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L’OCDE appelle de ses vœux l’adoption de principes communs pour la formulation et la communication des avis scientifiques

 

23/04/2015 - Les gouvernements gagneraient à s’accorder sur des principes communs pour la formulation et la communication des avis scientifiques, à la fois en situation de crise et dans le cadre de l’élaboration des politiques à long terme, selon une nouvelle étude de l’OCDE. À la lumière des récentes controverses soulevées par les avis scientifiques, l’étude propose une liste de conditions à remplir pour s’assurer que les processus consultatifs soient efficaces et fiables.

 

L’étude, intitulée Scientific Advice for Policymaking: The Role and Responsibility of Expert Bodies and Individual Scientists, cite des événements récents qui ont conduit à une remise en question des avis scientifiques, en particulier la crise Ebola, la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, et le séisme de 2009 à L’Aquila, en Italie.

 

Elle met en évidence la nécessité, pour les pouvoirs publics, de définir clairement la portée des avis scientifiques, en distinguant le rôle consultatif et le rôle de prise de décisions en matière d’action publique, et en précisant ex ante les responsabilités juridiques potentielles des personnes et institutions amenées à émettre des avis. Le processus consultatif doit par ailleurs chercher à limiter les controverses en instaurant des procédures pour déclarer et vérifier les conflits d’intérêt et en explicitant les modalités de participation des experts non scientifiques et de la société civile.

 

« Si l’on veut que la science apporte une réponse aux questions complexes et sujettes à controverse que soulèvent les décideurs, les médias et le public, nous devons faire en sorte que les avis scientifiques soient efficaces, transparents et fondés », a déclaré Andrew Wyckoff, Directeur de la Direction de la science, de la technologie et de l’innovation de l’OCDE. « Ce nouvel ensemble de principes a pour vocation d’aider les pouvoirs publics à créer les conditions idoines pour que les avis scientifiques éclairent la prise de décisions dans divers domaines. »

 

L’étude, rédigée par le Forum mondial de la science de l’OCDE, examine les conséquences d’un cloisonnement des avis scientifiques d’un pays à l’autre et les risques encourus lorsque les pays adoptent des attitudes contradictoires. Elle constate que, dans le monde interconnecté actuel, où les réactions aux événements comme les catastrophes naturelles ou les épidémies se répandent comme une traînée de poudre et sont exacerbées par le truchement des médias et de l’internet, et où les conseils prodigués par les pays sont passés à la loupe, l’heure est à la coopération et à la mutualisation des informations entre les experts.

 

Autre constat : la gestion de crise pourrait également tirer parti de processus consultatifs mis en place dans différents pays en suivant un ensemble de principes similaires et en garantissant des échanges plus efficaces et opportuns d’informations et de données pertinentes.

 

Les journalistes qui souhaitent en savoir plus peuvent contacter Frédéric Sgard, du Forum mondial de la science de l’OCDE, ou la Division des médias de l’OCDE (+33 1 45 24 97 00).

 

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