Poissons et fruits de mer

 

Poissons et fruits de mer: vue d'ensemble

L’accroissement de la production aquacole sera concentré en Asie. L’aquaculture fait partie des secteurs alimentaires qui se développent le plus vite et sa production destinée à la consommation humaine dépassera celle de la pêche en 2014.

 

Situation du marché

Le secteur de la pêche s’est caractérisé dernièrement par des prix relativement élevés et une certaine instabilité. Partant d’un niveau de prix de référence établi à 100, correspondant à la moyenne de 2002-04, l'indice FAO agrégé des prix du poisson a considérablement augmenté pour s’établir à 164 en décembre 2013, ce qui marque une hausse sans précédent. Cette évolution dénote une offre inadéquate qui fait augmenter le prix de certains produits d’élevage comme le saumon et les crevettes, deux espèces parmi les plus vendues au monde, mais aussi le renchérissement de certaines espèces sauvages telles que la morue et certains poissons pélagiques. A l’inverse, les prix de la farine de poisson, après avoir culminé à des niveaux record en janvier 2013, se sont infléchis (de 20 % entre janvier 2013 et janvier 2014) mais leurs niveaux demeurent néanmoins élevés.

Après une période d’instabilité, amorcée au milieu de l’année 2012 puis au début de 2013, les échanges de poisson ont rebondi dans la seconde partie de 2013 et au début de 2014. En 2013, la valeur totale des échanges de poisson et de produits de la pêche s’est envolée pour dépasser les 136 milliards USD, soit plus de 5 % de plus que l’année précédente. Cette progression fait en partie écho à la hausse des prix, mais elle est également à mettre au compte de la reprise dans les économies à revenu élevé, qui représentent le gros des importations de produits de la mer. Les exportations des pays en développement ont globalement augmenté en partie sous l’effet du redressement de cette demande, mais aussi du fait de la bonne tenue de la demande pour des espèces de haute valeur, telles que le saumon, le thon, les bivalves et les crevettes, dans les économies émergentes.

Tirée par l’essor continu de la production aquacole, la production mondiale de poisson (aquaculture et pêche) a battu un nouveau record en 2013, s’établissant à plus de 160 Mt. La consommation apparente de poisson par habitant a enregistré une hausse de plus de 2 % par rapport à l’année précédente, hausse qui illustre la progression de l’offre de produits d’élevage, lesquels sont en train de supplanter les produits de la pêche dans l’offre de produits de la mer destinés à la consommation humaine, mais également l’accroissement des volumes d’espèces sauvages directement consommées par l’homme au lieu d’être transformées en farines/huiles de poisson.

 

Principaux éléments des projections

  • En dépit de l’instabilité qui a marqué l’année 2012 et une partie de 2013, la tendance à moyen terme dans le secteur de la pêche reste positive. Les pays en développement seront à l’origine d’importants changements et joueront un rôle moteur dans l’augmentation de la production, des échanges et de la consommation de produits halieutiques et aquacoles.
  • Les perspectives des pêches pour la prochaine décennie illustrent les évolutions attendues face au maintien de prix élevés et à la fermeté de la demande, dans les pays en développement en particulier. En 2023, les prix du poisson devraient être bien supérieurs aux moyennes historiques, en termes nominaux. En termes réels, ils devraient afficher une légère baisse, tout en restant cependant au-dessus des niveaux des précédentes décennies.
  • La production mondiale de poisson et fruits de mer devrait être 17 % plus élevée en 2023. Cette croissance sera principalement à mettre au compte de l’accroissement de la production aquacole, qui devrait représenter 49 % de la production totale en 2023. La production aquacole n’augmentera cependant que de 2.5 % par an, en raison de la hausse des coûts au cours de la période de projection, ce qui marquera un ralentissement par rapport aux 5.6 % enregistrés durant la précédente décennie.
  • Les échanges de poisson continueront de prospérer, mais à un rythme légèrement moins soutenu en raison de la hausse des coûts de transport, du ralentissement de la croissance de la production et du fléchissement de la demande dans certains pays importateurs.
  • La consommation mondiale apparente de poisson par habitant devrait, selon les projections, s’établir à 20.9 kg par personne en 2023, contre 19.2 kg en 2011-13. La croissance de la consommation de poisson pendant la période de projection sera moins dynamique que pendant la précédente décennie en raison des prix élevés du poisson et de l’affaiblissement de la croissance démographique.

 

Graphique. Les prix mondiaux des produits de la pêche devraient rester élevés en termes réels
Prix nominaux (gauche) et réels (droite)

Note : Poisson commercialisé (alimentation): Valeur unitaire mondiale des échanges (somme des importations et des exportations). Aquaculture: Valeur unitaire mondiale de la production de poissons issue de l’aquaculture (base poids vivant), selon la FAO. Pêche: Valeur de la production de poissons de capture, à l’exclusion de la transformation industrielle, estimée par la FAO. Farine de poisson: 64-65% protéines, Hambourg, Allemagne. Huile de poisson: toutes origines, N.O. Europe.
Source : Secrétariats de l’OCDE et de la FAO.

 

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