ACCUMULATION
L'accumulation brute est égale à l'acquisition, au cours d'une période comptable, de biens de capital fixe, de stocks de biens non durables, de terres, de gisements de minéraux et d'autres actifs corporels non reproductibles, de créances, de brevets, de droits d'auteur et d'autres actifs incorporels, diminuée du montant des engagements contractés pendant la même période. L'accumulation nette est égale à l'accumulation brute au cours d'une période comptable diminuée de la consommation de capital fixe de cette période.
AGREGATS MONÉTAIRES
Indicateurs du stock de monnaie en circulation en dehors du système bancaire. En raison du manque de précision du concept de monnaie, il existe différentes définitions statistiques du stock de monnaie. En règle générale, les définitions étroites couvrent uniquement les billets et monnaies en circulation plus les dépôts à vue détenus par le secteur non bancaire national. Pour leur part, les définitions larges prennent également en compte les dépôts à terme et les dépôts d’épargne à court délai de préavis détenus par le secteur non bancaire national. Tous les pays ne publient pas les mêmes types d’agrégats et même lorsque des agrégats portent le même nom dans différents pays (par exemple, M1, M3, etc.), les actifs qui les composent sont souvent sensiblement différents. Lorsque la stratégie monétaire consiste à s’assigner un objectif de croissance d’un agrégat monétaire, le choix de la définition de l’agrégat concerné est guidé principalement par deux considérations. L’agrégat doit être suffisamment sensible aux variations des taux d’intérêt pour que la banque centrale puisse le maîtriser et il doit présenter une relation stable dans le temps avec l’évolution générale du niveau des prix.
COMPTABILITÉ NATIONALE
Série cohérente de comptes macroéconomiques, de comptes de patrimoine et de tableaux articulés et coordonnés qui s'appuient sur un ensemble de concepts, définitions, nomenclatures et règles de comptabilisation approuvé au plan international. La logique de la comptabilité nationale est résumée dans les trois paragraphes qui suivent et qui ont été repris de l’Introduction au SCN93. Voir aussi note technique sur les comptes nationaux de la Direction des statistiques de l'OCDE sur le site Web de l’OCDE. Pour une description des données utilisées dans les différents pays, voir les notes relatives au tableau 1 de l'Annexe.
Le Système de comptabilité nationale propose un cadre comptable qui permet d'exploiter les données économiques et de les présenter sous une forme qui convienne aux fins de l'analyse économique, de la prise de décisions et de la définition des politiques. Les comptes présentent sous une forme condensée une foule d'informations détaillées sur le fonctionnement d'une économie, organisées conformément à des principes économiques et à la perception qu'en ont les agents. Ils permettent d'obtenir un état exhaustif et détaillé des activités économiques complexes qui ont lieu au sein d'une économie et des interactions entre les différents agents et groupes d'agents économiques qui ont lieu sur les marchés ou en dehors. Dans la pratique, les comptes sont établis pour une série de périodes successives, fournissant ainsi un flux d'informations continu permettant de connaître, d'analyser et d'évaluer la performance d'une économie dans le temps. Les comptes fournissent des données non seulement sur les activités économiques, mais également sur les stocks d'actifs productifs d'une économie et sur le bien-être de ses habitants à des moments précis. Enfin, ils comportent aussi un compte extérieur qui montre les liens entre une économie et le reste du monde.
Les comptes peuvent être mis en œuvre à divers degrés d'agrégation: celui des agents économiques pris individuellement, qu'il appelle unités institutionnelles, celui de groupes de ces unités, qui constituent des secteurs institutionnels, ou encore celui de l'économie totale. Bien qu'il soit qualifié classiquement de système de comptabilité nationale, il faut, pour les besoins des analyses, l'appliquer à des degrés d'agrégation moindres car, pour pouvoir bien comprendre le fonctionnement d'une économie, il est essentiel de pouvoir observer et analyser les interactions entre ses différents secteurs. Le système définit un certain nombre d'agrégats fondamentaux, par exemple le produit intérieur brut (PIB), qui sont largement utilisés comme indicateurs de l'activité économique dans son ensemble, mais depuis longtemps déjà le calcul de ces agrégats n'est plus l'objectif principal de l'établissement des comptes nationaux. Pour une explication des modalités de construction du PIB, voir les notes relatives au tableau 2 de l'Annexe.
