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Salle de presse

L’Irlande dirige principalement son aide au développement vers les pays qui en ont le plus besoin, selon l’OCDE

 

02/12/2014 - L’Irlande fait partie des donneurs les mieux classés pour l’affectation de l’aide au développement aux pays les plus démunis du monde, d’après un nouveau rapport de l’OCDE.

 

Les auteurs du rapport indiquent qu’en 2012, l’Irlande a consacré 0,24 % de son revenu national brut (RNB) aux apports d’aide publique au développement (APD) destinés aux pays les moins avancés, ce qui est supérieur à l’objectif fixé par les Nations Unies, de 0,15 %,  et dépasse le chiffre enregistré pour ces apports chez bien d’autres donneurs au Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE.   

 

Il ressort du tout dernier Examen de l’Irlande par les pairs effectué au CAD que, selon des données préliminaires, l’APD nette de ce pays a représenté un montant de 619 millions EUR en 2013 (0,45 % du revenu national brut), contre 629 millions EUR (0,47 % du RNB) en 2012. Cette baisse est due à la pression qui s’exerce sur le budget de l’aide irlandaise depuis la crise de 2008. Malgré cette baisse, le rapport APD/RNB de l’Irlande demeure bien au-dessus de la moyenne du CAD, de 0,30 %.

 

L’aide extérieure de l’Irlande a diminué de 30 % depuis 2008 suite à la contraction de ses dépenses publiques, mais les réductions effectuées ont été moins fortes que dans beaucoup d’autres pays dont l’économie est soumise à des pressions analogues, ce qui témoigne de la volonté politique de l’Irlande de préserver la coopération pour le développement.

 

L’APD irlandaise avait atteint le niveau sans précédent de 0,59 % de son RNB en 2008. Après un recul de 18,4 % en 2009, elle a enregistré des baisses de 4,4 % en moyenne au cours de la période 2010‑2012. Le rapport indique qu’avec le redressement de son économie, l’Irlande sera à même de faire en sorte que son budget d’APD recommence à progresser de manière à répondre à l’engagement qu’elle a pris de la porter à 0,7 % de son RNB.

 

« Les efforts que déploie l’Irlande pour venir en aide aux populations les plus démunies du monde alors qu’elle traverse elle-même une période économique difficile sont impressionnants. Elle montre l’exemple avec son souci d’assurer la sécurité alimentaire dans les pays les plus pauvres et les plus vulnérables, et sa volonté de dispenser une aide au développement de qualité qui produise un impact réel », a déclaré Erik Solheim, Président du CAD.

 

En 2012, les principaux bénéficiaires de l’aide irlandaise ont été le Mozambique, la Tanzanie, l’Éthiopie, l’Ouganda et la Zambie, les efforts de l’organisme irlandais de développement étant concentrés sur la lutte contre la faim.

 

L’examen montre que l’Irlande a pleinement mis en œuvre 11 des 17 recommandations formulées lors de l’examen par les pairs que le CAD lui a consacré en 2009, comme l’augmentation de la part de l’APD qui est affectée aux pays prioritaires, et la communication à ces pays de données indicatives pluriannuelles sur l’aide qu’ils recevront. L’Irlande devrait s’employer maintenant à accroître encore la transparence, à se doter des effectifs nécessaires pour assurer la concrétisation des priorités de sa politique d’aide, et à concentrer ses efforts sur les partenariats à travers lesquels elle peut apporter une contribution vraiment spécifique.

 

Chaque membre du CAD est soumis à un examen tous les quatre à cinq ans dans le but de suivre ses efforts, de lui demander de rendre compte de l’exécution des engagements qu’il a pris, et de lui adresser des recommandations pour qu’il progresse. Cet exercice prend appui sur des informations recueillies auprès de fonctionnaires du pays examiné, ainsi que de la société civile, du secteur privé et d’autres donneurs ayant des activités dans les pays bénéficiaires. De plus amples précisions sur les examens par les pairs réalisés au CAD sont fournies ici : http://www.oecd.org/fr/developpement/examens-pairs/.

 

Consultezle texte intégral du rapport d’Examen, et le résumé des conclusions et recommandations qui en ont été dégagées. Pour obtenir davantage d’informations ou parler avec les auteurs du rapport, les journalistes sont invités à prendre contact avec Catherine Bremer, à la Division des médias de l’OCDE (01 45 24 80 97).

 

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