les efforts de votre pays pour se conformer aux pratiques internationales qui font référence.

Messieurs, sans autre forme de procès, je vous laisse la parole.

 

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