IMHE Info Avril 2007

 

Programme de l’OCDE sur la gestion des établissements d’enseignement supérieur

L’unique forum international de l’OCDE destiné aux établissements de l’enseignement supérieur.

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L’engagement régional : l’avenir de l’enseignement supérieur ?

Le concept d’université en tant que site dématérialisé, consacré au savoir pour le savoir, avait autrefois son importance pour la crédibilité et la légitimité des établissements. Cette « dénégation du lieu » a évolué avec l’expansion de l’enseignement supérieur et la focalisation accrue sur la création locale de savoir au sein des régions.  À présent,  les forces de la mondialisation et la révolution des technologies de l’information et des communications sont à l’œuvre pour entraîner la « mort des distances », n’importe quel endroit disposant d’une connexion à Internet pouvant désormais participer à l’économie du savoir. Pourtant, l’innovation continue de se concentrer dans certaines régions, notamment celles qui se distinguent par des communautés particulièrement vivantes, un personnel qualifié et la disponibilité d’établissements d’enseignement supérieur…
L’IMHE, en coopération avec la Direction de l’OCDE de la gouvernance publique et du développement territorial, a réalisé une enquête comparative sur la façon dont les enjeux liés aux établissements d’enseignement supérieur et leur engagement régional étaient traités dans les divers États membres. Ce projet intitulé « Soutenir la contribution des établissements d’enseignement supérieur au développement régional » s’est efforcé de trouver des solutions innovantes pour améliorer la gestion de l’interface régionale.

L’IMHE a lancé ce projet au printemps 2004 en réponse à une vaste gamme d’initiatives de la part des pays de l’OCDE pour mobiliser l’enseignement supérieur en soutien au développement régional. L’objectif est de trouver des réponses à plusieurs questions : quel est l’objet de l’engagement régional de l’enseignement supérieur ? Quels sont ses moteurs et quels sont ses obstacles ? Quelles sont ses implications pour la gouvernance et la gestion des établissements d’enseignement supérieur, pour les régions et pour les nations ? Et enfin, comment l’engagement régional s’intègre-t-il à la recherche d’excellence académique à l’échelle mondiale ?

Le plus grand projet de l’histoire de l’IMHE arrive à présent à son terme. Quatorze régions de douze pays  différents ont fait l’objet d’un examen. Le rapport final, fondé sur l’expérience des régions et sur les examens régionaux menés par l’OCDE, sera rendu officiel en septembre à l’occasion d’une conférence de haut niveau sur les politiques qui doit se tenir à Valence, en Espagne. Quels sont les enseignements tirés ? Quels sont les repères pour l’avenir ? A-t-on pu constater une évolution dans les régions ?

Contraintes et défis

La plupart des pays de l’OCDE ont connu une réorientation politique, passant de l’octroi d’aides aux régions défavorisées au soutien du développement local à travers les savoir-faire, l’esprit d’entreprise et l’innovation. Des concepts tels que les « grappes industrielles » et les « régions d’apprentissage » suggèrent que les infrastructures du savoir et de l’apprentissage d’une région sont essentielles. Les réponses politiques, qui ont tout d’abord été centrées sur la mise en valeur de la capacité d’innovation technologique, se sont à présent enrichies pour inclure l’innovation sociale et organisationnelle.

Dans certains pays de l’OCDE, l’enseignement supérieur se caractérise par des systèmes fortement bureaucratiques qui laissent peu de place à l’autonomie et à la flexibilité pour décider de ce que l’on y enseigne et de ce que l’on y produit. Les ministères de l’Éducation se posent souvent en défenseurs du rôle central de l’enseignement supérieur et de la recherche dans l’atteinte des aspirations nationales et internationales. Alors même que l’engagement auprès des entreprises et de la communauté a été reconnu comme un  « devoir » pour les établissements d’enseignement supérieur, celui-ci est pourtant resté en arrière plan et n’a pas été relié à la recherche ni à l’enseignement.

