Salle de presse

Le décrochage de l'aide aux pays pauvres se poursuit à mesure que les gouvernements serrent la vis budgétaire

 

03/04/2013 - L'aide au développement a reculé de 4 % en valeur réelle en 2012, après avoir baissé de 2 % en 2011. Dans plusieurs pays, la poursuite de la crise financière et des turbulences dans la zone euro a conduit les pouvoirs publics à donner un tour de vis budgétaire, décision qui a eu un impact direct sur l'aide versée aux pays pauvres. On observe en outre un redéploiement notable de l'aide des pays les plus pauvres vers les pays à revenu intermédiaire. Cependant, d’après l’enquête du CAD sur les plans de dépense indicatifs des donneurs, un redressement modeste des niveaux d'aide est attendu en 2013.


Le Secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurría, s'est déclaré préoccupé par cette tendance et il s'est exprimé en ces termes : "Il est inquiétant de constater que les contraintes budgétaires des pays membres ont entraîné un deuxième mouvement consécutif de repli du montant total de l'aide, mais je me réjouis qu'en dépit de la crise, neuf pays aient tout de même réussi à accroître leurs apports d'aide. A mesure que se rapproche l'échéance de 2015 fixée pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, je forme le vœu que la tendance au redéploiement de l'aide, qui se fait au détriment des pays les plus pauvres, va s'inverser. Cette inversion de tendance est en effet primordiale pour que l'aide puisse dûment contribuer à la concrétisation des OMD.”


Principaux chiffres de l'aide en 2012

En 2012, les apports nets d'aide publique au développement (APD) versés par les membres du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE se sont chiffrés à 125.6 milliards USD, ce qui représente 0.29 % de leur revenu national brut (RNB) cumulé, l'APD ayant reculé de -4.0 % en valeur réelle par rapport à 2011 (voir tableau 1 et graphique  1*). 


Depuis 2010, année où elle avait atteint son niveau record, l'APD a baissé de -6.0 % en valeur réelle. Si l'on fait abstraction de 2007, qui correspond à la fin des opérations exceptionnelles d'allègement de la dette, le repli observé en 2012 est le plus marqué depuis 1997. C'est aussi la première fois depuis 1996-1997 que l'aide se contracte pendant deux années successives.


La crise financière et les turbulences dans la zone euro ont amené les gouvernements de nombreux pays à appliquer des mesures d'austérité et à amputer les budgets alloués à l'aide. Cependant, en dépit des tensions budgétaires actuelles, certains pays ont maintenu, voire accru, leurs budgets consacrés à l'APD afin d'atteindre les objectifs qu'ils s'étaient fixés.


Le nouveau Président du CAD, Erik Solheim, a déclaré que le CAD continuerait à encourager ses membres à honorer leurs engagements. “Je salue l'effort des neuf membres du CAD qui ont accru leurs apports d'aide en 2012, et j'invite instamment les autres à faire de même dès que leur situation budgétaire le leur permettra”, a indiqué M. Solheim, et d'ajouter : “Il n'est pas impossible de maintenir le niveau d'aide même dans le contexte budgétaire actuel. Dans son budget pour 2013-2014, le Royaume-Uni prévoit d'allouer à l'aide une enveloppe dont le montant sera porté à l'équivalent de 0.7 % du revenu national, ce qui nous laisse espérer que nous parviendrons à inverser la tendance à la baisse.”


Redéploiement des crédits d'aide

Il ressort des données pour 2012 que, bien que le montant total de l'APD nette fléchisse, l'aide bilatérale affectée à des projets et programmes de développement (c'est-à-dire hors allègement de dette et aide humanitaire) a progressé de +2.0 % en termes réels ; les contributions aux budgets centraux d'institutions multilatérales ont en revanche baissé de -7.1 % (voir graphique 2*).


L'aide bilatérale à l'Afrique subsaharienne s'est chiffrée à 26.2 milliards USD, soit une chute de -7.9 % en termes réels par rapport à 2011. L'aide au continent africain a été réduite de -9.9 % et ramenée à 28.9 milliards USD après une année 2011 marquée par le soutien exceptionnel accordé à certains pays d'Afrique du Nord à la suite du "printemps arabe".


Le groupe des pays les moins avancés (PMA) a également vu les apports nets d'APD bilatérale qui lui étaient destinés accuser un repli de -12.8 % en termes réels et tomber à environ 26 milliards USD.


Résultats des différents donneurs

Les donneurs les plus généreux, en volume, ont été les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et le Japon. De leur côté, le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède ont à nouveau dépassé l'objectif de 0.7 % du RNB fixé par les Nations unies. Neuf pays ont enregistré une hausse de leurs apports nets d'APD en termes réels, ceux dans lesquels ce mouvement a été le plus marqué étant l'Australie, l'Autriche, la Corée,  l'Islande (qui a rejoint le CAD en 2013) et le Luxembourg. Quinze pays ont observé une tendance inverse, les variations à la baisse les plus prononcées s'étant produites en Espagne, en Italie, en Grèce et au Portugal, qui ont été les pays les plus durement touchés par la crise de la zone euro.


