Science et technologie

Les nouvelles sources de croissance: table ronde

 

En savoir plus sur Les nouvelles sources de croissance

L'économie mondiale a connu une croissance spectaculaire au cours des 50 dernières années, malgré plusieurs crises. Les niveaux de vie moyens se sont améliorés dans le monde entier. Nos moyens de production et de consommation ont été radicalement transformés, et plus d'individus que jamais peuvent aujourd‘hui combler leurs besoins vitaux primaires. Mais, pour que ce progrès continue, il faudra affronter un certain nombre de défis. Nous ne pouvons négliger l'impact environnemental de l'élévation de nos modes de vie. Des millions de personnes vivent encore dans la pauvreté, sans avoir assez à manger et sans accès à un logement, des soins de santé ou une éducation convenables. Il nous faut trouver de nouvelles sources de croissance, et des façons différentes de gérer les sources existantes de croissance. Nous avons demandé à plusieurs experts de l'OCDE, issus de différents domaines de travail - agriculture, science et technologie, analyse économique, développement - de répondre à cette question :

 

« Quels sont les principaux enjeux concernant le maintien de la croissance, et les nouveaux moyens d'y répondre ? »

 

De nouvelles sources de croissance plus vertes ?

Giuseppe Nicoletti, Chef de la division de l'analyse des politiques structurelles, département des Affaires économiques de l'OCDE

 

Les tensions entre croissance économique et environnement soumettent les principaux biens publics mondiaux, comme l'eau et le climat, à rude épreuve. Les risques pour le développement augmentent, la croissance continuant d'épuiser et de dévaloriser les ressources naturelles (consommation) plus vite qu'elles ne peuvent se reconstituer (préservation). L'épuisement du capital naturel intervient à un rythme plus rapide dans le monde en développement, mais une grande partie des besoins qui motivent cet épuisement provient du monde développé.

 

Ces tensions pourraient compromettre la soutenabilité de la croissance future, pour au moins deux raisons : la substitution du capital physique au capital naturel est de plus en plus onéreuse (par exemple il faut des flottes de pêche plus sophistiquées pour pêcher du poisson de plus en plus rare) ; et les changements ne suivent pas nécessairement une trajectoire lisse et prévisible - les évolutions peuvent être soudaines et catastrophiques (par exemple, la gestion non viable des zones de pêche conduit à la disparition de certaines espèces).

 

L'économie mondiale réagira en partie spontanément à ces tensions, notamment par une modification des prix ou des préférences des consommateurs. Mais cette réaction sera lente, et insuffisante pour éviter les pertes de bien-être associées à la dégradation environnementale, car les outils économiques traditionnels, comme les droits de propriété ou les mécanismes clairs de fixation des prix, sont absents ou incomplets pour un grand nombre de biens et de services environnementaux comme le climat ou la biodiversité.

 

Par ailleurs, les cadres d'action actuels sont inadéquats pour remédier à ces imperfections, et peuvent même accentuer les tensions, surtout dans les pays en développement, par exemple du fait de l'utilisation généralisée des subventions aux combustibles fossiles (un problème qui s'applique également aux pays développés, comme l'ont montré les discussions du G20). Il faut aussi compter avec les difficultés généralement rencontrées lorsqu'il s'agit de faire face à des risques à faible probabilité mais à fort impact, ou d'appliquer des politiques dont les inconvénients sont immédiatement visibles mais dont les avantages n'apparaissent qu'à plus long terme.

 

Cependant, la reconnaissance croissante du fait que nous vivons dans un monde « de deuxième choix » favorise la mise en oeuvre de réformes qui génèrent des avantages à la fois économiques et environnementaux.

 

Plus fondamentalement, en-dehors de ces politiques gagnant-gagnant, il faudrait, pour passer à une croissance verte, des mesures pour imiter ou créer les marchés manquants, en utilisant par exemple la tarification du carbone, les impôts, des normes et réglementations, etc. Il faudrait également mieux informer les consommateurs quant aux options écologiquement rationnelles et encourager les innovations donnant à l'activité économique les moyens d'utiliser les ressources de façon plus efficace ou de moins consommer de carbone, mettant ainsi un terme à la situation actuelle de dépendance à l'égard de modèles de demande et de technologies « sales ». Ces politiques seraient coûteuses, mais elles amélioreraient le bien-être des générations actuelles et futures.

