Salle de presse

Le Groupe de travail du Conseil de l’OCDE sur la construction navale prévoit une poursuite du ralentissement de l’activité

 

15/07/2009 - Le ralentissement économique frappe durement l’industrie de la construction navale. La diminution, jusqu’à 90 %, du volume des nouvelles commandes, et l’augmentation du nombre des annulations devraient  entraîner un accroissement des surcapacités dans le secteur. La situation ne devrait pas s’améliorer avant un certain temps. De l’avis général, les gouvernements doivent renoncer aux mesures qui renforcent le protectionnisme ou perturbent le fonctionnement du marché, et déployer des efforts réels pour reprendre les négociations d’un accord sur la construction navale, pour l’heure suspendues.

Déclaration de l’Ambassadeur Harald Neple (Norvège), président du Groupe de travail du Conseil de l’OCDE sur la construction navale (GT6)


Le Groupe de travail du Conseil de l’OCDE sur la construction navale s’est réuni à Paris les 9 et 10 juillet 2009 pour examiner les répercussions de la crise économique mondiale sur l’industrie de la construction navale, les mesures prises par les pouvoirs publics face à la crise et les interventions envisageables pour pallier ses effets à plus long terme. La réunion a abouti aux conclusions suivantes :

• Dans la quasi-totalité des économies, la crise financière, d’une ampleur inédite jusqu’alors, a entrainé une forte contraction de l’investissement, de l’activité économique, de l’emploi et des échanges internationaux. Si la construction navale a dans un premier temps été relativement épargnée par ces effets en raison de carnets de commandes bien remplis, le volume des nouvelles commandes a diminué de plus de 90 % au cours des six derniers mois, alors que celui des annulations augmente. La perspective de fortes surcapacités est par conséquent de plus en plus redoutée.

• Seules quelques-unes des mesures de relance prises par les gouvernements ont profité directement à la construction navale. Jusqu’à présent, le soutien apporté au secteur se limite principalement à l’amélioration des liquidités via des prêts et des octrois de garanties destinées à aider les acheteurs à régler leurs commandes, et les bâtisseurs de chantiers navals à financer de nouvelles constructions.


• Face à la nécessité d’une action concertée en réponse au problème croissant des surcapacités dans le secteur, les participants sont convenus que les gouvernements doivent renoncer aux mesures qui renforcent le protectionnisme et perturbent le fonctionnement du marché.

• Les facteurs susceptibles de perturber le fonctionnement du marché seront examinés en détail lors d’un atelier qui sera organisé en liaison avec la réunion du GT6 de décembre 2009. L’Inventaire détaillé des mesures d’aide établi par le GT6 sera mis à jour préalablement à cet atelier. Les économies non membres de l’OCDE dotées d’industries de construction navale d’une certaine importance seront invitées à participer à l’atelier ainsi qu’à la mise à jour de l’Inventaire.

• Compte tenu de l’évolution rapide du marché, les participants ont tous accepté de faire preuve d’une transparence totale concernant les interventions publiques susceptibles d’influer sur le secteur de la construction navale.


• Si l’on ignore encore le moment où pourrait intervenir la reprise dans le secteur, il est peu probable qu’une amélioration durable se produise dans un futur proche, compte tenu de l’excédent de la flotte marchande au niveau mondial, de l’ampleur des carnets de commandes qui continueront d’alimenter cette flotte avec chaque nouvelle livraison de navire, et des fortes surcapacités potentielles du secteur.

 


Si le ralentissement économique a frappé l’industrie de la construction navale tardivement, le coup porté a été sévère 

La chute récente des commandes, d’une ampleur pratiquement sans précédent, est une conséquence du ralentissement économique, dont les répercussions ont toutefois atteint le secteur avec un certain décalage, et ce, pour deux raisons principales.

Premièrement, la construction de navires est une entreprise de longue haleine et l’impact du ralentissement économique doit parcourir la totalité de la chaîne mondiale de l’offre et de la demande avant d’influer sur les tendances des commandes de nouveaux navires. Les changements des conditions économiques ne se répercutent par conséquent pas immédiatement sur le secteur.
.
Deuxièmement, l’industrie de la construction navale a enregistré une envolée rapide des commandes au cours de la dernière décennie, et la plupart des chantiers ont des carnets de commandes bien garnis. Si les constructeurs sont désormais confrontés à des annulations ou des reports de commandes de la part des acheteurs, les commandes enregistrées précédemment ont dans une certaine mesure amorti l’impact immédiat de la crise.