Les structures actuelles de financement et de mesures incitatives ne soutiennent pas suffisamment l’engagement régional des établissements d’enseignement supérieur : d’un point de vue géographique,  la recherche est financée de façon neutre et le budget de l’enseignement ne se donne pas d’objectif de construction du capital humain dans les régions défavorisées. Parallèlement, les structures des établissements d’enseignement supérieur offrent peu d’incitations ou de ressources à leur personnel pour mener des activités profitables à la région. On constate par ailleurs un manque de développement d’outils de mesure appropriés dans le domaine des régions.

Établir un lien entre les niveaux mondial et local

L’enseignement supérieur peut aider les villes et les régions à accroître leur compétitivité mondiale. En effet, la mondialisation et la localisation donnent un caractère de plus en plus important à la disponibilité locale de savoir et savoir-faire. Or, les établissements d’enseignement supérieur ont également besoin de leurs régions. Voici comment John Goddard, directeur académique du projet d’examen, perçoit la situation :

"Tous les établissements d’enseignement supérieur et toutes les régions ne peuvent pas se faire concurrence de façon équitable sur la scène mondiale. La concurrence mondiale dans l’enseignement supérieur est menée par les universités de recherche américaines qui disposent des moyens les plus importants. Pour celles-ci, l’engagement régional semble dépourvu de pertinence, mais pour ceux qui se situent au niveau inférieur, le soutien régional de leurs aspirations mondiales peut s’avérer essentiel. Les établissements d’enseignement supérieur doivent absolument mobiliser ce soutien régional et rester attractifs pour les universitaires de premier plan. Pour y parvenir, il leur faut réconcilier les tensions entre deux types de positionnement : l’attitude de détachement de l’enseignement supérieur et l’attitude orientée par la science et les technologiques de l’interaction entre les entreprises et la communauté."

"Récemment, Trondheim (Norvège) est devenue « capitale européenne de la recherche » avec l’installation en son sein des services de R&D de Google, Yahoo et quelques start-ups de dimensions plus modestes. Un tel choix n’aurait pu se faire sans la présence d’une main-d’œuvre qualifiée dans la communauté de Trondheim et à proximité de l’université de technologie de Norvège qui, des années durant, a centré ses efforts de recherche sur ce domaine et continue de former des diplômés hautement qualifiés."

Les régions ont-elles tiré parti de ce processus ?

Le projet de l’OCDE avait pour finalité d’accroître la conclusion de partenariats au sein des régions. Les établissements d’enseignement supérieur qui ont participé à l’examen ont rendu compte d’un certain nombre d’améliorations suite au projet d’examen. Celles-ci portent notamment sur : l’intensification de la participation des établissements d’enseignement supérieur dans le processus et l’application des stratégies régionales ; la génération de nouvelles sources de financement en provenance des entreprises locales ; un renforcement du concept de marque pour les établissements d’enseignement supérieur et pour la région ; et enfin, un plus grand impact sur les politiques nationales.

Voici à présent comment Per Fredriksson, directeur des relations communautaires de l’université de Karlstad et coordonnateur de l’examen régional du Värmland, envisage la situation :

"Le processus est long mais nous sommes parvenus, d’une certaine façon, à développer une compréhension mutuelle de la marche à suivre pour faire avancer la région. Pour la première fois depuis de nombreuses années, la création d’entreprises du Värmland est redevenue positive. Les raisons à cela pourraient faire l’objet de débats (à l’infini…), mais il s’agit d’un résultat encourageant pour tous les acteurs concernés par notre projet commun ! Une chose est claire : l’examen mené par l’OCDE constituera la pierre angulaire du développement du programme de croissance régionale et des travaux liés au programme de fonds structuraux de l’Union Européenne. Nous avons ainsi connu un « redémarrage » en décembre dernier lorsque nous avons organisé un séminaire à l’attention des responsables politiques récemment élus."

Pas de solution universelle

L’examen ne fournit pas de solution universelle mais le rapport final indiquera toutefois certains enjeux généraux d’importance qui méritent d’être considérés par les établissements d’enseignement supérieur, leurs parties prenantes locales et régionales, ainsi que les gouvernements nationaux. L’examen avait également pour but de recenser les bonnes pratiques et les politiques efficaces, puis de diffuser ces informations.

