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Salle de presse

Le Danemark et la Suède demeurent les pays de l’OCDE où la fiscalité est la plus lourde

 

Le Danemark reste le pays de l’OCDE où la fiscalité est la plus lourde, suivi de la Suède, alors que le Mexique et la Turquie demeurent ceux où elle est la plus faible, selon les chiffres de la dernière édition annuelle des Statistiques des recettes publiques.

Dans l’ensemble, la charge fiscale moyenne observée dans les 30 pays de l’OCDE, calculée en proportion du produit intérieur brut (PIB), est proche de son point le plus haut, soit 36.1 % en 2000. En 2006, dernière année pour laquelle on dispose de chiffres définitifs, le ratio impôts/PIB s’élevait à 35.9 %, en hausse par rapport aux 35.8 % de 2005 et aux 35.2 % de 2004 (voir tableau A).

Les Statistiques des recettes publiques présentent, à partir de 1965, des données fiscales détaillées et comparables au niveau international dans un format commun à l’ensemble des pays de l’OCDE. Les derniers chiffres montrent une progression ininterrompue des recettes tirées de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, qui s’établissaient en moyenne à 3.9 % du PIB en 2006, contre 3.7 % en 2005 et 3.6 % en 2000. En 1975, ces recettes ne dépassaient pas 2.2 % du PIB (voir tableau B).

Il n’est cependant pas certain que cette évolution se poursuive en 2008. « Le ralentissement économique actuel va faire peser des pressions supplémentaires sur les finances publiques, » note le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. Les États Unis et le Royaume-Uni ont déjà entrepris de réviser à la baisse leurs prévisions de recettes publiques attendues dans le secteur financier et d’autres pays risquent également de voir les recettes provenant de l’impôt sur les bénéfices des sociétés se contracter.

Les ratios impôts/PIB sont le reflet de la politique budgétaire choisie par les pouvoirs publics, qui peut jouer un rôle redistributif en lissant les inégalités. En dépit d’un ratio élevé, des enquêtes indiquent fréquemment que les Danois sont particulièrement satisfaits de leur société égalitaire. À l’inverse, le faible ratio observé au Mexique témoigne d’une absence de mesures redistributives et entrave la capacité des pouvoirs publics à investir dans les infrastructures matérielles et sociales nécessaires pour pérenniser la croissance.

Plusieurs points ressortent des tout derniers chiffres :

  • En 2007, la charge fiscale a augmenté dans 11 des 26 pays pour lesquels on dispose de chiffres provisoires et a diminué dans 13 autres, ce qui laisse à penser que le ratio moyen pour les 30 pays de l’OCDE devrait rester proche des chiffres élevés enregistrés récemment. De 2001 à 2004, ce ratio a décliné, évolution qui est venue inverser temporairement la tendance à la hausse constatée depuis les années 70.
  • D’une année sur l’autre, les progressions les plus fortes concernent la Hongrie (39.3 % en 2007 contre 37.1 % en 2006), la Corée (28.7 % contre 26.8 %) et l’Italie (43.3 % contre 42.1 %).
  • Le recul le plus important est observé aux Pays Bas, où le ratio estimé s’établissait à 38.0 % contre 39.3 % l’année précédente.
  • Le Danemark est le pays qui affichait le ratio impôts/PIB le plus élevé en 2007, soit 48.9 %, la Suède arrivant en deuxième position avec 48.2 %. En 2006, ce ratio atteignait 49.1 % dans ces deux pays. En 2005, il s’élevait à 50.7 % au Danemark et à 49.5 % en Suède.
  • À l’opposé, la Turquie a prélevé des impôts équivalant à 23.7 % du PIB en 2007, contre 24.5 % en 2006 et 24.3 % en 2005, tandis que le ratio impôts/PIB était estimé à 20.5 % au Mexique, contre 20.6 % en 2006 et 19.9 % en 2005.
  • Depuis 1965, la part de l’impôt sur les bénéfices dans les recettes publiques totales a grimpé de 9 % à 11% et celle des cotisations de sécurité sociale a bondi de 18 % à 25 %. La part de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, en revanche, est retombée en deçà des niveaux de 1965, après avoir progressé dans les années 70 et 80 (voit le tableau C).

 

Les journalistes peuvent se procurer les Statistiques des recettes publiques sur le site protégé de l'OCDE ou sur simple demande auprès de la Division des relations avec les médias. Pour plus de précisions, nous invitons les journalistes à prendre contact avec la Division des relations avec les médias de l’Organisation (tél. : +33 (0)1 45 24 97 00) ou avec Christopher Heady, du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE (tél. : +33 (0)1 45 24 93 22).

Cette publication est mise en vente sous format papier ou électronique à la Librairie en ligne de l’OCDE. Les abonnés et les membres d’organismes abonnés peuvent accéder à la version en ligne via SourceOCDE.

 

Annexe tableaux.

 

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