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Green growth and sustainable development

Conference of Paris: Making Globalisation Inclusive and Sustainable: An Urgency

 

Opening Remarks by Angel Gurría

OECD Secretary-General

13 November 2019 - Paris, France

(As prepared for delivery) 

 

 

Cher Nicholas, je souhaiterais tout d’abord te remercier chaleureusement pour tes paroles. Je tiens aussi à remercier Monsieur Tijjani Muhammad-Bande, président de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui nous accompagne aujourd’hui pour l’ouverture de cet important forum.


Chers amis, l’OCDE est ravie d’accueillir, pour la troisième année consécutive, cette Conférence de Paris. Cet évènement nous offre une opportunité privilégiée pour discuter des défis de notre temps, ainsi que pour essayer de trouver ensemble des solutions concrètes contre le ralentissement économique et l’urgence climatique ; mais aussi pour l’investissement et l’innovation, la réinvention de nos espaces urbains, ou encore une meilleure utilisation de la finance comme acteur de développement long terme.


En clair, renforcer, promouvoir et apprendre à gérer un nouveau modèle économique et social plus inclusif et durable.

 

Une dégradation des perspectives économiques mondiales

Depuis notre première édition de la Conférence de Paris en 2017, nous assistons à une détérioration des perspectives économiques mondiales. Celles-ci se font de plus en plus fragiles et incertaines, avec la croissance du PIB prévue de s’abaisser à une moyenne de 2,9% en 2019 et de 3% en 2020. Ce sont les chiffres les plus faibles depuis la crise financière, et nous ne sommes pas les seuls à faire ce constat. D’autres organisations internationales ont aussi largement revu leurs projections à la baisse, et les prochaines perspectives économiques de l’OCDE, publiées la semaine prochaine, confirment aussi ce scénario.


Notre analyse est simple: la persistance et l’intensification des tensions commerciales érodent la confiance générale. Les restrictions commerciales ont perturbé les chaînes de valeur mondiales, entraînant une baisse de la production et des investissements. Par exemple, la croissance globale de l'investissement dans les économies du G20 a chuté d'un taux annuel de 5% début 2018 à seulement 1% au premier semestre de 2019.


Les tensions géopolitiques exacerbent d’autant plus ce scénario et le diagnostic est clair : l'incertitude pèse lourdement sur l'économie mondiale. La montée des inégalités s’accélère et cause des dégâts sérieux. L'Amérique latine est en colère. L'Afrique et le Moyen-Orient font face à une multitude de problèmes. L’Europe est aux prises avec le Brexit. Même les relations transatlantiques sont remises en question. Et d’une manière générale, la méfiance envers les institutions ne cesse de croître.


En plus de tout cela, la taille de la dette de faible qualité est particulièrement inquiétante: 500 milliards USD d'obligations d’entreprise ont été émises à peine au-dessus du statut de « junk bonds » l'année dernière à travers le monde. Les mauvaises nouvelles pourraient déclencher une cascade de déclassements et de lourdes pertes pour certains investisseurs.

 

The answer: inclusive and sustainable globalisation that works for all

So what can we do? Here at the OECD, we have been advocating for many years what the theme of today’s Conference is stating: either we make globalisation more inclusive, more sustainable, more human, or we run the risk of a systemic collapse. We averted it in 2008-2009, when G20 leaders came together because they understood the risks we were confronting. Have we learnt the lesson, ten years later? For us, the solution is inclusive and sustainable globalisation, a globalisation that works for all. Let me tell you what we mean by this.


First, inclusive and sustainable globalisation means opportunities for all. It means putting an end to the widening inequalities which dilute the social glue that binds our communities. We have documented how inequalities have dramatically grown in just one generation. The income gap between the top and the bottom deciles in OECD countries went up from 7 to almost 10 times, since the 1980s. The richest 10% own 85% of global wealth, while the bottom half own less than 1%. But inequalities go beyond income and wealth: they speak the language of age, the language of gender, the language of race. Either we tackle this, decisively, or we will confront more barriers, more protectionism, more populism and more unexpected and unmanageable electoral results, which pose a threat to our democracies.


Second, inclusive and sustainable globalisation means protecting the planet for our children and their children. It means intergenerational solidarity and long-term vision over short-term gains. We can no longer talk about economics without talking about the environment, about sustainability, about climate, about biodiversity, about our oceans. Carbon emissions are rising again, and they reached unprecedented levels in 2018. How do we adjust our production systems and consumption patterns to ensure the sustainability of our economies? We need bold answers to these challenges. And they will not be easy ones.


Third, inclusive and sustainable globalisation means harnessing the potential of the digital revolution. Few aspects of our lives remain untouched by digitalisation. At our last Ministerial Council Meeting, our members discussed how we can multiply the opportunities of a digital economy that is already transforming everything: trade, labour markets, education, health, social services, civic engagement... We need to be ready. We need to get it right. Policies cannot keep trailing technology.

 

The path: effective multilateralism and stakeholder engagement

Meeting these challenges requires new thinking and bold action. Most importantly, it requires collaboration among all stakeholders – citizens, firms, governments. International organisations have a key role to play. As we discussed with President Macron yesterday at the Paris Peace Forum, in an increasingly interconnected world, multilateralism is the only way forward.


However, as international organisations, our data, our analysis and our policy recommendations are only part of the puzzle. We also need you. We need governments and we need firms and trade unions that understand their responsibility, which goes beyond their populations, their shareholders, or their members, respectively.


The Conference de Paris provides a unique setting to build bridges and advance this shared agenda. Beyond political leaders and stakeholders, it also gathers business leaders. At the OECD , we are encouraged by the drive in the business community to acknowledge that the ultimate corporate purpose goes beyond short-term profits and extends to customers, to employees, to suppliers, and to the communities in which they operate, their stakeholders.


This is why at the G7 Summit this year we launched the Business for Inclusive Growth platform (B4IG), a coalition of 40 leading companies with 3 million employees and a combined revenue of 1 trillion USD and a clear commitment to fight inequalities. Its financing forum, which we presented yesterday, will help them walk the talk in terms of concrete initiatives, investing in people and communities at risk and promoting diversity and inclusion.


We have also addressed a number of other key areas during the Paris Peace Forum. We launched the OECD Observatory for Civic Space; we presented the OECD report Ending Child Labour and Human Trafficking in Global Supply Chains; and supported the Implementation of the Paris Call for Trust and Security in Cyberspace.

 

Mesdames et Messieurs, chers amis,


Le regretté Hans Rosling a dressé un tableau à la fois sombre et réaliste de la mondialisation, tout en lançant un appel à l'action: « Les 1 à 2 milliards des plus démunis de la planète, ceux qui n'ont même pas de quoi manger pour la journée, souffrent de la plus grave maladie qui soit: un déficit de mondialisation. La manière dont la mondialisation se produit pourrait être bien meilleure, mais le pire dans tout ça, c'est de ne pas en faire partie. Pour ces personnes, nous devons soutenir les bonnes sociétés civiles et les bons gouvernements. »


C’est notre ambition à l’OCDE. C’est ce que nous faisons tous les jours avec de nombreuses autres Organisations Internationales, avec les gouvernements membres dans le monde entier, avec la société civile et avec le secteur privé. C’est ainsi que nous construisons la coopération internationale et contribuons à promouvoir une mondialisation inclusive et durable. Les défis sont immenses, mais notre détermination l'est aussi. Ensemble nous pouvons le faire.


Merci à tous, je vous souhaite une bonne Conférence de Paris. 

 

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