Les initiatives visant à remettre en avant les objectifs de service à la communauté sont souvent mal intégrées aux fonctions d’enseignement et de recherche qui restent au cœur des établissements du supérieur. Il semble ainsi que certains styles d’apprentissage soient particulièrement adaptés au soutien régional. À l’université d'Aalborg, au Danemark, plus de 50 % du travail de l’étude consiste à mener des projets orientés sur la résolution de problèmes : les étudiants travaillent en équipe et se penchent sur des domaines sources de problèmes identifiés en coopération avec les entreprises, les organisations et les établissements publics. À tout moment, on compte quelque 2000 à 3000 projets en cours qui garantissent l’engagement de l’université auprès de la société environnante.

Les établissements d’enseignement supérieur et l’innovation dans les entreprises

Les établissements d’enseignement supérieur peuvent contribuer de quatre façons à l’innovation dans les entreprises régionales : en participant à la formation d’une nouvelle base industrielle via la création d’entreprises ; en améliorant les produits, processus et services des entreprises déjà établies grâce à des services de consultation et de conseil ; en diversifiant les entreprises dans de nouveaux secteurs par l’introduction de nouveaux produits dérivés de la recherche ; et enfin, en attirant vers la région des investissements venus de l’extérieur grâce aux ressources en savoir-faire des établissements d’enseignement supérieur locaux.

La création de nouvelles entreprises dans des industries fondées sur le savoir constitue un moyen de diversification de l’économie régionale. Toutefois, le bénéfice principal peut provenir de l’amélioration de la compétitivité d’entreprises existantes, particulièrement des PME qui dominent la plupart des économies régionales. Celles-ci éprouvent en effet de grosses difficultés à travailler en partenariat avec les établissements d’enseignement supérieur. Les premiers pas dans ce sens doivent donc être modestes, en aidant tout d’abord l’entreprise à résoudre ses problèmes commerciaux et technologiques puis, dans un deuxième temps, en accompagnant l’entreprise dans un développement plus innovant axé sur les produits, les processus et les services. Afin d’ouvrir la « boîte noire » de l’enseignement supérieur, différents points d’entrée ont été crées dans les régions. L’un des plus anciens est la Maison du savoir.

 Maison du savoir

 

Établie en 1995, la Maison du savoir constitue un effort conjoint des cinq universités du nord-est de l’Angleterre ainsi que de l’Open University du nord. Il s’agit d’un point d’entrée pour les PME et les établissements d’enseignement supérieur qui permet d’aider les entreprises à accéder aux savoir-faire, à l’expertise et aux ressources spécialisées des universités. Offrant des solutions expertes pour développer des idées et résoudre des problèmes grâce à la collaboration, la consultation, la formation et la recherche, la Maison du savoir propose un service clés en main, depuis la réception et la diffusion des demandes, en passant par la gestion de projet et la livraison, jusqu’à l’évaluation après exécution. La Maison du savoir reçoit plus de 1000 demandes d’entreprises clientes et remplit environ 200 contrats chaque année. En résultat, la croissance des entreprises atteint 25 %, l’impact économique cumulatif s’élevant à plus de 35 millions de livres sterling (soit un taux de rentabilité égal à 6 fois l’investissement initial).

La majorité des liens de l’industrie locale avec les établissements d’enseignement supérieur, en particulier avec les universités de recherche, portent sur le secteur technologique. En Espagne, la province de Castille et la région de Valence fournissent un exemple intéressant de coopération d’une université nouvelle avec l’industrie traditionnelle et les PME. Cette collaboration a transformé la région en leader mondial grâce à l’amélioration de la capacité d’absorption de la base des PME de la région.