 

Nous devons aussi tirer parti du potentiel de croissance que recèlent les préoccupations liées à l'environnement, notamment à travers l'innovation environnementale et les produits et services écologiques.

 

Pour mettre en place une telle stratégie, il faudrait reconnaître que la qualité de la croissance est aussi importante, sinon plus, que son rythme. Autrement dit, l'objectif serait de recentrer la trajectoire de croissance de façon à mieux tenir compte d'éléments comme le capital naturel, la valeur des services fournis par les écosystèmes ou les coûts des dommages à l'environnement. Cela implique aussi que l'on se préoccupe davantage de la répartition du revenu et de la richesse.

 

Comme l'a souligné l'OCDE depuis l'effondrement financier de 2008, la crise actuelle nous fournit une occasion de changer de cap et de surmonter certains des obstacles à une amélioration des politiques. Les gouvernements ont reconnu la nécessité de développer de nouvelles sources de croissance en adoptant la Réponse stratégique à la crise en 2009. Ils doivent faire davantage pour donner corps à cette dynamique. Une partie du plan de relance comportait des passations de marchés « verts », par exemple. En 2011, alors que les déficits commenceront à être maîtrisés, des instruments comme les taxes écologiques et les dépenses d'innovation devraient être encouragés. La croissance verte pourrait constituer notre nouveau cap, si nous reconnaissons qu'il n'y a pas de conflit fondamental entre une croissance soutenue et la préservation de l'environnement, pour autant que les bonnes politiques soient mises en oeuvre.

 

Travaux de l'OCDE sur la croissance verte : www.oecd.org/croissanceverte

Voir la Réponse stratégique à la crise de l'OCDE http://bit.ly/igkeQ6

 

Ingéniosité humaine et esprit d'entreprise

Andy Wyckoff, Directeur de la Direction de la science, de la technologie et de l'industrie de l'OCDE

 

Plus de la moitié des entreprises classées dans la liste Fortune 500 de 2009 sont nées pendant une période de récession ou de marché baissier. Les ralentissements économiques peuvent stimuler l'innovation et l'esprit d'entreprise, et susciter des sources de croissance nouvelles et indispensables. Par ailleurs, on observe une aversion au risque accrue et une pénurie de financements, qui limitent les possibilités d'innover.

 

L'un des enseignements essentiels de la Stratégie pour l'innovation de l'OCDE, présentée aux gouvernements en mai 2010, est que les pays qui font de l'innovation et de l'entreprenariat les moteurs de nouvelles sources de croissance seront mieux à même de sortir et de rester à l'écart de la récession. Les gouvernements peuvent faciliter le processus en créant un environnement propice et en protégeant les moteurs d'innovation, même dans les moments difficiles.

 

En définitive, l'ingéniosité humaine et l'esprit d'entreprise sont l'essence même de l'innovation. Si la science et le savoir-faire technique sont nécessaires pour faire progresser les connaissances, ils ne sont pas suffisants. L'innovation repose aussi sur un enseignement étendu et pertinent, qui développe les compétences entrepreneuriales, l'initiative et la créativité, ainsi que sur l'apprentissage à travailler au sein d'équipes en réseau. Les programmes d'enseignement doivent être adaptés pour donner aux étudiants la capacité de participer à la création, la diffusion et l'adaptation des innovations, alors que l'apprentissage et l'application de nouvelles compétences deviennent nécessaires tout au long de la vie.

 

La science, qui a engendré des inventions déterminantes comme le transistor ou le vaccin, est indispensable à l'innovation. La R-D fondamentale est le plus souvent menée et financée par les États, et elle jette les bases de l'innovation future. L'Internet, qui doit beaucoup aux investissements publics, en est un bon exemple. Les gouvernements devraient tout particulièrement éviter de réduire les dépenses de R-D fondamentale centrée sur des enjeux sociaux, tels que les maladies négligées comme le paludisme, ou les sources d'énergie renouvelables. Croissance économique et amélioration du bien-être seront le double dividende de cet effort.

