Salle de presse

L'APD reste stable en 2000 ; les autres apports diminuent

 

12/12/2001

Données finales sur l'APD en 2000

L'aide publique au développement (APD) nette des Membres du CAD en 2000 s'est élevée à 53,7 milliards de dollars des États-Unis, montant légèrement supérieur au chiffre préliminaire de 53,1 milliards de dollars. En termes réels, le volume reste très voisin de celui de 1999, en baisse de 0,4%. Il aurait très légèrement augmenté si certains receveurs n'avaient pas été retirés de la liste des pays éligibles au titre de l'APD (voir le tableau 1, le graphique 1 et l'annexe).

La croissance économique soutenue des Membres du CAD en 2000, au taux de 3,7%, a fortement augmenté les chiffres du RNB et poussé à la baisse le rapport APD/RNB de 0,24% à 0,22%. Le Luxembourg a rejoint le Danemark, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède, seuls pays à satisfaire l'objectif d'APD longtemps visé des NU de 0,7% du revenu national.

Parmi les caractéristiques particulières des données 2000, il faut noter :

  • Quatorze des 22 pays Membres du CAD ont notifié une augmentation de leur APD en termes réels en 2000, et l'effort moyen des pays du CAD (moyenne non pondérée des rapports APD/RNB) s'est maintenu à 0,39%.
  • L'aide du Japon diminue de 1,8 milliard de dollars (15% en termes réels), mais compte tenu de la contribution exceptionnelle de 3 milliards de dollars en 1999 suite à la crise financière en Asie, la croissance sous-jacente de l'APD du Japon entre 1998 et 2000 s'est élevée à environ 8%.
  • L'aide de la France diminue de 1,5 milliard de dollars (16% en termes réels). Cependant, la majeure partie de cette baisse est due à l'exclusion de la Polynésie française et de la Nouvelle Calédonie de la liste des pays et territoires éligibles au titre de l'APD, ainsi qu'au taux de change. Sur une base statistique comparable, cette baisse aurait été de 3,2% en termes réels. La France, rejointe en 2000 par le Royaume-Uni, continue d'afficher le ratio APD/RNB (0,32%) le plus élevé parmi les pays du G7.
  • L'aide du Royaume-Uni a augmenté de 38%, en partie en raison du calendrier des contributions aux agences multilatérales, qui avait artificiellement diminué l'APD en 1999, mais aussi en raison de l'engagement du gouvernement britannique d'augmenter de manière substantielle son programme d'aide. L'accroissement en termes réel s'élève à 22% pour les deux dernières années.
  • L'APD aux pays les moins avancés a augmenté légèrement, de 19% de l'APD totale du CAD en 1999 à 22% en 2000, mais elle reste bien en deçà du niveau de 1989-90, soit 27%. Le prochain Rapport du CAD Coopération pour le développement contiendra des données et analyses supplémentaires concernant l'apport de l'aide à la réduction de la pauvreté.

Les apports de ressources aux bénéficiaires de l'aide vus dans un contexte plus large

Le tableau 2 donne une perspective plus large des apports de ressources aux pays en développement et aux pays en transition au cours des années récentes.

Les financements officiels pour le développement, toutes catégories confondues, se sont élevés à 65,5 milliards de dollars, niveau le plus faible depuis 1990. L'APD allouée aux pays en développement se situe en moyenne à 50 milliards de dollars au cours des quatre dernières années. L'aide publique aux pays de la partie II de la Liste du CAD s'est élevée à 7,8 milliards de dollars en 2000, montant inchangé par rapport à l'année précédente, bien que plusieurs bénéficiaires qui recevaient auparavant de l'APD aient maintenant rejoint ce groupe. Mais les autres financements publics du développement en faveur des bénéficiaires de l'aide ont fortement baissé en 2000, de 26,1 à 8,1 milliards de dollars. Ce résultat est dû à la fois à la baisse des nouveaux prêts du secteur public aux taux du marché et à l'augmentation des remboursements des emprunteurs asiatiques, dont la situation s'est légèrement améliorée depuis la crise des années 1998-99.

Les crédits à l'exportation ont augmenté et enregistrent un apport net de 7,7 milliards de dollars.

Les apports privés nets, à 117 milliards de dollars, se situent à leur niveau le plus bas depuis 1993. La caractéristique la plus marquante est la chute d'environ 50 milliards de dollars de prises de participation (autres que les investissements directs) suite aux retraits des investisseurs dans les marchés émergents. Les investissements directs des Membres du CAD dans les pays bénéficiaires de l'aide ont diminué pour s'établir à 120 milliards de dollars, mais demeurent la catégorie d'apports largement la plus importante. Les prêts bancaires nets restent négatifs pour la troisième année consécutive.