 La transformation de l’industrie de la céramique à Valence, en Castille

L’université Jaune I a contribué à la restructuration du groupe de production de carreaux en céramique traditionnelle qui se compose de 500 entités, principalement des PME, et emploie 36 000 personnes. La médiation a été assurée par l’Institut de technologie céramique (ITC), une association à but non lucratif constituée sur la base d’un accord entre l’Institut universitaire de technologie céramique et l’Association de recherche pour l’industrie céramique. L’ITC fournit ainsi un accès au savoir, au savoir-faire et à l’expertise de l’université dans des locaux construits à cet effet, ainsi qu’une batterie de test de certification de la qualité des produits céramiques (il s’agit de l’un des neuf laboratoires offrant des services de ce type en Europe). La croissance du groupe de production de céramique a été soutenue par des transferts de technologie, des entreprises dérivées et une amélioration des technologies existantes. Ce partenariat a permis à Valence de devenir leader mondial de l’industrie de la céramique.

 

 Steve Garlick

L’Australien Steve Garlick est l’un des personnages les plus importants des examens IMHE. Il a ainsi participé à cinq examens en tant qu’évaluateur principal, expert international et coordonnateur régional. Steve possède 20 années d’expertise dans le développement régional en tant que concepteur de politiques et conseiller ministériel, gestionnaire de programme, praticien régional et chercheur. Dans son temps libre, il préside avec son épouse une grande organisation australienne de préservation des espèces endémiques et soigne les animaux sauvages orphelins dans sa propriété de Canberra.

 Pleins feux sur les régions

 

Australie : Sunshine-Fraser Coast

Brésil : Haut Paraná

Canada : Canada atlantique

Corée : zone urbaine de Busan

Danemark : Jutland-Funen

Danemark/Suède : Øresund

Espagne : région autonome de Valence et les Canaries

Finlande : région de Jyväskylä

Mexique : État du Nuevo León

Norvège : Trøndelag, région centrale de la Norvège

Pays-Bas : Twente

Royaume-Uni : Nord-est de l’Angleterre

Suède : Värmland

Le projet de l’IMHE arrivera à son terme en septembre. Il a notamment été soutenu par le Conseil de financement de l’enseignement supérieur pour l’Angleterre (HEFCE) et la Fondation CYD (Espagne), ainsi que par des prêts de services de la part du ministère coréen des Ressources humaines et du développement et de la ville de Turku en Finlande. Ont pris part à ce projet non seulement des établissements d’enseignement supérieur mais aussi leurs régions, ainsi que les autorités publiques responsables du développement territorial et de l’enseignement supérieur aux échelles nationale et régionale. La sélection a inclus quatorze régions : neuf régions européennes, une région d’Amérique latine et deux régions d’Asie Pacifique et d’Amérique du nord. Les régions en question peuvent être de type rural à métropolitain et de type périphérique à central. Quant aux établissements d’enseignement supérieur, il peut s’agir d’institutions de recherche ou bien d’institutions à vocation professionnelle. Au niveau national, l’examen rassemble des systèmes fortement centralisés autant que des régimes de dévolution.
Pour consulter les rapports d’examens et obtenir de plus amples informations 
Conférence :
Concurrence mondiale, engagement local - Enseignement supérieur et régions
19-21 septembre 2007, Valence, Espagne.
Pour plus informations et pour s'inscrire

 

Nouvelles de l’IMHE

L’IMHE souhaite la bienvenue aux nouveaux membres suivants :
The University of the Sunshine Coast - Australie
Unity University College - Ethiopie
UHI Millennium Institute - Royaume-Uni

Résultats de l’enquête sur IMHE Info

Nous avons reçu 147 réponses pour cette enquête. Les résultats montrent votre satisfaction et suggèrent quelques pistes d’amélioration que nous allons essayer de suivre. Nous vous remercions encore pour votre participation.


Carnets d'Australie

La présidente du Comité directeur de l’IMHE, Marijk van der Wende, a effectué un séjour en Australie à l’occasion d’un symposium sur les tendances internationales dans les classements et classifications d’universités, qui s’est tenu à l’université de Griffith. Mme van der Wende y a été reçue en tant que conférencière d’honneur et a également animé des séminaires académiques aux universités de Melbourne et de Monash. Elle a ainsi eu l’occasion de retrouver des collègues de l’université de Sydney et de l’université de Nouvelle Angleterre et a officiellement visité l’université de Sydney Ouest et celle de Deakin.