Les pays du G7 ont contribué à hauteur de 70 % au chiffre total de l'APD nette du CAD en 2012 et les pays de l'UE membres du CAD ont quant à eux été à l'origine de 51 % des versements nets d'APD du CAD.


En volume, les États-Unis se classent toujours premiers, avec des versements nets d'APD de 30.5 milliards USD en 2012, en régression de -2.8 % en valeur réelle par rapport à 2011. Le rapport APD/RNB des États-Unis est ainsi passé de 0.20 % en 2011 à 0.19 % en 2012. Ce fléchissement est principalement dû à une réduction du montant net des opérations bilatérales d'allègement de la dette, passé de 1.1 milliard USD en 2011 à 56.3 millions USD  en 2012. Les contributions versées par les États-Unis à des organisations internationales ont en revanche atteint un niveau historiquement élevé de 4.9 milliards USD (soit une hausse de +30.0 % en termes réels par rapport à 2011). En 2012, l'aide bilatérale consentie  à l'Afrique subsaharienne par les États-Unis est tombée à 8.8 milliards USD (soit une contraction de -4.5 % en termes réels par rapport à 2011) ; hors allègement de la dette, elle a en revanche progressé de +7.2 %.


L'APD émanant des quinze pays de l'UE qui sont membres du CAD s'est établie à 63.7 milliards USD en 2012, chiffre en baisse de -7.4 % par rapport à 2011. En pourcentage de leur RNB cumulé, leur APD a été ramenée de 0.44 % en 2011 à 0.42 % en 2012. Les évolutions de l'APD observées dans les pays de l'UE membres du CAD ont été les suivantes :

  • Autriche (+ 6.1%) : imputable à des opérations d'allègement de la dette au profit de l'Afrique subsaharienne ;
  • Belgique (- 13.0%) : sous l'effet d'une réduction du budget global alloué à l'aide ;
  • Danemark (-1.8%) : à cause d'une réduction des dons bilatéraux ;
  • Finlande (- 0.4%);
  • France (- 1.6%)[1];
  • Allemagne (- 0.7%) : du fait d'une réduction des contributions versées aux institutions multilatérales ;
  • Grèce (- 17.0%) : à cause des mesures d'austérité ;
  • Irlande (- 5.8%) : en raison des restrictions fiscales ayant conduit à amputer le budget alloué à l'aide ;
  • Italie (- 34.7%) : à cause d'une diminution de l'aide accordée aux réfugiés arrivant d'Afrique du Nord et d'une réduction des dons consentis au titre de l'allègement de la dette par rapport à 2011 ; le gouvernement italien a toutefois pris l'engagement ferme d'accroître les crédits d'APD de façon à atteindre un rapport APD/RNB de 0.15-0.16 % en 2013 ;
  • Luxembourg (+ 9.8%) : sous l'effet d'une hausse des dons bilatéraux ;
  • Pays-Bas (- 6.6%) : en raison d'une réduction du budget global consacré à l'aide ;
  • Portugal (- 13.1%) : à cause de réductions sans précédent des apports d'aide consécutives à la crise financière ;
  • Espagne (- 49.7%) : à cause de la crise financière ;
  • Suède (- 3.4%) : en raison d'une diminution de souscriptions au capital aux organisations internationales, bien que les montants versés à ces organisations aient augmenté ;
  • Royaume-Uni (- 2.2%) : dû au fait que des engagements budgétaires fermes ont été pris pour garantir des dépenses d'APD équivalant, en volume, à 0.56 % du RNB en 2012 et 0.7 % du RNB à compter de 2013.


En 2012, le montant total de l'APD nette cumulée versée par les 27 États membres de l'UE s'est chiffré à 64.9 milliards USD, soit 0.39 % de leur RNB cumulé. Les apports nets versés par des institutions de l'UE à des pays en développement et des organisations multilatérales sont ressortis à 17.6 milliards USD, soit une progression de +8.0 % par rapport à 2011, due pour l'essentiel à une augmentation des prêts. 

 

Dans les autres pays du CAD, l'APD nette a connu les évolutions suivantes :

  • Australie (+ 9.1 %) : pour respecter les engagements pris par le pays au niveau international d'accroître son aide afin d'atteindre un rapport APD/RNB de 0.5 % en 2016-2017.
  • Canada (+ 4.1 %) : grâce à une augmentation des opérations d’allégement de dette et au maintien de ses engagements envers des initiatives régionales conséquentes ;
  • Islande (+ 5.7 %) : évolution traduisant la montée en puissance globale du programme d'aide islandais ;
  • Japon (- 2.1 %) : à cause du fléchissement des dons bilatéraux et du recul des contributions versées à des organisations internationales ;
  • Corée (+ 17.6 %) : en raison de l'accroissement global des apports d'aide décidé pour atteindre un rapport APD/RNB de 0.25 % d'ici à 2015 ;
  • Nouvelle-Zélande (+ 3.0 %) : résultat de l'accroissement global des apports d'aide décidé pour porter le montant de l'APD à 600 millions NZD ;
  • Norvège (+ 0.4 %) ;
  • Suisse (+ 4.5 %) : dû à l'accroissement global des apports d'aide décidé pour atteindre un rapport APD/RNB de 0.5 % d'ici à 2015.