Le SCN est construit autour d'une séquence de comptes de flux articulés entre eux, qui se rapportent à des activités économiques diverses exercées durant un laps de temps donné, et de comptes de patrimoine, où figurent les valeurs des stocks d'actifs et de passifs détenus par les unités ou les secteurs institutionnels au début et à la fin de la période considérée. Chaque compte de flux retrace une activité particulière, par exemple la production ou la formation, la distribution, la redistribution ou l'utilisation du revenu. Chacun de ces comptes est équilibré au moyen d'un solde comptable correspondant à la différence entre les ressources totales et les emplois totaux, comptabilisés respectivement dans sa partie gauche et dans sa partie droite. Le solde d'un compte constitue, par report, le premier poste du compte suivant, ce qui assure l'articulation entre les comptes successifs. Ces soldes comptables représentent dans tous les cas le résultat net des activités retracées dans les comptes en question et, qu'il s'agisse de la valeur ajoutée, du revenu disponible ou de l'épargne, ils revêtent un intérêt et une importance considérables pour l'analyse. Les comptes de flux sont étroitement liés aussi aux comptes de patrimoine, car les variations dans le temps des actifs ou des passifs des unités ou des secteurs institutionnels sont systématiquement comptabilisées dans l'un ou l'autre de ces comptes de flux. En principe, le compte de patrimoine de clôture est intégralement déterminé par le compte d'ouverture correspondant et les opérations ou autres flux enregistrés dans la séquence des comptes.
CONDITIONS MONÉTAIRE
Si l'on considère que les taux d'intérêt comme le taux de change sont des indicateurs pertinents de l'orientation de la politique monétaire, il est possible de rendre compte des conditions monétaires au moyen d'un indice associant ces indicateurs en fonction de leur importance relative pour la demande finale. Un indice des conditions monétaires (ICM) a été introduit pour la première fois par la Banque du Canada. Il est normalement égal à une moyenne pondérée du taux d'intérêt à court terme et d'un taux de change effectif (à savoir pondéré des échanges commerciaux), dans laquelle les deux composantes sont exprimées sous forme d'écart par rapport à leur valeur pour une année de référence (l'écart du cours de change en termes logarithmique, un écart positif traduisant une dépréciation de la monnaie nationale). Ainsi, les mouvements à la hausse d'un ICM reflètent un durcissement relatif et les mouvements à la baisse un assouplissement relatif de la politique monétaire. De nombreuses versions de l'ICM font appel à des taux d'intérêt et des taux de change en termes réels et non pas nominaux. Les pondérations sont généralement calculées à partir d'une estimation des élasticités des taux d'intérêt et du taux de change à long terme, ou simplement en appliquant une pondération de un au taux d'intérêt et un indicateur d'ouverture aux échanges (par exemple, le ratio des exportations au PIB) au taux de change. Les ICM ont aussi été élargis pour prendre en compte les écarts de rendement et/ou les cours des actions (" indice de conditions financières ").
CONSOMMATION DE CAPITAL FIXE
Valeur, aux prix courants de remplacement, du capital fixe reproductible consommé au cours de la période, du fait de l'usure normale, de l'obsolescence prévisible et des dommages accidentels probables. L'obsolescence imprévisible, les grands catastrophes, l'épuisement des ressources naturelles ne sont pas pris en compte dans le calcul de la consommation de capital fixe. Sont également exclus les routes, les barrages et les constructions autres que les bâtiments des producteurs de services rendus par les administrations publiques.
CORRECTION DES VARIATIONS SAISONNIÈRES
Les séries statistiques sont corrigées des variations saisonnières et, dans certains cas, des variations du nombre de jours travaillés. Lorsqu’elles sont disponibles, les données corrigées des variations saisonnières sont collectées directement auprès des sources statistiques nationales ; sinon, la méthode de désaisonnalisation utilisée est la norme ARIMA X-11, élaborée par le Bureau of the Census des États-Unis et qui intègre des techniques générales de lissage et des analyses spectrales (pour plus de précisions, voir le Technical Paper n° 15 du Bureau of the Census.) Le cas échéant, les séries sont aussi corrigées des variations du calendrier (par exemple, le nombre de jours ouvrables par mois) et soumises à une contrainte de cohérence statistique sur l'ensemble de l'année.