Tout porte cependant à croire depuis les six derniers mois que la construction navale n’est plus épargnée par les effets de la crise économique. Le Baltic Dry Index, qui mesure la demande de capacités de transport de vrac sec, et qui constitue un indicateur indirect des tendances de l’économie mondiale, a fortement chuté (de son plus haut niveau d’environ 11 000 à moins de 1 000) au deuxième semestre de 2008, avant de se rétablir partiellement au premier semestre de 2009, sans que l’on puisse toutefois affirmer  si ce rétablissement sera durable. Cette évolution porte fortement à croire que l’offre de transport dépasse la demande, ce qui signifie, si l’on prend également en compte les nombreuses commandes précédemment reçues par les constructeurs, que les nouvelles commandes sont pratiquement inexistantes.


Les nouvelles commandes sont passées de 22.2 millions et 12.3 millions de TBC respectivement au troisième trimestre de 2007 et au troisième trimestre de 2008 à près d’un million de TBC au dernier trimestre de 2008 et au premier trimestre de 2009, soit une chute de quelque 90 % par rapport à leur plus haut niveau. La quasi-totalité des économies dotées d’une industrie de la construction navale a enregistré une baisse des nouvelles commandes d’une ampleur pratiquement inconnue jusqu’alors, certaines d’entre elles n’ayant fait état d’aucune nouvelle commande pendant les douze derniers mois. La tendance au cours du dernier semestre est inégale, ce qui témoigne de la faiblesse et de l’instabilité du marché. On s’attend à ce qu’elle se poursuive un certain temps.


La Corée, le Japon et la Chine restent les leaders mondiaux de la construction navale, avec des carnets de commandes représentant 151 millions de TBC à la fin du mois de mars 2009, soit plus de 80 % des commandes mondiales. Ce chiffre représente environ 48 mois de production, sur la base des résultats de la production de 2008. On ignore cependant quelles seront les répercussions des demandes d’annulation ou de report.

La possibilité que les surcapacités, dont le risque était déjà pressenti en dépit des carnets de commande remplis, augmentent dans des proportions bien plus préoccupantes, suscite de fortes inquiétudes. Les capacités libérées par les navires achevés ne seront en effet plus absorbées par les nouvelles commandes.


Les effets des interventions des pouvoirs publics

Certains gouvernements ont réagi en élargissant l’offre de prêts et de garanties de crédit aux constructeurs de chantiers ainsi qu’aux acheteurs. Leur objectif est de limiter le nombre des faillites parmi les entreprises incapables de lutter contre les effets combinés d’une contraction du capital et des liquidités et d’un effondrement de leur carnet de commandes.

Des rapports sur les mesures d’aide ciblées sur la construction navale, il ressort que la plupart des gouvernements se sont jusqu’à présent abstenus d’attribuer des subventions directes ou indirectes à leurs industries. Ils ont plutôt privilégié l’injection de liquidités sur le marché de la construction navale et la mise à disposition de garanties afin de faciliter l’achèvement des contrats de construction de navires neufs.

S’il apparaît justifié que les pouvoirs publics soutiennent la construction navale dans les circonstances actuelles, en particulier compte tenu de l’aide attribuée aux autres secteurs de l’économie, les participants ont toutefois reconnu que ces interventions des pouvoirs publics peuvent avoir des conséquences  néfastes sur les marchés, et que les mesures d’aide doivent être transparentes, temporaires et conformes aux règles de l’OMC, afin de ne pas fausser les échanges et l’investissement.


Les participants ont également réclamé la reprise rapide des négociations d’un accord sur la construction navale, afin d’élaborer de nouvelles disciplines applicables aux subventions et aux autres mesures d’aide, ainsi qu’aux pratiques de nature à fausser le marché. Ces négociations, auxquelles participent des économies membres et non membres de l’OCDE, ont été suspendues en 2005.

En plus des membres de l’OCDE, la réunion a rassemblé la Roumanie, en qualité de participant à part entière, ainsi que le Brésil, la Chine, la Russie, le Taipei chinois et l’Ukraine, en qualité d’observateurs ad-hoc. Ensemble, ces participants représentent environ 95 % de la production de l’industrie de la construction navale mondiale en 2008.


Pour plus d’informations sur les travaux du Groupe de travail du Conseil de l’OCDE sur la construction navale (GT6), veuillez consulter l’adresse suivante : www.oecd.org/sti/navale. Les journalistes sont invités àcontacter Danny Scorpecci de la Direction de la science, de l’industrie et de la technologie de l’OCDE(danny.scorpecci@oecd.org, ou par téléphone, au 33 1 45 24 94 33).