Un secteur de l’enseignement supérieur actif

« L’Australie est célèbre pour son secteur de l’enseignement supérieur actif et ouvert au débat. Les enjeux qui y sont actuellement débattus – comme c’est le cas dans de nombreux autres pays – ont notamment trait à la pertinence et à l’impact des classements d’universités à l’échelle mondiale. Les vues de l’IMHE concernant la double importance de la transparence et de la diversité des missions dans des systèmes d’enseignement supérieur dynamiques, ainsi que les principales conclusions de la conférence de Bonn (décembre 2006) – en faveur d’une production des classements au sein de groupes définis d’établissements comparables (classification) pour éviter tout effet indésirable sur la diversité – se sont inscrites de façon cohérente dans le débat élargi. Tout comme lors de séminaires précédents en Europe, de fortes critiques ont été exprimées à l’encontre du Times Higher Education Supplement (THES) World University Ranking (Classement mondial des universités par le supplément du Times sur l’enseignement supérieur). Plusieurs recteurs d’université et d’autres experts ont fait part, de façon convaincante, de leur opposition à ses fondements méthodologiques et au rang que ceux-ci attribuent à certains établissements dans le classement – rang jugé trop élevé dans certains cas ! Le classement mondial des universités sur une base académique réalisé par l’université Jiaotong de Shanghai a pour sa part été accueilli avec beaucoup plus de respect, car les explications portant sur sa méthodologie étaient transparentes et témoignaient de leur intégrité académique. Les débats menés avec ses concepteurs sur des points suscitant l’inquiétude ou nécessitant des améliorations se sont déroulés dans un esprit ouvert et constructif. Néanmoins, d’autres approches telles que le modèle allemand CHE ont été perçues comme des pistes déterminantes pour obtenir une meilleure information à destination des étudiants. Par ailleurs, l’idée que l’OCDE pourrait élaborer une méthodologie de type PISA afin de mieux appréhender la qualité en termes de réussite de l’apprentissage a suscité l’intérêt général.

Les universités répondent aux modifications de l’environnement

La visite à l’Université de Sydney Ouest a permis d’illustrer les façons dont les universités répondent aux modifications de l’environnement. La rectrice Janice Reid, membre du comité directeur de l’IMHE, considère que l’université a tiré parti de son premier examen par la nouvelle agence d’assurance qualité (AUQA), dont les résultats se sont avérés plutôt positifs, et envisage avec confiance la mise en place du nouveau Cadre de recherche sur la qualité (RQF). En effet, l’université a déjà largement centré ses efforts de recherche dans des domaines particulièrement pertinents pour ses missions régionales et engagements locaux. L’université de Sydney Ouest a également entrepris une importante restructuration de ses activités à l’étranger, réduisant le nombre de programmes de 43 à 7.

Plus généralement, l’enseignement supérieur australien semble engagé dans une évaluation et une réflexion en profondeur sur plus de dix ans d’expérience de l’enseignement extranational et des défis et avantages qui y sont liés. Par ailleurs, les capacités linguistiques des étudiants étrangers présents sur le campus font également l’objet de débats, autant dans le grand public que dans le secteur de l’enseignement lui-même. La qualité sera déterminante pour l’élaboration de nouvelles stratégies qui pourraient, plus que par le passé, tirer parti d’occasions d’introduire des dimensions internationales plus fortes (notamment l’apprentissage des langues étrangères) au sein du programme éducatif du pays et de la vie sur le campus des étudiants australiens. Cet aspect qualitatif sera également décisif pour faire progresser la réputation mondiale de l’université australienne en élargissant le portefeuille international de programmes destinés aux étudiants du second cycle et de programmes de recherche. C’est grâce à une forte coopération avec les pays de la région élargie (par exemple la Chine), qui investissent de plus en plus dans la R&D, que les universités de recherche australiennes pourront renforcer le cadre international de financement de leurs activités.