DETTE PUBLIQUE BRUTE
Ensemble des engagements financiers des administrations publiques, principalement sous forme de bons et d’obligations émis par les pouvoirs publics. La dette publique brute, telle qu’elle est définie dans les comptes nationaux, figure au notes relatives au tableau 32 de l'annexe. Pour la dette publique, telle qu’elle est définie dans le Traité de Maastricht et aux fins de sa mise en œuvre, on se référera au Règlement du Conseil de l’UE n°3605/93, décembre 1993, voir les notes relatives au tableau 60 de l'annexe.
ENTREPRISES PUBLIQUES
Unités de production marchandes gérées par l'administration et sociétés publiques. Ces deux catégories comprennent les organisations qui, entièrement ou principalement, appartiennent aux pouvoirs publics et/ou sont contrôlées par eux et sont formées d'établissements qui, du fait de leur genre d'activité, de leur technologie ou de leur mode d'exploitation, sont rangés dans les branches d'activités marchandes.
ESTIMATION DU SOUTIEN AUX PRODUCTEURS - ESP
Indicateur de la valeur monétaire annuelle des transferts bruts des consommateurs et des contribuables aux producteurs agricoles, au départ de l’exploitation, découlant des mesures de soutien à l’agriculture, quels que soient leur nature, leurs objectifs ou leurs incidences sur la production ou le revenu agricoles. L'ESP mesure le soutien découlant des politiques en faveur de l'agriculture par rapport à la situation qui prévaudrait en l'absence de ces dernières, c'est-à-dire lorsque les producteurs sont soumis uniquement aux politiques nationales à caractère général (politiques économique, sociale, environnementale et fiscale). Elle est brute en ce sens qu'aucun des coûts associés à ces politiques et supportés par les producteurs individuels n'est déduit. Elle fait en outre référence au soutien nominal, ce qui signifie que la majoration des coûts liée aux droits à l'importation sur les intrants n'est pas déduite. Cet indicateur est toutefois mesuré déduction faite des contributions des producteurs au financement de la mesure (prélèvements à la production, par exemple) donnant lieu à un transfert donné aux producteurs. L'ESP comprend des transferts implicites et explicites. L'ESP en pourcentage exprime le rapport de l'ESP à la valeur du total des recettes brutes de l'exploitation, mesurées par la valeur de la production totale (aux prix à la sortie de l'exploitation), plus le soutien budgétaire.
FONDS SPÉCULATIF
Structure de placement collectif organisée de façon privée et administrée par des professionnels de la gestion de placements. Elle diffère d’une autre forme de fonds collectif, le fonds commun de placement, au sens où son accès est réservé à des particuliers fortunés et à des gestionnaires de portefeuilles institutionnels. De plus, les fonds spéculatifs sont en mesure d’acheter et de vendre des valeurs mobilières sur fonds empruntés, ce qui est conforme à leur stratégie d’investissement normalement axée sur le court terme et la prise de risques importants, principalement en utilisant des instruments dérivés et des positions à découvert. Les fonds spéculatifs aux États-Unis sont exemptés des obligations de déclaration auprès de la Securities and Exchange Commission, ainsi que des restrictions prévues par la réglementation en ce qui concerne le levier financier ou les stratégies de négociation.
FORMULE DE BLACK-SCHOLES
(mise au point par les lauréats du Prix Nobel, Fisher Black et Myron Scholes). Formule d’évaluation du prix d’une option à l’européenne sur un actif financier, compte tenu du prix de cet actif, du prix d’exercice, de l’échéance résiduelle, du taux d’intérêt d’un actif sans risque et de l’écart-type/de la volatilité attendue de l’actif.
GAIN OU PERTE EN CAPITAL
Augmentations ou diminutions de la valeur des actifs des unités institutionnelles, dues aux variations des prix du marché, à la découverte de nouveaux gisements de minéraux et d'autres ressources naturelles, à la croissance des arbres, à l'épuisement des gisements de minéraux, à l'obsolescence imprévisible, aux vols, aux catastrophes et à d'autres événements, à l'exception de l'achat et de la vente d'actifs, de l'usure normale subie par les actifs corporels, des dommages et pertes de caractère accidentel dont on tient compte dans le calcul de la consommation de capital fixe, de l'annulation des dettes irrécouvrables et des autres flux enregistrés dans les comptes d'opérations.
