Royaume-Uni

Royaume-Uni - Résumé des projections économiques (novembre 2017)

 

Note complète en PDF


La croissance économique va continuer de fléchir en 2018 et 2019. La consommation privée devrait rester modeste en raison d’une inflation plus élevée, poussée à la hausse par la dépréciation antérieure de la livre sterling, qui freine le pouvoir d’achat des ménages. Le taux de chômage est à un niveau historiquement bas mais compte tenu du ralentissement de la croissance, il est peu probable qu’il s’y maintienne. La dépréciation du taux de change devrait soutenir les exportations, tandis que la croissance des importations devrait s’infléchir sous l’effet du recul de la consommation privée. On part de l’hypothèse de la conclusion d’un accord, sur une période de transition après la sortie de l’UE prévue en mars 2019, lequel devrait soutenir la croissance en 2018 et 2019 et atténuer l’ampleur des incertitudes qui pèsent sur la consommation intérieure. La perspective de pouvoir maintenir des relations économiques aussi étroites que possible entre le Royaume-Uni et l’Union européenne permettrait également de soutenir la croissance économique.

Les politiques monétaire et budgétaire devront rester accommodantes. L’inflation a grimpé à 3 %, mais en l’absence de tensions sur les salaires, la banque centrale devrait ignorer l’impact inflationniste temporaire de la dépréciation de la monnaie. Un effort d’assainissement des finances publiques, de moins de 1 % du PIB, est prévu pour 2018 et 2019, mais les autorités devraient se préparer à recourir à de nouvelles mesures porteuses de gains de productivité pour soutenir l’investissement, au cas où la croissance accuserait un recul notable avant le Brexit.

La forte croissance du crédit à la consommation, couplée à la stagnation du revenu des ménages, représente un risque majeur pour la stabilité financière. L’endettement des ménages augmente graduellement et s’établit à plus de 140 % de leur revenu disponible. Le secteur bancaire est de plus en plus exposé au crédit à la consommation, le taux d’annulation de telles créances a été dix fois plus élevé dans ce secteur que dans celui du crédit hypothécaire durant la décennie écoulée et les défauts de paiement y sont beaucoup plus sensibles aux conditions économiques. L’adoption de mesures visant à garantir la viabilité des bilans des ménages, telles que le plafonnement du ratio dette-revenu en fonction du volant de sécurité financière des emprunteurs, contribuerait à renforcer la stabilité financière.


  




>> Retour Perspectives économiques

 

Documents connexes

 

Also AvailableEgalement disponible(s)