La nouvelle version des indicateurs ÉVA de l'OCDE-OMC couvrira plus de pays et d'années (1995, 2000)
De nouvelles notes par pays seront publiées
Les biens et services que nous achetons sont composés d'intrants provenant de divers pays dans le monde. Cependant, les mesures classiques des échanges internationaux ne reflètent pas toujours les biens et services qui circulent au sein de ces chaines de production mondiales.
L'initiative conjointe de l'OCDE et de l'OMC sur les Échanges en Valeur Ajoutée (ÉVA) aborde ce problème en s'intéressant à la valeur ajoutée par chaque pays impliqué dans la production des biens et des services destinés à la consommation mondiale. Les indicateurs ÉVA sont conçus de manière à mieux renseigner les décideurs politiques sur les relations commerciales entre les nations.
Accès à la base de données et son contenu
La première parution (en janvier 2013) de la base de données ÉVA de l'OCDE-OMC présente des indicateurs sur 40 pays (tous les pays de l'OCDE, l'Afrique du sud, le Brésil, la Chine, la Fédération de Russie, l'Inde et l'Indonésie), pour les années 2005, 2008, 2009 et ventilés en 18 secteurs d'activités économiques. On y trouvera notamment :
Les exportations brutes ventilées selon leur contenu national ou étranger
La teneur en services des exportations brutes, par industrie exportatrice (selon leur origine étrangère/nationale)
Les balances commerciales bilatérales, établies selon les flux de valeur ajoutée incorporée dans la demande finale intérieure
Les importations intermédiaires incorporées dans les exportations
Le développement des indicateurs ÉVA a grandement bénéficié des travaux connexes entrepris par d'autres organismes tels que que le projet WIOD FP7 de la Commission européenne, les recherches de la Commission du Commerce Extérieur aux États-Unis US ITC et de l'IDE JETRO au Japon.
Pour toute question concernant la base de données ÉVA, écrire à : TIVA.contact@oecd.org.
Global value chains and going beyond trade in value added
La prise en compte de l’origine de la valeur ajoutée ne constitue que la première étape des travaux de l’OCDE dans ce domaine. Un rapport complet sur les implications des CVM pour l’action des pouvoirs publics sera diffusé à l’occasion de la réunion ministérielle de l’OCDE en mai 2013, et traitera de la politique commerciale, des politiques d’investissement et d’autres politiques intérieures visant à tirer les avantages de la participation aux chaînes de valeur mondiales. Ces travaux s’inspireront pour une bonne part du Système d’Information Statistique sous-jacent (à savoir de la base de données de l'OCDE sur les Entrées-Sorties au niveau mondial) élaboré pour produire la base de données ÉVA. Par conséquent, au cours des prochaines années d’autres indicateurs devraient voir le jour dans un certain nombre de domaines. A cet égard, il convient de signaler que des indicateurs portant sur les « échanges d’emplois et de compétences » seront calculés pour certains pays, au cours de l'année mais aussi à plus long terme ; on étudiera également les modalités selon lesquelles les recettes (profits) générées par les courants d’échanges, en particulier par les actifs intellectuels, sont redistribuées entre sociétés apparentées. Le Système d’Information Statistique se prête également au développement d’indicateurs ayant trait à des sujets divers, comme par exemple l’empreinte carbone, et pour lesquels l’OCDE escompte publier des données actualisées, notamment dans le cadre des Indicateurs de l'OCDE de la Croissance Verte.
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