INDICE DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE
Indice de la production des industries extractives, de l'industrie manufacturière et des services aux collectivités (électricité, gaz et eau), mais hors construction. La couverture exacte, le sytème de pondération et les méthodes de calcul varient d'un pays à l'autre, mais les divergences sont moins importantes que dans le cas des indices de prix ou de salaires, par exemple.
INVESTISSEMENT DIRECT ÉTRANGER - IDE
Un investissement étranger est répertorié comme un investissement direct si l’investisseur étranger détient au moins 10 pour cent des actions ordinaires ou des droits de vote d’une entreprise et exerce une certaine influence sur sa gestion. Cette notion appelle certaines réserves liées au concept et à sa définition. Premièrement, les flux d’investissement direct ne recouvrent pas les investissement effectués par le biais du marché financier du pays d’accueil ou au moyen d’autres sources de financement qui ne passent pas par le pays de l’investisseur. Deuxièmement, un certain nombre d’investisseurs étrangers peuvent détenir une participation majoritaire dans des sociétés, tout en possédant moins de 10 pour cent des actions ordinaires. Or, ces investissements peuvent ne pas être pris en compte et on considérera dès lors que ces sociétés sont contrôlées par des ressortissants du pays concerné. En outre, les mouvement de capitaux par le biais de sociétés holdings peuvent provoquer un gonflement artificiel des flux d’investissement lorsque ces capitaux entrent et sortent d’un pays. En ce qui concerne la définition, certains pays adoptent un seuil différent de 10 pour cent pour distinguer l'IDE de l’investissement de portefeuille. Les comparaisons de données entre les pays peuvent donc induire en erreur dans la mesure où la collecte de statistiques repose sur des pratiques de comptabilisation différentes.
OBSTACLES NON DOUANIERS
Ensemble des obstacles commerciaux qui ne sont pas constitués par des droits de douane. A titre d’exemples, on retiendra les droits compensateurs et les droits antidumping, les restrictions « volontaires » des exportations, les subventions permettant de maintenir l’activité d’entreprises déficitaires, les obstacles techniques au commerce et les obstacles à l’établissement et à la prestation de services. De plus, ce terme couvre souvent certaines mesures intérieures comme les limitations de distribution et les pratiques anticoncurrentielles qui peuvent aussi fausser les échanges au même titre que des mesures aux frontières. Certains de ces instruments, notamment les règlements techniques, les normes minimales et les systèmes de certification concernant la santé et la sécurité des consommateurs ne constituent pas ipso facto des obstacles au commerce, dans la mesure où ils sont généralement employés pour répondre à des objectifs légitimes de l’action des pouvoirs publics. Toutefois, on peut avoir le sentiment, dans certains cas, que ce type d’instruments d’action donne lieu à des utilisations abusives.
OBSTACLES TECHNIQUES AU COMMERCE - OTC
Règlements techniques, normes minimales et systèmes de certification en matière de santé, de sécurité et de protection de l’environnement et visant à accroître les informations disponibles sur les produits, qui peuvent se traduire par l’érection d’obstacles techniques au commerce (OTC). Les OTC sont principalement suscités par les disparités d’application des règlements techniques, des normes et systèmes de certification entre les fournisseurs nationaux et étrangers, même si le fait que ces dispositifs sont différents selon les pays peut en soi constituer un obstacle aux échanges. Dans la pratique, il est difficile d’évaluer dans quelle mesure les normes sont appliquées ou mises en œuvre de façon différenciée.
OPERATIONS D’OPEN MARKET
Vente ou achat, par une banque centrale, de valeurs, principalement de titres d’État, sur un marché ouvert aux investisseurs privés. Les ventes sur l’open market font partie intégrante de la politique monétaire, puisqu’elles permettent à la banque centrale de gérer le volume de la monnaie et du crédit dans l’économie. Par exemple, si la masse monétaire augmente sous l’effet d’un afflux imprévu de devises, la banque centrale peut intervenir pour endiguer le gonflement des réserves de change en vendant des titres d’État; on parle alors d’opération de stérilisation ou de neutralisation (monétaire).
