Faire le choix de la santé

 

 

 

Le risque de décès est multiplié par quatre si l’on fume, si l’on boit  trop d’alcool et si l’on a des habitudes alimentaires malsaines. Les choix de mode de vie sont ainsi responsables pour une large part des maladies chroniques présentes dans nos sociétés causant un nombre innombrable de décès qui pourraient être évités. Les ministres de la santé examineront les raisons sous-jacentes à ces choix de mode de vie et verront ce qui peut être fait pour les influencer.

 

Contexte

 

Le vingtième siècle a été marqué par une amélioration de l’état de santé de la population des pays de l’OCDE. La croissance économique, de même que les politiques publiques dans les domaines de l’éducation, de l’hygiène, de la santé publique et du développement des systèmes de protection sociale ont joué un rôle déterminant dans ces progrès. Ainsi, l’espérance de vie a augmenté en moyenne de 25 à 30 ans. La plupart des maladies infectieuses ont été éradiquées, tandis que les taux de mortalité infantile ont été fortement réduits. La taille et le poids de la population ont également augmenté, un grand nombre d’individus étant sortis de la sous-nutrition. Toutefois, l’industrialisation et la prospérité se sont accompagnées d’une progression de l’incidence d’un certain nombre de maladies chroniques.

Les maladies chroniques sont en grande partie liées au mode de vie, et particulièrement le tabagisme, l’obésité et l’abus d’alcool. Ces choix de mode de vie sont souvent influencés par l’environnement et les facteur sociaux. Ainsi, les groupes sociaux les plus défavorisés sont relativement plus affectés par les maladies liées au mode de vie. Toutefois, les gouvernements de l’OCDE ne consacrent en réalité qu’une petite partie de leur budget santé à la santé publique et à la prévention (3 % des dépenses totales de santé en moyenne).  Des mesures susceptibles d’avoir un effet négatif sur l’état de santé de la population (par exemple, politiques dans le domaine agricole, dans les transports, dans l’urbanisme) peuvent aussi être adoptées sans coordination avec les ministres de la santé.

De nombreux programmes de prévention sont très efficaces au regard de leur coût pour améliorer la santé et la longévité et sont susceptibles d’engendrer des gains importants en termes de productivité du travail. Pour amener une modification des comportements liés à la santé, il faudra agir bien au-delà du périmètre des systèmes de santé et prendre des mesures susceptibles d’influencer les choix des individus. Pour changer les comportements, des mesures plus intrusives comme la réglementation et les mesures financières ne sont pas toujours aussi efficaces que de faire appel à la responsabilité individuelle, élargir les possibilités de choix et informer les gens sur les conséquences de leurs choix de vie pour la santé, mesures qui au bout du compte s’avèrent généralement moins coûteuses sur le court terme. 

 

Questions à examiner

  • Comment la prévention peut-elle améliorer la santé et la longétivité, réduire les inégalités sociales en matière de santé et améliorer l’emploi, la productivité et les salaires ?
  • Comment le fait d’investir dans la prévention dans le cadre des soins primaires peut-il favoriser des économies à long terme en réduisant le nombre de personnes âgées souffrant de maladies chroniques causées par des modes de vie à risque ?
  • Quelles sont les méthodes de prévention les plus efficientes ? Par exemple, le conseil dans le cadre des soins primaires ou la mise en place de taxes plus élevées pourraient-elles dissuader des comportements à risque ?
  • Jusqu’à quel point est-il approprié d’interférer avec les choix de vie des individus compte tenu des bienfaits de la prévention pour la santé ?
  • Un mode de vie sain peut être encouragé par des politiques qui ne relèvent pas, traditionnellement, de la responsabilité du ministère de la santé. Y a-t-il une bonne façon de veiller à ce que les préoccupations de santé soient prises en compte lorsque des politiques sont adoptées ailleurs ?

 

 

 

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