 

Les nouvelles entreprises, souvent issues d'universités ou de grandes entreprises établies, revêtent une importance croissante et ont tendance à être la source d'innovations radicalement nouvelles, qui bouleversent les modèles d'entreprise existants et dynamisent à la fois la productivité et l'emploi. Les données provenant des États-Unis montrent que les entreprises établies depuis moins de cinq ans ont représenté la quasi-totalité des créations d'emploi dans le secteur des entreprises privées au cours des 25 dernières années.

 

Que peuvent faire les gouvernements pour que ces « gazelles » se multiplient ? Il ne suffit pas de simplifier les procédures administratives de création d'entreprise ; il faut élaborer des politiques permettant aux entreprises de se développer. Il faut assurer la portabilité des prestations sociales, telles que les retraites et l'assurance-maladie, pour encourager les entrepreneurs à prendre le risque de s'installer à leur compte. Les politiques doivent également faciliter l'accès au capital-risque, qui fait cruellement défaut dans le contexte actuel.

 

Une solide infrastructure, comme l'Internet à haut débit, est aussi indispensable à l'innovation. Les politiques visant à favoriser l'innovation ne donneront leur pleine mesure que si elles prennent en compte le vaste champ d'activités que recouvre l'innovation. Certes, la technologie est importante, mais au moins aussi importante est la manière de tirer parti des connaissances nouvelles (et parfois fortuites) de façon plus productive. La société de téléphonie mobile Safaricom au Kenya a par exemple commencé à offrir à ses abonnés un service de transfert de minutes. Rapidement, le transfert de minutes est devenu une forme de monnaie alternative, les clients commençant à utiliser ce moyen pour envoyer de l'argent à des parents ou pour payer des services comme les courses en taxi. Safaricom a aussi lancé un service bancaire national permettant d'envoyer de l'argent par SMS sans avoir besoin d'un compte bancaire.

 

Les politiques qui mettent uniquement l'accent sur la R-D se privent de potentiels de ce type. Le succès de l'action publique repose sur l'amélioration de la performance du système dans son ensemble et l'élimination des maillons faibles qui peuvent nuire aux résultats.

 

Cette dimension globale prendra encore plus d'importance dans les années à venir, à mesure que de nouveaux acteurs mondiaux comme l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine et l'Inde redessineront la géographie des idées et la façon dont elles font l'objet d'échanges et d'investissements. Pour les économies du monde entier, une solide dose d'innovation peut être doublement profitable. Elle peut contribuer à un redressement durable, et permettre de progresser dans la réalisation des objectifs sociaux et environnementaux.

 

Voir la Stratégie de l'OCDE pour l'innovation : www.oecd.org/ innovation/strategie

 

L'adaptation à une nouvelle donne économique : une chance pour le monde en développement ?

Mario Pezzini, Directeur, Centre de développement de l'OCDE

 

Au cours de la dernière décennie, l'économie mondiale a connu des mutations profondes. Son centre de gravité s'est déplacé vers l'Est et vers le Sud, à tel point qu'en 2030, selon les calculs du Centre de développement de l'OCDE, les pays en développement représenteront près de 60 % du PIB mondial. L'Inde et la Chine ont fait l'objet de beaucoup d'attention, mais l'amélioration des résultats économiques a de fait été partagée par un grand nombre de pays en développement.

 

Si les décennies 80 et 90 ont été en grande partie « perdues » pour la plupart des pays en développement, avec des taux de croissance faibles, stagnants, voire négatifs, les années 2000 ont été marquées par une nette progression de leurs résultats économiques. Même après la crise financière mondiale, les perspectives de la majorité de ces pays sont bien meilleures que depuis plusieurs décennies - grâce à une meilleure gestion macroéconomique et à des échanges, des investissements et une coopération Sud-Sud plus dynamiques. Bien que les progrès en matière de développement humain aient été inégaux, des avancées majeures sont passées largement inaperçues, comme la réduction de la mortalité infantile ou le développement de l'enseignement primaire.

