Résumés : Table ronde - Entre besoins et attentes de la société et autonomie des établissements : qui décide des paramètres à évaluer et des méthodes d’évaluation à employer ?

 

Le savoir en tant que propriété publique : du bien-fondé sociétal de la recherche scientifique

Intervenant principal : Lex Bouter, recteur, Université VU Amsterdam, Pays-Bas

 

Le financement des universités provient en majorité de sources publiques. À cet égard, il semble donc raisonnable d’escompter un retour sur investissement pour la société. Du point de vue de la recherche scientifique, cela signifie au minimum un potentiel impact sociétal. Les universités et les chercheurs se doivent d’examiner de façon claire le bien-fondé sociétal de leurs activités de recherche, pour ensuite fournir des comptes-rendus clairs eux aussi. « Faisons-nous ce qu’il faut ? » , « Faisons-nous comme il faut ? » : ces questions clés supposent qu’en plus des indicateurs sur la qualité scientifique, il convient d’étudier les indicateurs du bien-fondé sociétal. Ce double objectif se place dans le contexte des pratiques actuelles d’évaluation de la recherche universitaire. Le présent exposé propose 12 indicateurs de bien-fondé sociétal se concentrant à la fois sur la valeur socio-culturelle et sur la valeur économique de la recherche. Les exemples fournis concernent principalement la santé et les sciences de la vie. Enfin, pour conclure, sont analysés les défis principaux de l’évaluation du bien-fondé sociétal de la recherche scientifique.

 

Équilibrer les besoins et attentes de la société et l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur

Intervenant membre du panel : Wendy Purcell, recteur, Université de Plymouth, Royaume-Uni

Habituellement, les universités sont vues comme des lieux d’apprentissage et de recherche. Pendant de nombreuses annés, ces établissements autonomes ont pu être perçus comme des « tours d’ivoire », quelque peu en retrait des responsabilités de la société, les chercheurs et les professeurs travaillant tous pour le bien général et la poursuite des connaissances et de l’apprentissage pour le savoir. Au cours des dernières années, de nombreuses études publiées au Royaume-Uni ont reconnu que les établissements d’enseignement supérieur avaient une valeur bien plus importante pour leur région et contribuaient pour quelque 45 millions de livres sterling à l’économie nationale, fournissant des emplois directs à plus de 600 000 personnes. Ainsi, à notre époque moderne, quels sont les besoins et attentes de la société envers l’enseignement supérieur ? Comment les universités évoluent-elles pour s’y adapter ? Comment équilibrer les besoins de la société et l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur ? Tout en apportant une forte contribution à l’économie régionale et nationale, comment rendre service aux communautés de parties prenantes ? Le Professeur Purcell aborde ces questions du point de vue de sa fonction de recteur de l’Université de Plymouth afin d’apporter la perspective d’un contexte régional ainsi que des exemples clé issus de son établissement, qui est en passe de créer sa propre niche d’université-entreprise.

 

Intervenant membre du panel : Joan Landeros, Director, Centre for Inter National Education, Universidad La Salle, Mexico

 

 

 

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