Union européenne

Zone Euro - Résumé des projections économiques (novembre 2017)

 

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La croissance du PIB devrait rester robuste, soutenue par la reprise de la production et des échanges mondiaux, l’orientation accommodante de la politique monétaire et l’atténuation des incertitudes politiques, avant de fléchir à 1.9 % en 2019. La croissance repose sur une large assise, étant tirée à la fois par la demande intérieure et extérieure. La progression des salaires devrait rester modérée et l’inflation devrait atteindre un niveau plus proche de 2 %, sans toutefois franchir ce seuil, d’ici la fin de 2019.

La BCE a annoncé en octobre une réduction graduelle de ses achats d’actifs, justifiée par l’amélioration des perspectives économiques et par la nécessité de réduire le risque de déséquilibres financiers. Les taux directeurs devraient rester inchangés bien au-delà de la fin des achats d’actifs et jusqu’à ce que l’inflation s’oriente résolument et durablement vers l’objectif cible, comme l’a souligné la BCE dans ses indications prospectives. L’orientation de la politique budgétaire dans la zone euro devrait être légèrement expansionniste. Les pays disposant d’une certaine marge de manœuvre budgétaire devraient donner la priorité aux initiatives les plus favorables à la croissance à moyen terme et à l’inclusivité. La suppression des obstacles inutiles à la concurrence et la levée des barrières à l’entrée dans les services professionnels, assorties de mesures d’investissement dans les infrastructures nécessaires aux nouvelles technologies, donneraient un coup de fouet salutaire aux gains de productivité.

L’endettement privé demeure élevé, tant au regard des tendances historiques que des normes internationales, et toutes les mesures destinées à accélérer son recul, comme l’amélioration des procédures en matière d’insolvabilité, restent les bienvenues. Dans certains pays, le niveau élevé de l’endettement privé a conduit à la formation d’un volume important de créances douteuses qui nuit à la rentabilité des banques et limite l’offre de nouveaux prêts. Pour améliorer la résilience, les autorités doivent continuer à réduire les liens unissant les emprunteurs souverains et les banques et renforcer le partage des risques à l’échelon européen. 



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