 

 

 

Also Available

Countries list

  • Afghanistan
  • Afrique du Sud
  • Albanie
  • Algérie
  • Allemagne
  • Andorre
  • Angola
  • Anguilla
  • Antigua-et-Barbuda
  • Antilles Néerlandaises
  • Arabie Saoudite
  • Argentine
  • Arménie
  • Aruba
  • Australie
  • Autorité Nationale Palestinienne
  • Autriche
  • Azerbaïdjan
  • Bahamas
  • Bahreïn
  • Bangladesh
  • Barbade
  • Belgique
  • Belize
  • Bermudes
  • Bhoutan
  • Bolivie
  • Bosnie-Herzégovine
  • Botswana
  • Brunéi Darussalam
  • Brésil
  • Bulgarie
  • Burkina Faso
  • Burundi
  • Bélarus
  • Bénin
  • Cambodge
  • Cameroun
  • Canada
  • Cap-Vert
  • Caïmanes, Îles
  • Centrafricaine, République
  • Chili
  • Chine (République populaire de)
  • Chypre
  • Colombie
  • Comores
  • Congo, La République Démocratique du
  • Corée
  • Corée, République Populaire Démocratique de
  • Costa Rica
  • Croatie
  • Cuba
  • Côte D'ivoire
  • Danemark
  • Djibouti
  • Dominicaine, République
  • Dominique
  • Egypte
  • El Salvador
  • Emirats Arabes Unis
  • Equateur
  • Erythrée
  • Espagne
  • Estonie
  • Etats Fédérés de Micronésie
  • Etats-Unis
  • Ethiopie
  • ex-République yougouslave de Macédoine (ERYM)
  • Fidji
  • Finlande
  • France
  • Gabon
  • Gambie
  • Ghana
  • Gibraltar
  • Grenade
  • Groenland
  • Grèce
  • Guatemala
  • Guernesey
  • Guinée Équatoriale
  • Guinée-Bissau
  • Guinéee
  • Guyana
  • Guyane Française
  • Géorgie
  • Haïti
  • Honduras
  • Hong Kong, Chine
  • Hongrie
  • Ile de Man
  • Ile Maurice
  • Iles Cook
  • Iles Féroé
  • Iles Marshall
  • Iles Vierges Britanniques
  • Iles Vierges des États-Unis
  • Inde
  • Indonésie
  • Iraq
  • Irlande
  • Islande
  • Israël
  • Italie
  • Jamaïque
  • Japon
  • Jersey
  • Jordanie
  • Kazakstan
  • Kenya
  • Kirghizistan
  • Kiribati
  • Koweït
  • l'Union européenne
  • Lao, République Démocratique Populaire
  • le Taipei chinois
  • Lesotho
  • Lettonie
  • Liban
  • Libye
  • Libéria
  • Liechtenstein
  • Lituanie
  • Luxembourg
  • Macao
  • Madagascar
  • Malaisie
  • Malawi
  • Maldives
  • Mali
  • Malte
  • Maroc
  • Mauritanie
  • Mayotte
  • Mexique
  • Moldova
  • Monaco
  • Mongolie
  • Montserrat
  • Monténégro
  • Mozambique
  • Myanmar
  • Namibie
  • Nauru
  • Nicaragua
  • Niger
  • Nigéria
  • Nioué
  • Norvège
  • Nouvelle-Zélande
  • Népal
  • Oman
  • Ouganda
  • Ouzbékistan
  • Pakistan
  • Palaos
  • Panama
  • Papouasie-Nouvelle-Guinée
  • Paraguay
  • Pays-Bas
  • Philippines
  • Pologne
  • Porto Rico
  • Portugal
  • Pérou
  • Qatar
  • Roumanie
  • Royaume-Uni
  • Russie, Fédération de
  • Rwanda
  • République du Congo
  • République Islamique d' Iran
  • République Tchèque
  • Sahara Occidental
  • Saint-Kitts-et-Nevis
  • Saint-Marin
  • Saint-Vincent-et-les Grenadines
  • Sainte-Hélène
  • Sainte-Lucie
  • Salomon, Îles
  • Samoa
  • Sao Tomé-et-Principe
  • Serbie
  • Serbie et Monténégro (avant juin 2006)
  • Seychelles
  • Sierra Leone
  • Singapour
  • Slovaquie
  • Slovénie
  • Somalie
  • Soudan
  • Soudan du Sud
  • Sri Lanka
  • Suisse
  • Suriname
  • Suède
  • Swaziland
  • Syrienne, République Arabe
  • Sénégal
  • Tadjikistan
  • Tanzanie
  • Tchad
  • Thaïlande
  • Timor-Leste (Timor Oriental)
  • Togo
  • Tokelau
  • Tonga
  • Trinité-et-Tobago
  • Tunisie
  • Turkménistan
  • Turks et Caïques, Îles
  • Turquie
  • Tuvalu
  • Ukraine
  • Uruguay
  • Vanuatu
  • Venezuela
  • Viêt Nam
  • Wallis et Futuna
  • Yémen
  • Zambie
  • Zimbabwe
  • Topics list