 |
|
Les acteurs habituels continuent de jouer un rôle prépondérant dans la production et les exportations de graines oléagineuses.
|
» Voir la base de données pour les produits d'oléagineux
Situation du marché
Au milieu de l’année 2010, les prix internationaux ont amorcé une nouvelle tendance à la hausse dans la filière oléagineuse par suite d’un resserrement progressif des approvisionnements mondiaux, conjugué à une augmentation régulière de la demande d’huiles et de tourteaux. Les retombées provenant de marchés céréaliers de plus en plus étroits ont contribué à cette évolution.
Vers la fin de la campagne 2010, il est apparu que les tensions sur l’offre et la demande allaient perdurer, voire s’intensifier, en 2011. La nouvelle campagne s’est ouverte sur des stocks de report relativement importants, mais dans une perspective d’augmentation minime de la production totale d’oléagineux car les superficies consacrées à ces cultures ont pâti de la concurrence avec les céréales. En outre, des conditions météorologiques défavorables ont entravé la croissance de plusieurs cultures, notamment celle du soja en Amérique latine.
À l’échelle de la planète, la production étant insuffisante pour répondre à la demande, il a fallu puiser dans les stocks mondiaux, d’où une baisse inéluctable des ratios stocks-consommation. En conséquence, après une période intermédiaire de détente des prix, les cours ont commencé à se raffermir début 2012. La crainte que les problèmes de concurrence foncière entre le soja et le maïs se reproduisent en 2012/13 a également joué un rôle.
Principaux éléments des projections
- La forte demande d’aliments, destinés à la consommation humaine et animale, et de matières premières des biocarburants, associée à des coûts de production élevés, explique l’augmentation soutenue des prix des graines oléagineuses, des tourteaux protéiques et des huiles végétales en termes nominaux sur toute la période de projection.
- Par rapport à la moyenne de 2009-11, la production mondiale d’oléagineux devrait progresser de 20 % seulement ces dix prochaines années. Les coûts élevés, les contraintes environnementales et l’importante rentabilité des cultures concurrentes vont ramener la croissance à la moitié environ du taux de la décennie précédente. L’essor de la production sera sous-tendu autant par l’expansion des superficies que par l’amélioration des rendements.
- Les acteurs traditionnels devraient garder une place prépondérante dans la production et les exportations d’oléagineux, mais, selon toute probabilité, de nouveaux exportateurs tels que l’Ukraine et le Paraguay contribueront de plus en plus à la croissance des exportations mondiales. Tandis que les producteurs de soja sud-américains continueront sans doute à l’emporter dans les exportations mondiales de tourteaux, l’Indonésie et la Malaisie devraient voir leur part dépasser 60 % dans les exportations d’huiles végétales. Les importations de graines oléagineuses et produits dérivés seront vraisemblablement moins concentrées, même si la Chine et l’Union européenne sont appelées à rester en tête.
- L’utilisation de biodiesel devrait connaître un essor significatif dans les pays développés et en développement. En ce qui concerne les utilisations alimentaires, parallèlement à une stagnation dans le monde développé, on prévoit dans les pays en développement une augmentation de 2 kg de la consommation annuelle par habitant, soit 12 % au cours de la prochaine décennie, mais les chiffres ne représenteront encore que trois quarts environ du niveau actuellement observé dans les pays développés.