Direction des Echanges et de l'Agriculture

Mesurer les Échanges en Valeur Ajoutée

 

Introduction

Les biens et services que nous achetons sont composés d'intrants provenant de divers pays dans le monde. Cependant, les mesures classiques des échanges internationaux ne reflètent pas toujours les biens et services qui circulent au sein de ces chaînes de production mondiales.

L'initiative conjointe de l'OCDE et de l'OMC sur les Échanges en Valeur Ajoutée (ÉVA) aborde ce problème en s'intéressant à la valeur ajoutée par chaque pays impliqué dans la production des biens et des services destinés à la consommation mondiale. Les indicateurs ÉVA sont conçus afin de mieux renseigner les responsables politiques sur les relations commerciales entre les nations.

Remarques sur les échanges en valeur ajoutée lors de la réunion des Ministres du Commerce du G20 à Istanbul: 6 octobre 2015.

 

 

L'Edition 2016 des indicateurs ÉVA (1995-2011)

L'édition 2016 de la base de données ÉVA comprend 63 pays dont l'OCDE, l'UE28, le G20, la plupart des économies d'Asie orientale et du Sud-Est ainsi qu'un certain nombre de pays d'Amérique du sud. 34 secteurs uniques sont présentés, dont 16 industries de fabrication et 14 secteurs des services. Cette version correspond à une légère mise à jour de l'édition 2015 et comprend deux nouveaux pays, le Maroc et le Pérou. Les indicateurs sont désormais fournis pour toutes les années de 1995 à 2011. La liste des secteurs d'activités reste, quant à elle, inchangée.

Les indicateurs ÉVA renseignent sur :

  • Le contenu en valeur ajoutée nationale et étrangère des exportations brutes, ventilé selon les branches exportatrices
  • La teneur en services des exportations brutes, ventilée selon les industries exportatrices, les types de services et l'origine de la valeur ajoutée
  • La participation aux CVM mesurée par la teneur en importations intermédiaires des exportations (liens en amont) et la teneur en valeur ajoutée nationale des exportations des pays partenaires (liens en aval)
  • L' "orientation mondiale" d'un secteur d'activités, i.e. la part de la valeur ajoutée sectorielle destinée à satisfaire la demande finale étrangère
  • Les origines (géographiques et sectorielles) de la valeur ajoutée dans la demande finale, y compris celles de la VA dans la consommation finale (des ménages et des administrations publiques) et la FBCF (l'investissement des entreprises)
  • Les relations commerciales bilatérales établies à partir des flux de la valeur ajoutée incorporée dans la demande finale intérieure
  • Les relations interrégionales et intra-régionales
  • Le contenu en valeur ajoutée nationale des importations brutes (NOUVEAU)

ACCÈS A LA BASE DE DONNÉES ÉVA (OECD.STAT)

PLUS D'INFORMATIONS

Les indicateurs ÉVA sont établis à partir des Tableaux Internationaux des Entrées-Sorties (TIES); ces derniers sont accessibles depuis la page oe.cd/icio-fr.

L'élaboration des indicateurs ÉVA a grandement bénéficié des travaux connexes entrepris par d'autres organismes, tels que le projet WIOD FP7 de la Commission Européenne, les recherches de la Commission du Commerce Extérieur aux États-Unis US ITC et de l'IDE JETRO au Japon.

ÉVA et CVM : Profils Statistiques par Pays (OMC)

ÉVA: Notes par pays de l'édition 2015

PROLONGER LES INDICATEURS ÉVA JUSQU'AUX ANNÉES RÉCENTES

 Des données actualisées jusqu'en 2014 paraîtront prochainement.

 

dÉvelopPEment DES INDICATEURS ÉVA ET DES TABLEAUX INTERNATIONAUX SOUS-JACENTS DES ENTRÉES-SORTIES (TIES)

Au cours de l'année 2017, l'OCDE s'attellera à produire une nouvelle version des TIES (et des indicateurs ÉVA) à partir des statistiques compilées selon les tout derniers standards internationaux. Cette mise à jour s'appuiera notamment sur le Système des Comptes Nationaux 2008 (SCN08) et sur la classification des activités économiques en CITI Rév.4. Les années ciblées iront de 2010 à 2014, et nous étudierons néanmoins la possibilité de prolonger l'historique des séries jusqu'en 2008 ou 2005. Les indicateurs ÉVA seront prolongés jusqu'aux années plus récentes à l'aide de nouvelles méthodes de prévisions.