 

En réalité, le développement mondial se voit offrir aujourd'hui une nouvelle chance. Au Centre de développement de l'OCDE, nous suivons de près cette nouvelle dynamique de l'économie mondiale, surveillant les tendances de la coopération et de l'investissement Sud- Sud et étudiant la façon dont les politiques et la stratégie de développement peuvent être adaptées au nouvel environnement mondial afin d'exploiter ses retombées positives. Par exemple, on s'intéresse de plus en plus aux flux de financement du développement autres que l'aide traditionnelle - envoi de fonds des travailleurs migrants, apports privés et mobilisation des ressources intérieures (fiscalité) - et à la possibilité d'en tirer parti pour accroître les niveaux de vie dans les pays en développement.

 

Malgré des perspectives positives, les défis sont encore nombreux. À l'heure où cette nouvelle économie mondiale se met en place, il est crucial de ne pas oublier les pauvres vivant dans les pays en développement les plus vulnérables. Par ailleurs, il faut garder à l'esprit que moins d'un quart des 1,3 milliard de personnes subsistant avec moins de 1,25 dollar par jour vivent dans les pays à faible revenu et vulnérables - grâce à l'amélioration des résultats économiques, la grande majorité d'entre eux se trouvent aujourd'hui dans des pays à revenu intermédiaire. Cette constatation a des implications majeures pour les responsables, plaçant les questions de protection sociale et de redistribution en tête des préoccupations. L'édition 2011 des Perspectives du développement mondial examinera les conséquences sociales de cette nouvelle donne économique. La partie consacrée à la cohésion sociale étudiera les facteurs qui donnent le sentiment de faire partie d'une société ou d'en être exclu, ainsi que les moyens de favoriser l'ascension sociale.

 

OCDE (2010), Perspectives du développement mondial 2010 : Le basculement de la richesse, Centre de développement de l'OCDE www.oecd.org/dev-fr

 

Nourrir 9 milliards d'êtres humains en 2050

Carmel Cahill, Conseillère principale, Direction des échanges et de l'agriculture de l'OCDE.

 

Durant l'essentiel de son histoire, une grande partie de l'humanité a été tributaire de la terre pour subsister, et pourtant peu nombreux étaient ceux qui étaient certains d'avoir toujours suffisamment à manger. Aujourd'hui, il n'y a pratiquement plus d'agriculteurs dans les pays de l'OCDE, mais le principal problème nutritionnel est l'obésité, nous jetons un tiers des produits alimentaires que nous achetons et de plus en plus de cultures agricoles sont utilisées pour produire des biocarburants. La même évolution se dessine aussi ailleurs.

 

Ces mutations n'ont pris que quelques décennies. La principale raison en est l'innovation, et pas seulement dans les technologies et les méthodes agricoles. Les structures agricoles ont été transformées et les exploitations sont aujourd'hui moins nombreuses, mais beaucoup plus grandes. Les politiques ont également évolué et encouragent les agriculteurs à adopter de nouvelles méthodes de travail. De nouveaux débouchés sont apparus pour les produits agricoles, grâce à l'amélioration des communications et des transports. Les consommateurs plus riches ont dopé la demande.

 

Malheureusement, certains problèmes persistent. Près d'un milliard d'êtres humains souffrent encore de la faim et le coût des produits alimentaires est une préoccupation majeure pour beaucoup. L'offre de produits n'est pas en cause, car la production agricole continue de croître plus rapidement que la population, mais les gens sont trop pauvres pour acheter ce dont ils ont besoin. Selon les hypothèses démographiques, socio-économiques et environnementales les plus conservatrices, la demande de produits agricoles devrait progresser sensiblement dans l'avenir proche, tandis que les terres disponibles seront de plus en plus sollicitées du fait de l'urbanisation, de la dégradation de l'environnement et d'autres facteurs, comme la demande de biocarburants. Le changement climatique suscite de nouveaux enjeux, et l'approvisionnement en eau est de plus en plus difficile dans certaines parties du monde.