ORGANISATION MONDIALE DU COMMERCE - OMC
Organisation internationale traitant des règles mondiales des échanges commerciaux entre nations. Sa principale fonction consiste à assurer que les échanges se déroulent dans toute la mesure du possible librement, sans heurts et de façon prévisible. Ce système - connu sous le nom de système multilatéral d’échanges - est centré sur les accords de l’OMC, négociés et signés par la grande majorité des nations commerçantes dans le monde et ratifiés par leurs parlements. Ces accords constituent les bases juridiques du commerce international. Pour l’essentiel, il s’agit de contrats, garantissant aux pays membres des droits commerciaux considérables. Ils obligent en outre les gouvernements à maintenir leur politique commerciale dans des limites convenues. Si ces accords ont été négociés et signés par les gouvernements, leur objet est néanmoins d’aider les producteurs de biens et de services, les exportateurs et les importateurs à mener leurs affaires.
PACTE DE STABILITÉ ET DE CROISSANCE
Pacte servant de cadre, depuis son adoption en 1997, pour la coordination des politiques budgétaires des États de l'UE. Il y est stipulé que les États membres sont d'accord pour se donner pour objectif à moyen terme d'afficher un solde budgétaire "proche de l'équilibre ou excédentaire". Cette condition est en effet jugée nécessaire pour permettre le jeu des stabilisateurs automatiques pendant les phases normales de tassement de l'activité sans que le déficit budgétaire s'en trouve porté à un niveau supérieur à 3 pour cent du PIB. Tout pays dont le déficit global de l'administration publique excède ce seuil peut se voir soumis à des pénalités financières à moins que le Conseil européen n'estime qu'il s'agisse d'une situation temporaire se justifiant par des circonstances exceptionnelles. Chaque année, tous les États membres établissent un programme de stabilité (pour ceux qui appartiennent à la zone euro) ou de convergence (pour les autres) exposant les principales orientations de leur politique budgétaire pour les quelques années à venir. Ce programme est soumis à la Commission et, en fonction des recommandations de cette dernière, entériné par le Conseil européen assorti d'un avis publié.
PARITES DE POUVOIR D’ACHAT - PPA
Pour effectuer des comparaisons internationales de PIB, il faut réunir deux conditions. D'abord, la base de calcul du PIB doit être cohérente pour les pays sous revue. Ensuite, l’unité dans laquelle est exprimé le PIB, le numéraire, doit être comparable. La façon la plus simple de comparer le PIB de deux pays consiste à convertir chaque montant (ou mieux le montant par habitant) en une monnaie commune en recourant à des taux de change officiels. Toutefois, on admet généralement que cette méthode est inadaptée parce que les taux de change officiels de reflètent pas convenablement le pouvoir d’achat comparé des monnaies locales sur leurs propres marchés. Le concept de parité de pouvoir d’achat (PPA) a été élaboré en vue d’introduire un nouveau facteur de conversion du PIB, de façon à pouvoir effectuer des comparaisons du PIB en prix et en volume reposant sur des données comparables internationalement. Les PPA sont les taux de conversion des monnaies auxquels les pouvoirs d’achat des différentes monnaies sont égaux. En d’autres termes, une somme d’argent donnée, lorsqu’elle est convertie en différentes monnaies aux PPA, permet d’acheter le même panier de biens et services dans tous les pays. Ce sont donc les taux de conversion des monnaies qui éliminent les différences de niveaux des prix entre les pays. En conséquence, lorsque des dépenses entrant dans le calcul du PIB de différents pays sont converties dans une monnaie commune à l’aide des PPA, elles sont en fait exprimées à l’aide du même ensemble de prix internationaux, de sorte que les comparaisons entre pays ne reflètent que des différences des volumes de biens et de services achetés. En revanche, les dépenses converties dans une monnaie commune à l’aide des cours de change rendent compte non seulement des différences entre les volumes achetés dans les différents pays, mais aussi des différences de niveaux de prix entre les pays. Les cours de change ne rendent pas compte des pouvoirs d’achat relatifs des différentes monnaies et ne constituent donc pas les taux de conversion monétaires permettant d’effectuer des comparaisons internationales de volume. Les dépenses entrant dans le calcul du PIB converties aux cours de change restent pour l’essentiel des indicateurs nominaux; les mêmes dépenses converties à l’aide des PPA sont des indicateurs réels.
