Résumés: Table ronde - Réputation et classement – l’impact des classements internationaux sur la stratégie et les pratiques des établissements

 

Classements, indicateurs de résultats et hiérarchisation des établissements : la nouvelle donne mondiale dans l’enseignement supérieur

Intervenant principal : Simon Marginson, Professeur d’enseignement supérieur, Centre d’études de l’enseignement supérieur, Université de Melbourne, Australie

 

Le présent article envisage la conjonction potentielle de trois éléments :
(1) les classements mondiaux d’universités, à l’appui desquels un système crédible de comparaison des performances de la recherche est déjà en vigueur ;
(2) les comparaisons des performances des établissements en matière d’enseignement et d’apprentissage et/ou de résultats sur le marché de l’emploi, faisant actuellement l’objet de délibérations à l’OCDE ; et
(3)  les hiérarchisations des établissements, d’ores et déjà utilisées dans certains pays tels que les États-Unis et la Chine et actuellement en cours de délibération en Europe.
Il existe de nombreuses formes possibles pour ces technologies administratives et pour leur combinaison, avec des effets variés sur les résultats des établissements et des systèmes d’éducation, sur les qualités et la compétitivité et sur le classement de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le résultat pourrait être plus ou moins ouvert à l’élaboration de stratégies, plus ou moins égalitaire, et plus ou moins global dans l’instauration de mécanismes d’encouragement à l’amélioration. La question clé est de déterminer comment ces évolutions pourront être rassemblées et configurées de sorte à conduire à un perfectionnement optimal et général dans les systèmes nationaux comme dans les établissements individuels.

 

Les classements et la lutte pour l’excellence au niveau mondial : stratégies des établissements et choix en matière d’action publique

Intervenant membre du panel : Ellen Hazelkorn, Directeur, Institut de technologie de Dublin, et Recteur, Factulté des arts appliqués ; Directeur, Unité de recherche sur l’action publique en matière d’enseignement supérieur, Irlande

 

Les classements d’universités créent partout la polémique dès qu’ils sont publiés ou simplement évoqués. Les acteurs politiques y font souvent référence en tant qu’indicateur de la puissance économique et des aspirations de leur pays, les universités les utilisent pour aider à établir ou définir des objectifs et schématiser leur performance en fonction des divers paramètres d’évaluation, tandis que les universitaires les emploient en soutien de leurs propres réputation et statut professionnels. Ce qui n’était au départ qu’un produit de consommation – ciblant les étudiants nationaux du premier cycle – constitue à présent une preuve autant qu’un moteur de la lutte mondiale pour l’excellence.
De plus en plus, tout indique que les classements sont perçus comme jouant en rôle clé dans la capacité et la facilité des universités à construire et maintenir leur réputation. Il apparaît également que les étudiants ayant de très bon résultats - en particulier les étudiants internationaux et du supérieur - utilisent ces classements pour sélectionner les établissements, et que les parties prenantes externes s’en servent pour influer sur les décisions portant sur le financement, le parainnage et le recrutement/l’emploi. Cette conscience de l’importance des classements s’intensifie car l’on perçoit les bénéfices et avantages comme découlant logiquement d’un rang élevé. Réciproquement,  la « peur du déclassement » et la publicité négative qui y est associée peuvent être aussi critiques pour les universités bien classées ou pour les établissements ambitieux que l’absence du classement peut l’être pour d’autres.
Les établissements d’enseignement supérieur sont face à des choix stratégiques majeurs : doivent-ils investir leurs ressources dans la révision de leurs programmes ou bien dans le renforcement de la recherche ? S’ils se focalisent sur les programmes, vont-ils en pâtir parce que leurs concurrents ont, eux, ciblé la recherche ? Doivent-ils utiliser les classements pour aider à améliorer leur planification stratégique ou pour définir leurs objectifs ? Doivent-ils fusionner avec un autre établissement ou réorganiser le leur ?
Le présent article fournit une analyse comparative des expériences et des réponses des établissements à partir d’une enquête nationale menée en 2006, ainsi que d’entrevues avec des chefs d’établissements supérieurs, des employés, des étudiants et diverses parties prenantes en Allemagne, en Australie et au Japon réalisées au cours de l’année 2008. En plus de décrire et d’examiner les réponses et options à la disposition des établissements, l’article explore les façons dont le cadre d’action publique influence les solutions trouvées par les établissements ainsi que leur attitude.
L’étude de 2008 a été menée sous les auspices de l’Institute of Higher Education, avec le financement de la Lumina Foundation, en association avec l’IMHE et l’AIU.

 

Un pacte avec le diable? Les réponses des établissements d’enseignement supérieur aux classements nationaux et internationaux

Intervenant membre du panel : Peter West, Secrétaire de l’Université de Strathclyde, Royaume-Uni

Dans le monde hautement concurrentiel de l’enseignement supérieur international, les universités mettent à profit leur position avantageuse dans les classements afin de renforcer leur réputation. Or, en agissant de la sorte, ne signent-elles pas un véritable pacte avec le diable, les coûts à long terme surpassant les gains à court terme ? Le succès aux classements d’universités a en effet un coût : il oblige à accepter les règles des autres plutôt que de se consacrer à des missions particulières liées aux priorités de la communauté locale.
À partir d’enquêtes récentes sur les expériences des établissements et d’une analyse nouvelle de l’impact des classements sur l’enseignement supérieur en Angleterre, cette présentation avance la thèse selon laquelle si les classements sont amenés à perdurer – et cela semble être le cas - alors les défauts de l’approche adoptée aujourd’hui doivent être reconnus et résolus.

 

Intervenant membre du panel : Alisa Cunningham, Vice President for Research and Programs, Institute for Higher Education Policy, Washington, USA

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