 

AU-DELÀ DES ÉCHANGES EN VALEUR AJOUTÉE, LES CHAINES DE VALEUR MONDIALES

Les nombreux travaux menés par l'OCDE permettent aux responsables politiques d'appréhender les effets des Chaînes de Valeur Mondiales (CVM). Les diverses analyses tendent à déterminer comment les pays peuvent mieux tirer profit de leur participation aux chaînes de valeur mondiales, en abordant les politiques commerciales, d'investissement, de développement et d'autres politiques nationales: oe.cd/gvc.

L'élaboration d'un système international des entrées-sorties (TIES) donne lieu au calcul d'indicateurs touchant d'autres domaines importants de la mondialisation économique, comme le contenu en emplois et en compétences des échanges qui permet d'évaluer le volume et le type d'emplois soutenus par la demande finale étrangère : oe.cd/io-emp. Lorsqu'il est utilisé en combinaison avec les données sur les émissions de dioxyde de carbone, le système TIES (réf. en anglais ICIO) permet également d'estimer le contenu carbone des échanges et de distinguer les émissions de CO2 attribuables aux pays qui les génèrent (i.e. du point de vue de la production) de celles imputables aux pays qui les consomment (i.e. du point de vue de la consommation finale): oe.cd/io-co2.

L'Organisation est également à l'initiative d'un groupe d'experts internationaux dont les efforts visent à plus amplement développer le système actuel TIES (d'où sont tirés les indicateurs ÉVA), en améliorant les cadres comptables, le contenu des tableaux nationaux des entrées-sorties et celui des tableaux des ressources-emplois. Les travaux menés entendent répondre aux préoccupations suivantes :

  • Les échanges et l'invetissement: analyser la répartition des revenus (i.e. les bénéfices) générés par les échanges internationaux entre les filiales des firmes multinationales (FMN), en particulier les bénéfices tirés du capital intellectuel : oe.cd/tiva-fdi.
  • Les échanges et les PME: mieux identifier les voies d'intégration des PME aux CVM. Mesurés en termes bruts, les échanges sous-estiment le rôle des PME dans les CVM, alors que ces entreprises sont des acteurs essentiels, en amont de la chaîne, pour l'approvisionnement d'entreprises exportatrices de plus grande taille.  Cette question est également traitée dans ce rapport de l'OCDE et de la Banque Mondiale : www.oecd.org/trade/OECD-WBG-g20-gvc-report-2015.pdf

Le groupe d'experts de l'OCDE sur les Tableaux Ressources-Emplois a été créé récemment pour établir de nouveaux cadres comptables et assurer leur mise en oeuvre et leur utilisation (voir eSUTs Termes de Référence). Le groupe tend à mettre au point des tableaux nationaux permettant de mieux différencier l'intégration des entreprises aux CVM. Il s'agit, par exemple, de tenir compte de l'hétérogénéité des firmes en distinguant les entreprises tournées vers l'export de celles axées sur le marché domestique, à l'instar de ce qui est fait pour la Chine et le Mexique dans la version actuelle des TIES.

De surcroît, en partenariat avec l'OMC et d'autres organismes régionaux, l'OCDE souhaite étendre les estimations ÉVA à d'autres pays – à ce jour, y participent l'APEC (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique), l'UNESCWA (la Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale, Nations Unies), l'UNECA (Commission économique pour l'Afrique, Nations Unies) et Eurostat. Les informations requises pour inclure tout nouveau pays au système TIES, et a fortiori à la base de données ÉVA, sont regroupées dans ce petit guide mis à disposition des utilisateurs : www.oecd.org/sti/ind/tiva/TiVA_National_Data_Requirements.pdf.

 

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