La focalisation remarquable sur les évolutions en Europe est une autre preuve du positionnement croissant vers l’international adopté par l’enseignement supérieur australien. Le Processus de Bologne a donné lieu à certaines actions de la part du gouvernement et inspiré une réforme des programmes au niveau des établissements. Un projet d’élaboration d’une version australienne de l’International Diploma Supplement a ainsi été lancé récemment par le ministère de l’Éducation, de la Science et de la Formation (DEST).

 

Le coin des livres


Des emplois pour les jeunes : Belgique, Éditions OCDE, ISBN: 9264030425

Face à la persistance du chômage des jeunes, leur insertion dans l'emploi reste une préoccupation majeure des pays de l'OCDE. L'OCDE a lancé une série de rapports dans une quinzaine de pays, dont la Belgique. Chaque rapport fait le tour des principales barrières à l'emploi des jeunes et évalue la pertinence et l'efficacité des dispositifs existants pour faciliter la transition de l'école à l'emploi. Chaque ouvrage présente également une série de recommandations sur les politiques que les autorités publiques et les partenaires sociaux devraient mener.

Politiques et gestion de l'enseignement supérieur : Volume 18 n°3, Éditions OCDE, ISSN 1682346X

Politiques et gestion de l'enseignement (anciennement Gestion de l'enseignement supérieur) est une publication du Programme de l'OCDE sur la gestion des établissements d'enseignement supérieur (IMHE) destinée aux administrateurs et aux gestionnaires des établissements d'enseignement supérieur ainsi qu'aux chercheurs spécialisés dans la gestion de ces établissements. Elle couvre le domaine de la gestion des établissements à travers des articles et des comptes rendus de projets de recherche et renseigne sur les activités et les manifestations organisées par l'IMHE de l'OCDE.

The virtual university, édité par Susan d’Antoni, UNESCO. ISBN 978-92-3-104026-9 (en anglais uniquement)

L’apprentissage en ligne et l’université virtuelle constituent des exemples de l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC) comme approche de l’enseignement et de l’apprentissage, mais aussi comme structure d’organisation, soulevant par là-même des questions liées au phénomène de l’éducation par-delà les frontières.
Cette publication explore les implications pour les politiques relatives aux TIC ainsi que pour la planification et la gestion des établissements d’enseignement supérieur nouveaux ou restructurés. Huit études de cas de différentes régions, représentant divers modèles institutionnels, racontent l’histoire de leur évolution et font état des enseignements tirés.

 

Calendrier IMHE


Retrouvez toutes nos réunions

25-27 avril 2007    Rethinking North America: Higher Education, Regional Identities and

                             Global Challenges, 11e conférence du  CONAHEC
                             www.conahec.org/conahec/Conferences

25-27 juin 2007    Higher Education in the 21st Century – Diversity of  Missions, conférence IMHE,

                             DIT, Dublin, Irlande.
                             www.heconference.dit.ie/

3-4 septembre 2007  Supporting Success and Productivity:  Practical Tools  for Making your

                             University a Great Place to Work, Université de Cambridge, Université 

                             Harvard,  Universitas 21 et IMHE, Paris, France.
                             www.oecd.org/edu/imhe/whatworks2007

19-21 septembre 2007  Concurrence mondiale, engagement local - Enseignement supérieur et

                            régions, conférence internationale, Valence, Espagne.

                            Contact : jaana.puukka@oecd.org


Autres réunions


12-15 septembre 2007  19e conférence annuelle de l’EAIE, Trondheim, Norvège.
                                   www.eaie.org

23-25 septembre 2007  Lifelong Learning in the City-Region’ in Pecs, Hongrie
                                  www.pascal2007conf.pte.hu/index.htm

7-9 novembre 2007       ICT, Transparency and Corporate Responsibility: Social and Ethical

                                  Considerations in the Global Economy, Lisbonne, Portugal.
                                  www.cmu.edu/transparency2007/

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