 

Cela ne veut pas dire que le monde va connaître une pénurie alimentaire dans la période à venir. Les tendances peuvent être infléchies. L'agriculture a toujours été une activité pleine de ressources et inventive. La science et la technologie explorent de nouvelles options pour faire face aux défis du milieu physique. Des modifications des politiques et des pratiques peuvent encourager le passage à des moyens de production et de distribution des produits alimentaires permettant de répondre à la demande croissante sans détruire les ressources de la planète. Si l'enjeu central du développement des pays les plus pauvres et de la réduction de la pauvreté peut être surmonté, la sécurité alimentaire sera aussi assurée.

 

Travaux de l'OCDE sur l'agriculture : www.oecd.org/ agriculture

 

Faut-il espérer ou redouter le pic pétrolier ?

Fatih Birol, Économiste en chef, Agence internationale de l'énergie

 

L'Accord de Copenhague, le financement accru des technologies à faible émission de CO2 dans le cadre des plans de relance budgétaire, ainsi que les engagements pris par le G20 et l'APEC d'éliminer les subventions aux combustibles fossiles sont des avancées importantes, mais très insuffisantes au regard de ce qu'exigerait la réalisation des objectifs climatiques. C'est l'un des nombreux messages de l'édition 2010 du World Energy Outlook de l'AIE.

 

Le scénario central de l' Outlook de cette année - le Scénario « nouvelles politiques » - prend en compte les engagements politiques annoncés par les pays du monde entier. Il envisage une augmentation de la demande mondiale d'énergie primaire de 36 % d'ici à 2035. La grande majorité de cette croissance est imputable aux économies émergentes, la Chine et l'Inde en tête (lesquelles représentent respectivement 36 % et 18 % de la hausse).

 

Les combustibles fossiles restent les sources d'énergie prédominantes en 2035, bien que leur part diminue. Ces projections, qui représentent pourtant une amélioration tangible par rapport aux tendances antérieures, aboutissent à une augmentation probable des températures de plus de 3,5°C à long terme, ce qui aurait, selon les experts, des conséquences inacceptables pour la planète.

 

Pour avoir des chances raisonnables d'atteindre l'objectif de l'Accord de Copenhague de limiter à 2°C la hausse des températures, la concentration de gaz à effet de serre doit se stabiliser à un niveau qui ne dépasse pas 450 ppm d'éq. CO2. Le Scénario 450 du WEO-2010 définit une feuille de route pour le secteur de l'énergie afin d'y parvenir. Il table sur une mise en oeuvre vigoureuse des engagements pris dans le cadre de l'Accord de Copenhague d'ici à 2020, et sur une action beaucoup plus énergique par la suite.

 

Les mesures qu'il faudrait adopter - notamment, améliorer le rendement des véhicules, amplifier le déploiement des véhicules électriques et accroître l'utilisation de biocarburants - auraient des répercussions importantes sur le marché pétrolier. Par exemple, la production pétrolière culmine à 86 Mb/j juste avant 2020 dans le Scénario 450, sous l'effet d'une baisse de la demande, avant de chuter rapidement. Les prix du pétrole sont inférieurs aux niveaux qu'ils auraient atteint autrement. Néanmoins, les principaux détenteurs de ressources pétrolières continuent à bénéficier d'exportations croissantes de pétrole associées à des recettes toujours plus importantes, étant donné que la production pétrolière devrait décliner dans la plupart des régions hors OPEP.

 

Le message est clair : si les gouvernements agissent plus vigoureusement qu'il n'est actuellement prévu pour encourager une utilisation plus rationnelle du pétrole et le développement de solutions de rechange, l'augmentation de la demande de pétrole pourrait commencer prochainement à ralentir, et nous pourrions alors atteindre assez rapidement le pic de la production pétrolière. Ce pic ne serait pas provoqué par des contraintes de ressources. Mais si les gouvernements ne font rien, ou à peine plus qu'à l'heure actuelle, la demande et les coûts des approvisionnements continueront d'augmenter, le fardeau économique de la consommation de pétrole s'alourdira, et l'environnement mondial subira des dommages considérables.

 

Références et liens recommandés

 

Agence internationale de l'énergie : www.iea.org

 

 

 

 

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