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Prestations et questions sociales

Promouvoir l’allongement de la vie active est essentiel pour améliorer la prospérité future de la Pologne

 

27/03/2015 - Encourager un plus grand nombre d’individus à prolonger leur activité professionnelle permettrait à la Pologne de faire face aux défis posés par le vieillissement rapide de sa population. Selon un nouveau rapport de l’OCDE, la part des plus de 65 ans par rapport aux 20-64 ans devrait presque tripler pour passer de 22 % en 2012 à 63 % en 2050.

 

D’après ce rapport intitulé “Working Better with Age: Poland”, les réformes menées au cours de la dernière décennie, visant notamment à limiter les droits à la retraite anticipée et à resserrer les critères applicables aux prestations d’invalidité, ont déjà eu des répercussions considérables : la part des individus âgés de 55-59 ans occupant un emploi a augmenté significativement, et est passée de 36 % en 2003 à 55 % en 2013.

                                                              

 Toutefois, le taux d’emploi des seniors en Pologne reste bien inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE : en 2013, il s’élevait à 41 % pour les individus de 55-64 ans, contre 55 % pour la moyenne de l’OCDE, et il n’était que de 9 % pour la tranche d’âge des 65-69 ans, contre près de 20 % pour la moyenne de l’OCDE.

 

 « Des réformes supplémentaires sont nécessaires en Pologne pour encourager le vieillissement actif ainsi qu’un allongement de la vie au travail. Les employeurs doivent accentuer leurs efforts afin d’améliorer les conditions de travail des travailleurs âgés et réduire les inégalités hommes-femmes importantes dans le domaine de l’emploi », a déclaré le Directeur de l’emploi, du travail et des affaires sociales de l’OCDE, M. Stefano Scarpetta.

 

 

Dans ses recommandations, l’OCDE considère notamment que la Pologne devrait :

 

  • Aider plus de femmes à rester plus longtemps sur le marché du travail. Le développement des structures d’accueil doit se poursuivre afin de permettre aux femmes plus âgées de concilier vie professionnelle et responsabilités familiales. Les conditions sur le marché du travail et les retraites futures des femmes  devraient être réformées.
  • Axer ses efforts sur les mesures de prévention dans les services de la médecine du travail. La prévention et l’identification précoce des risques sanitaires devraient également faire partie des priorités des services de santé à l’échelon local.
  • Faire du dialogue social un moteur de la conception et de la mise en œuvre des politiques visant à allonger la vie active, notamment dans le cadre des projets menés au titre du programme « Solidarité entre les générations », renouvelé en 2013.
  • Harmoniser la législation sur la protection de l'emploi (LPE) dans toutes les tranches d’âge en supprimant les règles de protection spéciales dont bénéficient les travailleurs âgés. Cela devrait néanmoins être accompagné de mesures de politique active du marché du travail renforcées pour les chômeurs âgés afin de faciliter leur réintégration rapide dans l’emploi.

 

 

Pour plus d’informations ou pour tout commentaire, les journalistes sont invités à contacter Anne Sonnet (+33 1 45 24 91 69) de la Direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales de l’OCDE. Le rapport est disponible ici ou sur demande à l’adresse suivante : news.contact@oecd.org.

 

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