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Salle de presse

Les politiques d'intégration des immigrés se sont améliorées mais des difficultés subsistent

 

09/12/2018 - L’intégration des immigrés et de leurs enfants sur le marché du travail s’est amélioré dans de nombreux pays ainsi que leurs conditions de vie. Il ressort cependant d’un nouveau rapport conjoint OCDE-UE que de nombreuses difficultés persistent et que les compétences que les immigrés apportent avec eux restent largement inexploitées, entravant à la fois la croissance économique et l’inclusion sociale.

Ce rapport, qui s’intitule Trouver ses marques 2018 : Les indicateurs de l’intégration des immigrés, indique que la part d’immigrés ayant un niveau d’éducation élevé a progressé dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE et de l’UE, gagnant 7 points de pourcentage ces dix dernières années dans les deux zones. Dans le même temps, dans l’ensemble des pays, la plupart des immigrés expriment leur attachement à leur pays d’accueil avec plus de 80 % d’entre eux déclarant se sentir proches voire très proches de ce pays.

« Les pays ont beaucoup amélioré les politiques visant à promouvoir l’intégration des immigrés et de leurs enfants dans l’éducation, sur le marché du travail et dans la vie sociale », a déclaré Angel Gurría, Secrétaire général de l’OCDE. « Il reste néanmoins beaucoup à faire pour aider l’ensemble des immigrés à participer économiquement et socialement aux sociétés d’accueil. »

« L'intégration des immigrés est absolument vitale pour nos économies et nos sociétés dans leur ensemble », a déclaré Dimitris Avramopoulos, Commissaire européen chargé de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté. « Nous devons veiller à ce que tous ceux qui ont le droit de rester et de vivre dans nos sociétés puissent y participer pleinement et équitablement. Non seulement sur le papier, mais aussi dans la réalité ».

Malgré quelques améliorations, les immigrés ne parviennent pas souvent à traduire des niveaux d’études globalement plus élevés que ceux de la population née dans le pays en de meilleurs résultats sur le marché du travail. La pauvreté relative des immigrés est également plus répandue aujourd'hui qu’il y a dix ans, creusant ainsi davantage l’écart avec les personnes nées dans le pays. Dans l’UE, 14 % environ des personnes nées à l’étranger déclarent appartenir à un groupe victime de discrimination fondée sur l’origine ethnique ou la nationalité. Le rapport fait également observer que près d’un tiers des immigrés non originaires de l’UE qui appartiennent aux plus grands groupes issus de l'immigration dans leurs pays respectifs en Europe indiquent être de la même origine ethnique que la plupart des habitants de leur quartier.

Le niveau d’études et les résultats scolaires des jeunes descendants d'immigrés ont également progressé dans la plupart des pays ces dix dernières années, à la fois en termes absolus et par rapport aux jeunes descendants de parents nés dans le pays. Cela se manifeste par de meilleurs résultats scolaires et une plus grande résilience à l’âge de 15 ans, par des taux plus faibles de décrochage scolaire et par un niveau d’études plus élevé. Toutefois, les enfants d’immigrés continuent d’accuser un certain retard par rapport aux enfants de parents nés dans le pays, notamment en Europe, tandis que l’inverse est vrai dans quelques pays seulement, par exemple au Canada.

Si, dans l’ensemble de l’OCDE, les hommes immigrés affichent un taux d’emploi supérieur de 3 points de pourcentage à celui des hommes nés dans le pays, les femmes immigrées enregistrent quant à elles un taux d’emploi inférieur de 1 point de pourcentage à celui des femmes nées dans le pays, l’écart s’établissant à pas moins de 6 points en Europe. L’écart entre les femmes immigrées et les femmes nées dans le pays est particulièrement important en Belgique et en France, où il atteint 14 points de pourcentage, et aux Pays-Bas, avec près de 17 points. Par ailleurs, les immigrées qui sont en emploi occupent plus souvent un emploi peu qualifié et à temps partiel, notamment dans l’Europe du Sud (sauf au Portugal), mais aussi au Chili, en Corée et en Slovénie, où plus de 30 % des immigrées qui travaillent occupent des emplois peu qualifiés.

La part de femmes dans la population immigrée a globalement augmenté ces dix dernières années et ces dernières sont aujourd'hui plus nombreuses que les hommes immigrés vivant dans un pays de l’OCDE ou de l’UE. Le rapport indique aussi que l’inactivité et l’emploi à temps partiel, qui sont fréquents chez les femmes immigrées, sont souvent subis, plus souvent que chez les femmes nées dans le pays.

Le rapport Trouver ses marques 2018 : Les indicateurs de l’intégration des immigrés présente une comparaison internationale détaillée des résultats des immigrés et de leurs enfants, ainsi que leur évolution au fil du temps, pour l’ensemble des pays de l’Union européenne et de l’OCDE mais aussi pour certains pays du G20. Au travers de 74 indicateurs, il examine les dimensions clés de l’intégration, notamment l’emploi, l’éducation, le logement, la santé, l’engagement civique et l’inclusion sociale. Une attention spéciale est accordée aux jeunes descendants d'immigrés et aux disparités entre les femmes et les hommes.

Le rapport est disponible à http://www.oecd.org/fr/migrations/trouver-ses-marques-2018-9789264309234-fr.htm

Pour obtenir de plus amples informations, les journalistes sont priés de prendre contact avec la Division des médias de l'OCDE (Tél. : + 33 1 45 24 97 00).

 

Coopérant avec plus d’une centaine de pays, l’OCDE est un forum stratégique international qui œuvre à promouvoir des politiques conçues pour améliorer le bien-être économique et social des citoyens dans le monde entier.

 

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