Salle de presse

Selon l’OCDE, l’Autriche devrait fixer un calendrier pour atteindre l’objectif de consacrer 0.7 % de son RNB à l’aide au développement

 

15/01/2015 - L’Autriche devrait établir un calendrier afin d’augmenter son budget d’aide et de consacrer, comme elle s’y était engagée, 0,7 % de son revenu national brut (RNB) à l’aide au développement, selon un nouveau rapport de l’OCDE. 

 

L’Autriche a stabilisé son budget d’aide après la forte baisse qu’il a accusée en 2009, en grande partie sous l’effet d’une réduction des opérations d’allègement de la dette. Elle n’a toutefois pas atteint l’objectif d’augmenter le volume de son aide publique au développement (APD) pour atteindre 0.51 % de son RNB en 2010 ; en 2013, ses apports d’APD ont représenté 0.28 % de son revenu national brut, en dépit d’une augmentation de 2.6 % de ses dépenses d’aide, qui s’établissent à 882 millions EUR.

 

Dans son dernier Examen par les pairs de l’Autriche, le Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE a constaté que l’Autriche n’avait pas donné de suite à trois des recommandations clés formulées en 2009, mais avait partiellement ou pleinement mis en œuvre 12 autres recommandations. Il estime par ailleurs que l’Autriche a progressé en matière d’évaluation de l’aide, grâce à la mise en place d’une unité d’évaluation indépendante et d’un système de suivi.

 

« L’Autriche a largement contribué à la lutte contre la pauvreté par son rôle dans les opérations de maintien de la paix de l’UE et des Nations Unies. Mais ses dépenses d’aide ont baissé jusqu’à tomber sous la moyenne des pays de l’OCDE, alors même que des pays en proie à de plus graves difficultés économiques sont parvenus à atteindre l’objectif de 0.7 % », a déclaré le Président du CAD, M. Erik Solheim, lors de la présentation du rapport à Vienne.  Il a ajouté : « Je me réjouis que l’Autriche ait approfondi sa relation avec le secteur privé et utilise l’APD pour mobiliser le financement privé. Le rapport constate également que l’Autriche est un partenaire pragmatique et de confiance en Moldavie. »

 

Selon le CAD, l’Autriche devrait mettre fin à une pratique consistant à intégrer les opérations d’allègement de la dette dans ses prévisions d’APD avant que les montants soient approuvés par le Club de Paris, car cette pratique présente le risque de gonfler ses prévisions.  

 

Il invite l’Autriche à inverser la tendance à la baisse de la part de l’aide qu’elle consacre aux pays les moins avancés (PMA). En 2012, l’Autriche a affecté 0.06 % de son revenu national brut aux PMA – soit à peine plus d’un cinquième de son budget d’aide – alors que l’objectif fixé par les Nations Unies pour ces pays est de 0.15 %. Les principaux pays destinataires de l’aide autrichienne sont la Côte d’Ivoire, la Turquie, la Bosnie-Herzégovine, la Chine, le Togo et l’Ukraine.

 

Le CAD félicite l’Autriche d’avoir mobilisé des volumes substantiels d’aide au développement hors APD depuis 2009 par l’intermédiaire de la Banque autrichienne de développement, d’envergure modeste mais qui affiche une croissance rapide, et encourage l’Agence autrichienne de développement à intensifier sa collaboration avec la banque. Il estime que l’Autriche pourrait cependant faire davantage pour renforcer la coordination des différents organismes qui œuvrent dans les pays en développement.

 

Chaque membre du CAD est soumis à un Examen tous les quatre à cinq ans dans le but de suivre ses efforts, de lui demander de rendre compte de l’exécution des engagements qu’il a pris, et de formuler des recommandations d’amélioration. Cet exercice prend appui sur des informations recueillies auprès de fonctionnaires du pays examiné, ainsi que de représentants de la société civile, du secteur privé et d’autres donneurs ayant des activités dans les pays bénéficiaires. En savoir plus sur les examens par les pairs.

 

Le rapport relatif à cet examen est disponible ici : www.oecd.org/dac/peer-reviews/peer-review-austria.htm. Les conclusions et recommandations sont disponibles ici.

 

Pour obtenir davantage d’informations ou s’entretenir avec l’auteur du rapport, les journalistes sont invités à prendre contact avec Catherine Bremer, à la Division des médias de l’OCDE (+33 (0)1 45 24 80 97.)

 

Documents connexes