En pratique

Un réseau mondial de centres régionaux pour la promotion de l’énergie durable

Messages clés

Pour soutenir un bien mondial avec des ressources limitées, l’Autriche a noué un partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et les organisations économiques régionales et leurs États membres en vue de créer des Centres régionaux pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (CREEE). Ces centres fournissent des services techniques et consultatifs pour accélérer la transition énergétique à travers le monde. Leur succès et leur viabilité dépendent de la volonté politique, de l’engagement et de l’appropriation des pays participants au cours du processus de transition.

Difficulté

Mot-clésEnvironnement et climat, Pauvreté et inégalité, Institutions multilatérales, Biens et défis mondiaux

Partenaire cléAutriche

Dernière mise à jour30 août 2021

Télécharger PDF

La promotion de l’accès aux sources d’énergie durables et le renforcement du déploiement des technologies d’énergies renouvelables et de l’amélioration de l’efficacité énergétique constituent une contribution importante à la lutte contre le changement climatique, à la protection de l’environnement et à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Cela nécessite un environnement propice aux entreprises et des cadres réglementaires adaptés pour encourager la participation et les investissements du secteur privé, ainsi qu’une coopération entre les États pour relever les défis régionaux et communs. La coopération autrichienne pour le développement ne peut à elle seule soutenir directement la transition énergétique durable dans les pays en développement à l’échelle mondiale. En outre, de nombreux pays en développement ont considéré que le concept de centres régionaux pour les énergies durables étaient hors de portée sur le plan financier.

Approche

L’Autriche a privilégié une approche multilatérale-bilatérale qui s’appuie sur la coopération régionale existante, tirant ainsi parti des institutions et cadres existants et en les renforçant. En collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), la Coopération autrichienne pour le développement a noué un partenariat avec les communautés économiques régionales telles que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), en vue d’établir des Centres régionaux pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (CREEE), dont sept ont bénéficié d’un soutien financier de l’Autriche. Ces centres visent à créer un environnement favorable et à soutenir la mise en œuvre de politiques et de technologies en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique. Pour donner le coup d’envoi des centres, l’Autriche :

  • a apporté un soutien financier initial sous forme de subventions pour soutenir la phase de démarrage des centres et de leurs plans de travail annuels

  • a contribué à l’identification des pays d’accueil pour les centres régionaux

  • a contribué à l’élaboration des politiques pertinentes et a fourni des conseils politiques et techniques pour encadrer la mise en place des centres

  • a facilité la participation d’autres parties prenantes internationales telles que la Commission européenne, la Banque mondiale, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), l’Espagne, la Suède, l’Allemagne et d’autres partenaires de la coopération pour le développement

  • a détaché des experts, en s’appuyant sur l’expertise autrichienne en matière d’énergie durable.

Le Réseau mondial des centres régionaux pour les énergies durables est hébergé par l’ONUDI à Vienne pour promouvoir les partenariats multipartites Sud-Sud et triangulaires. Cette démarche s’inscrit dans le droit fil des efforts déployés par l’Autriche pour faire de Vienne une plateforme de diplomatie énergétique internationale.

Résultats

Ces centres sont devenus des institutions régionales pertinentes. Ces centres sont hébergés par des institutions ou des États membres dans les régions respectives, bénéficient d’un soutien de haut niveau de la part des ministères de l’énergie et sont bien reliés aux niveaux régional et international.

Ces centres répondent aux besoins des administrations nationales. Ces centres fournissent des conseils techniques et stratégiques et mènent des activités concrètes de mise en œuvre, soutiennent la coordination régionale ainsi que la promotion de l’investissement et de l’entrepreneuriat, et facilitent l’échange de connaissances et le renforcement des capacités, par exemple au moyen de programmes de formation et d’information à court terme. Pour maximiser les avantages, ils facilitent également l’intégration d’autres programmes de développement dans les initiatives régionales existantes.

Malgré des progrès, la viabilité financière n’a pas encore été atteinte. La plupart des centres mobilisent activement des ressources, génèrent des revenus en fournissant des services payants, ou ont réussi à obtenir le soutien d’autres partenaires bilatéraux grâce à leurs bons résultats. Cependant, la plupart des centres dépendent encore largement des contributions financières des partenaires de la coopération internationale. Dans certains cas, la législation nationale ne permet pas l’établissement de budgets communaux (régionaux).

Enseignement dégagé

  • Avantages d’une approche multilatérale-bilatérale. Le soutien financier et politique de l’Autriche a fourni des ressources essentielles et a facilité la participation d’autres partenaires du développement. Les bureaux locaux de coordination de la Coopération autrichienne pour le développement ont contribué au dialogue entre les parties prenantes locales. L’accès aux décideurs politiques et la réactivité de l’ONUDI garantit la continuité des opérations en cas de difficultés.

  • Gérer des contextes géographiques variés : chaque processus est piloté par les communautés économiques régionales et leurs États membres, avec des approches différentes de la coopération transfrontalière. Il convient de gérer les défis résultant de la participation et du suivi dans les régions reculées, des niveaux différents de leadership et de compétences, et des intérêts des différents partenaires du Comité d’aide au développement (CAD) et des partenaires non membres du CAD dans les régions.

  • Un modèle évolutif permet une expansion fondée sur des ressources limitées : l’élaboration d’un modèle et son application flexible dans différents contextes régionaux ont permis à l’Autriche et à l’ONUDI de concentrer leur soutien sur la création et la mise en place des centres, en mobilisant des ressources limitées à l’échelle mondiale.

  • L’appropriation régionale est essentielle mais reste difficile : les États membres sont parvenus à obtenir un soutien et un financement locaux ou régionaux qui varient selon les régions. Il est essentiel de mettre en évidence la valeur ajoutée de ces centres pour créer une appropriation.

Informations supplémentaires

ADA, Sustainable Energy, https://www.entwicklung.at/en/themes/water-energy-and-food-security/sustainable-energy.

ONUDI, Réseau mondial de centres régionaux pour les énergies renouvelables, https://www.gn-sec.net.

Ressources de l’OCDE

OCDE (2020), OECD Development Co-operation Peer Reviews: Austria 2020, Examens de l'OCDE sur la coopération pour le développement, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/03b626d5-en.

Pour en savoir plus sur la coopération autrichienne pour le développement, voir :

OCDE (2021), « Autriche », dans Les profils de coopération au développement, OECD Publishing, Paris, https://doi.org/10.1787/5b89326c-fr.

TwitterFacebookLinkedInEmail