D'autres pays donneurs ont notifié les chiffres provisoires suivants concernant l'APD :  

  • République tchèque (- 4.2 %) : principalement dû au fléchissement des contributions versées à l'UE ;
  • Estonie (- 2.7 %) à cause d’une diminution de contributions versées à l’UE;
  • Hongrie (- 7.5 %) : à cause de la diminution des contributions versées à l'UE et la baisse des apports d'aide bilatérale;
  • Israël (- 10.1 %) : à cause d'une réduction de l'APD bilatérale ;
  • Pologne (+ 12.4 %) : en raison d'une hausse de l'APD bilatérale ;
  • République slovaque (- 3.5 %) ;
  • Slovénie (- 2.4 %) ;
  • Turquie (+98.7 %) : du fait de l'aide octroyée aux nombreux réfugiés affluant de Syrie et de l'intensification du soutien accordé aux pays d'Afrique du Nord à la suite du printemps arabe ;
  • Émirats arabes unis (+30.6 %) : en raison de l'accroissement global de l'aide bilatérale.


En 2012, les apports bruts d'APD des pays membres du CAD(c'est-à-dire avant déduction des remboursements de prêts) ont totalisé 138.0 milliards USD, en baisse de -5.2 % en valeur réelle par rapport à 2011. Au regard de cet agrégat, viennent aux premiers rangs des donneurs les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Le graphique 3 fait apparaître la différence entre les apports bruts et nets d'APD des pays membres du CAD. 


Perspectives d'évolution de l'APD

L'Enquête la plus récente réalisée par le du CAD sur les plans de dépenses indicatifs des donneurs contient des estimations des apports d'aide futurs de l'ensemble des membres du CAD ainsi que des principaux donneurs non membres du CAD et donneurs multilatéraux sur la période allant jusqu'en 2016. Elle comporte également des prévisions concernant les recettes brutes perçues par les pays en développement au titre de l'aide-pays programmable (APP- voir tableau 4*) [2].    


En 2012, l'APP a progressé de +0.3 % en termes réels, les mouvements de repli enregistrés dans les pays du CAD ayant été compensés par des variations inverses du côté des donneurs non membres du CAD. Selon les prévisions, l'APP devrait augmenter de 9 % en termes réels en 2013, essentiellement en raison des majorations prévues des apports d'APP de l'Australie, de l'Allemagne, de l'Italie, de la Suisse et du Royaume-Uni et d'augmentations des prêts assortis de conditions libérales consentis par des organismes multilatéraux (notamment l'IDA, le guichet concessionnel de la Banque mondiale et le FIDA). Le montant total de l'APP devrait ensuite demeurer stable de 2014 à 2016.


L'Enquête du CAD laisse augurer une réorientation de l'aide vers les pays à revenu intermédiaire de l'Extrême-Orient et d'Asie du Sud et de l'Est, principalement la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Pakistan, le Sri Lanka, l'Ouzbékistan et le Vietnam, et il semble très probable que l’aide vers ces pays prendra la forme de prêts assortis de conditions libérales.


L'APP devrait en revanche stagner à destination des pays les plus en retard sur la voie de la réalisation des OMD et affichant les niveaux de pauvreté les plus élevés, comprenant des pays d'Afrique subsaharienne comme le Burundi, le Tchad, Madagascar, le Malawi et le Niger.


Dans le cadre de l'effort de transparence qu'elle a engagé, l'OCDE publiera les données par pays relatives à l'APP en volume que lui ont communiquées plusieurs donneurs [3].

 

* Cliquer ici pour consulter les tableaux et graphiques au format Excel et PDF.

 

Pour toute information, les journalistes sont invités à prendre contact avec Yasmin Ahmad, de la Direction de la coopération pour le développement de l’OCDE, à l'adresse suivante dac.contact@oecd.org, ou par téléphone : + 331 45 24 90 03.


Ce document est fondé sur les réponses des pays membres de l’OCDE au questionnaire anticipé sur les principaux agrégats de l’APD ainsi que sur l'Enquête du CAD sur les plans de dépenses indicatifs des donneurs. Les données peuvent être sujettes à révision. Pour plus d’informations  et des renseignements sur les graphiques dynamiques, voir
: www.oecd.org/dac/stats.



[1] Estimation du Secrétariat.

[2] L'aide-pays programmable (APP), également connue sous le nom d'aide "de base", représente la part de l'aide que les donneurs programment pour chaque pays et sur laquelle les pays partenaires pourraient avoir leur mot à dire. L'APP est beaucoup plus précise que l'APD pour comptabiliser les apports d'aide qui sont versés aux pays partenaires et s'est révélée être, dans plusieurs études, comme une bonne variable indicative de l'aide enregistrée au niveau national. Pour en savoir plus sur l'APP, se rendre à l'adresse suivante : http://www.oecd.org/fr/cad/architecture/aide-paysprogrammableapp.htm





 

 

 

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