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La croissance et le développement économiques sont indissociables d’une saine gestion des ressources de l’environnement. Ce sont les pays et les populations les plus pauvres qui sont le plus tributaires de ces ressources et qui pâtissent donc le plus de leur dégradation.
- Dans les pays à faible revenu, les ressources liées à l'environnement procurent environ 25 % de la richesse totale (contre moins de 4 % seulement dans les pays de l'OCDE) ; par exemple, plus d'un milliard de personnes dans le monde tirent leur subsistance des ressources forestières.
- On estime que sur les 24 services essentiels fournis par les écosystèmes, tels que l'approvisionnement en nourriture et en eau de qualité, la lutte contre les maladies et la régulation du climat, 15 sont d’ores et déjà en train de se détériorer.
- Faute d’un approvisionnement en eau, d’un assainissement et de conditions d’hygiène convenables, l’eau insalubre est responsable de 3.1 % des décès dans le monde (et de 3.7 % de la charge mondiale de morbidité). Plus de 99 % des victimes succombent dans les pays en développement.
- Surexposées à une pollution atmosphérique et hydrique aiguë et aux déchets, y compris dangereux, les populations urbaines pauvres ne peuvent échapper aux effets négatifs de l’urbanisation.
- Dans les pays en développement, 20 % de la baisse de l'espérance de vie est imputable à des causes environnementales.
Les problèmes environnementaux de portée mondiale, tels que le changement climatique, l’appauvrissement de la biodiversité, et la désertification, ont d'importantes conséquences pour la réalisation de nombreux objectifs de développement : l’atténuation de la pauvreté, l’amélioration de l’accès à l’éducation de base, l’équité entre les sexes, la diminution de la mortalité juvénile, l’amélioration de la santé maternelle et l’éradication de bon nombre de maladies sont étroitement liées à un environnement salubre.
Il existe de nombreuses synergies entre la poursuite du développement et la protection de l'environnement. Des politiques intégrant ces deux objectifs sont déjà appliquées de façon limitée par les gouvernements, mais elles doivent être amplifiées et élargies. S’il est clairement primordial que des initiatives soient prises au niveau national dans les pays en développement, la coopération pour le développement a un rôle important à jouer afin d’appuyer ces efforts.
La réunion ministérielle est venu à point nommé car elle a permis de débattre des interactions entre pauvreté et dégradation de l’environnement, de même que des possibilités d’établir des stratégies gagnantes pour tous afin de faire face à ces deux problématiques. Les ministères et organismes de coopération pour le développement et de protection de l’environnement des pays de l’OCDE ont unis leurs forces pour établir un partenariat avec les pays en développement en vue d’intégrer les facteurs environnementaux dans les politiques de développement national et les stratégies de lutte contre la pauvreté. Les réalisations de cette réunion ont inclus la mise sur pied d’un cadre concerté pour une action commune, et d’un programme concret pour l’intégration de l’adaptation au changement climatique dans la coopération pour le développement.
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