Perspectives

Plusieurs Membres du CAD, dont le Canada, la Grèce, l'Irlande, le Royaume-Uni, la Suède, et la Suisse, ont défini des objectifs spécifiques pour augmenter le volume d'APD à court et moyen terme. D'autres, dont la Norvège et les Pays-Bas, ont fixé des objectifs pour le rapport APD/RNB qui impliquent des augmentations réelles en accord avec la croissance économique, et l'Allemagne a fait part d'un accroissement réel de son budget pour le développement en 2002, poursuivant ainsi la récente augmentation.

Aux États-Unis, second donneur en volume, l'APD a augmenté de 7% en termes réels en 2000 sans que le ratio APD/RNB (0,10%) en soit modifié, et des propositions ont été avancées au Congrès afin d'augmenter les dépenses d'aide à moyen terme. Un débat animé a lieu aux États-Unis sur les moyens d'améliorer l'efficacité de l'aide, en particulier grâce à un partenariat plus soutenu avec le secteur privé, y compris les fondations. Au Japon, premier donneur du CAD, l'APD devrait diminuer suite à un effort plus global pour réduire le déficit budgétaire.

Des opinions très diverses ont été exprimées concernant la contribution que l'APD pourrait apporter au renforcement de la lutte contre le terrorisme. Il existe un large consensus parmi les Membres du CAD sur le besoin continu d'aide pour lutter contre la pauvreté et sur les besoins particuliers de l'Afghanistan et des pays de la région.

La Conférence internationale sur le financement du développement qui doit se tenir à Monterrey au Mexique en mars 2002 cherchera à définir un large accord sur une approche intégrée du financement du développement, approche fondée sur la bonne gouvernance pour permettre de solides financements publics et privés, basés sur des sources domestiques et externes, y compris les investissements extérieurs et le financement durable de la dette. La Conférence examinera aussi les appels pour une augmentation significative du volume et de l'efficacité de l'APD pour soutenir les efforts visant à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement.

La récente Conférence ministérielle de l'OMC de Doha a lancé un nouveau cycle de négociations sur les échanges, avec comme objectif central la promotion du développement, en mettant l'accent sur l'élargissement des capacités dans le domaine des échanges.

La perspective à court terme des flux privés vers les pays en développement reste incertaine. Les performances des marchés de prises de participation des pays en développement n'ont pas été satisfaisantes en 2001, les investissements directs ont été touchés par la baisse d'activité dans les pays industrialisés, et les émissions d'obligations des pays en développement sont restées limitées par le poids de la dette des principaux emprunteurs.

Mesure des allégements de dette

Un effort majeur est en cours pour réduire le fardeau des remboursements des Pays pauvres très endettés (PPTE). La plupart d'entre eux sont des pays les moins avancés en Afrique au sud du Sahara. Une part importante de leur dette est due aux institutions financières internationales, mais les prêts d'APD, les prêts bancaires et les crédits à l'exportation, des pays du CAD sont aussi concernés.

Le processus en faveur des PPTE est explicitement conçu pour réduire la dette à des niveaux supportables et permettre éventuellement à ces pays d'accéder à des financements internationaux sur une base durable. A cette fin, l'initiative a été élargie pour permettre un allégement supplémentaire et a été accélérée pour réduire le délai entre "points de décision" et "point d'achèvement". Une grande partie de l'allégement prévu sera effectuée rapidement, ce qui devrait conduire à des montants de remises de dette plus élevés dans l'APD au cours des prochaines années.

Les liens entre les allégements/annulations de dette et l'APD sont complexes. Les communications dans la presse sur les allégements de dette en faveur des PPTE mettent souvent l'accent sur le montant total de la dette qui doit être couvert par l'initiative, montant souvent estimé à environ 50 milliards de dollars. Cette estimation correspond à la valeur actuelle du montant de dette qui ne sera pas à rembourser. Toutefois, l'allégement de la dette des PPTE représente un très faible pourcentage de l'APD nette annuelle des Membres du CAD (voir le tableau 3) pour les raisons suivantes :

  • L'allégement total de la dette en faveur des PPTE est mis en œuvre sur plusieurs années.
  • Les institutions financières internationales réduisent les obligations de remboursements des PPTE en utilisant (1) les entrées nettes sur les autres prêts et (2) des contributions spéciales au fonds fiduciaire en faveur des PPTE, le plus souvent en provenance des Membres du CAD. Ces dernières contributions sont comptabilisées dans le total de l'APD du CAD. Mais l'utilisation des fonds propres par les institutions n'entrent pas dans les données d'APD.
  • L'annulation par les Membres du CAD de dettes non issues de prêts d'APD génère une nouvelle APD nette. Mais l'annulation ou le rééchelonnement du principal de prêts d'APD ne génère pas de nouvelle APD nette, puisque les prêts ont déjà été notifiés comme APD lorsque les montants ont été versés.

Pour des informations complémentaires, les journalistes sont invités à contacter Helen Fisher, Division des relations avec les médias de l'OCDE (tél. [33] 1 45 24 80 97).

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