Zones écologiques

 

L’Afrique de l’Ouest comporte quatre zones écologiques aux potentialités contrastées :

Zone saharienne | Sahel | Zone des savannes soudaniennes | Zone forestière

 

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  La zone saharienne

La zone saharienne désertique et très peu peuplée a progressivement perdu l’importance qui était la sienne avant la colonisation ; importance liée au commerce trans-saharien et au dynamisme des villes « ports du désert » qu’étaient, par exemple, Tombouctou, Gao ou Agadez. On note cependant un renouveau des relations commerciales et humaines trans-sahariennes.

  Le Sahel

Le Sahel a été le berceau de brillantes civilisations et d'empires qui ont laissé, dans sa partie méridionale, des pôles de peuplement denses et anciens (le long d’une ligne reliant les capitales des pays sahéliens) qui comptent aujourd’hui parmi les zones rurales les plus peuplées de la région. Les potentiels agricoles relativement faibles sont en partie compensés par les grands aménagements hydro-agricoles des vallées du Sénégal et du Niger. C’est la zone qui a payé le plus lourd tribut aux grandes sécheresses des années 1970 et 1980. Jadis principale région d’élevage de l’Afrique de l'Ouest, elle a vu une grande partie de ses troupeaux descendre plus au Sud. Cette zone connaît maintenant un développement des systèmes agro-pastoraux et une certaine forme d'intégration de l’agriculture et de l’élevage. Au même titre que la zone saharienne, elle a été au cours des dernières décennies une zone d’émigration nette.

  La zone des savannes soudaniennes

Cette zone, relativement épargnée par les crises climatiques, dispose de potentiels agricoles importants. Elle connaît une forte progression de l’intégration de l’agriculture et de l’élevage. La culture du coton y a provoqué des mutations agricoles significatives. La zone des savannes soudaniennes est la première région de production de céréales (mil, sorgho mais également, de plus en plus, maïs), de fruits et de légumes ; elle est aussi devenue la principale région d’élevage. Elle a, en outre, bénéficié du programme de lutte contre l’onchocercose qui a libéré des centaines de milliers d’hectares de terres fertiles dans les vallées du Sud des pays sahéliens et du Nord des pays côtiers. Cette zone est aujourd’hui relativement peu peuplée au regard de son potentiel. Encore peu urbanisée, celle-ci connaît cependant une forte croissance de son réseau urbain. Si elle a subi une émigration nette au cours des dernières décennies, elle pourrait à l’avenir se transformer en zone d’accueil.

  La zone forestière

La zone forestière rassemble les principaux pôles de croissance urbaine dans les pays côtiers et leur arrière-pays immédiat. Les conditions écologiques et la proximité du littoral y ont favorisé le développement des cultures de rente, dites tropicales, destinées à l’exportation, soit en plantations agro-industrielles (hévéa, palmier à huile, banane, ananas), soit en cultures paysannes (café, cacao). Symbole du développement « extraverti », c’est la zone qui a connu la plus forte croissance démographique et économique au cours des dernières décennies. Les flux migratoires nets qui y ont été enregistrés, se poursuivront sans doute à l’avenir mais probablement pas avec la même intensité en raison de la forte contrainte foncière, des problèmes de gouvernance, des conflits internes et à caractère régional, des difficultés économiques qui affecteront sa capacité d’absorption. Comme démontré par les travaux du SCSAO en 2003, les flux migratoires importants et involontaires liés aux conflits violents se poursuivront dans cette zone, si ils persistent.

> en savoir plus : Zone écologique fragile des pays du Sahel (5,8 Mb)

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INTÉGRATION RÉGIONALE

Atlas Web de l'Intégration Régionale

L’atlas a pour objectif d’améliorer la compréhension générale des dynamiques d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest et de faciliter la construction d’un espace régional.