Les PPA établies par l’OCDE ne sont pas pertinentes à cet égard, dans la mesure où elles ne font pas uniquement référence aux biens et services faisant l’objet d’échanges, produits sur le plan intérieur, évalués aux prix à l’exportation. Elles ont plutôt été calculées à des fins spécifiquement statistiques en vue de permettre des comparaisons internationales en prix et en volume des dépenses entrant dans le calcul du PIB et de leurs composantes. À ce titre, elles font référence à tout l’éventail des biens et services finaux qui composent le PIB dans son ensemble, y compris de nombreux postes, comme la construction et les services non marchands des administrations publiques. De plus, ils sont évalués aux prix du marché intérieur et sont calculées en utilisant des pondérations des dépenses qui reflètent principalement la demande intérieure. Les dépenses sont présentées dans les publications de l’OCDE en termes aussi bien réels que nominaux. Les valeurs réelles sont exprimées aux prix internationaux en dollars des États-Unis; les valeurs nominales sont exprimées aux prix nationaux en dollars des États-Unis comme en monnaie nationale (le choix du dollar des États-Unis comme unité monétaire commune est une question de pure convention sans effet sur les positions relatives des pays).
PRINCIPE DE LA NATION LA PLUS FAVORISÉE - NPF
Principe de non-discrimination énoncé à l’article 1 de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (AGETAC), selon lequel tous avantages, ou privilèges accordés par une partie contractante à un produit originaire de toute autre partie contractante seront, sans condition, étendus à tout produit de toutes les autres parties contractantes. Dans la pratique, le traitement NPF n’est plus réservé aux parties contractantes de l’AGETAC, mais s’applique aussi aux autres partenaires commerciaux à l'intérieur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
REVENU DISPONIBLE
Revenu de la nation, des unités institutionnelles, etc., quelle que soit son origine, après déduction de tous les transferts courants payés. Le revenu disponible est égal à la somme du revenu national aux prix du marché et des transferts courants reçus, nets des transferts courants versés, autres que le revenu de la propriété et de l'entreprise.
SALARIÉS
Toutes les personnes employées par les entreprises, les administrations publiques et les institutions privées sans but lucratif, et les ménages, à l'exclusion, pour les entreprises non constituées en sociétés, de leurs propriétaires et des membres non rémunérés de leurs familles. Les membres des forces armées sont considérés comme salariés quels que soient la durée et le type du service qu'ils effectuent.
SOCIETES
Sociétés anonymes, coopératives, sociétés à responsabilité limitée et autres entreprises financières et non financières qui, en vertu de la loi, des règlements administratifs ou de leur inscription aux registres de commerce, sont considérées comme des entités juridiques indépendantes de leurs propriétaires.
TAUX DE CROISSANCE TRIMESTRIEL
Croissance d’une variable par rapport au trimestre précédent, en rythme annuel. Le calcul et la présentation des taux de croissance, notamment en cas de séries trimestrielles, peuvent prêter à confusion et les paragraphes qui suivent sont donc destinés à clarifier les principes de calcul retenus. On définit généralement le taux de croissance annuel comme le pourcentage de variation d'une variable entre deux années consécutives. De la même façon, on peut calculer des taux de croissance trimestriels correspondant au pourcentage de variation entre deux trimestres consécutifs. Toutefois, il est souvent commode de convertir ces indicateurs de croissance trimestriels sous une forme plus immédiatement comparable avec les chiffres de croissance annuelle, c'est-à-dire de les exprimer en taux annuels. Mathématiquement, cela consiste à porter à la puissance 4 le facteur d'accroissement entre les deux trimestres (obtenu en divisant la valeur actuelle d'une variable par sa valeur au trimestre précédent), d'en soustraire l'unité et de multiplier par 100. En effet, on doit établir le taux de croissance composé sur quatre trimestres pour obtenir un taux de croissance annuel qui résulterait de la poursuite sur une année entière du rythme d'accroissement semi-annuel.
En termes d'algèbre simple, si une variable a pour valeurs Xt un trimestre et Xt+1 le trimestre suivant, la formule de calcul du chiffre de croissance trimestrielle pour la période t+1, exprimé en taux annuel, est:
g (t+1) = [(X(t+1) /X(t))4 - 1.0]*100
Par exemple, à partir des chiffres de PIB trimestriel pour un pays X, on peut calculer les taux de croissance ci-dessous: