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La Nouvelle-Zélande doit accroître la productivité et s’adapter à l’évolution du marché du travail

 

15/06/2017 - L’économie de la Nouvelle-Zélande poursuit sa forte expansion généralisée, portée par l’essor du tourisme, une forte immigration nette, le dynamisme de la construction résidentielle et une politique monétaire propre à soutenir l’activité. D’après un nouveau rapport de l’OCDE, les dirigeants doivent toutefois rester vigilants face au niveau élevé de la dette des ménages liée à la hausse rapide du prix des logements, aux répercussions que pourrait avoir la progression des politiques commerciales protectionnistes des pays étrangers et au ralentissement de la croissance économique en Chine.

 

L’Étude économique de la Nouvelle-Zélande menée par l’OCDE examine le décalage entre les perspectives économiques favorables à court terme et les défis posés à long terme par la faible croissance de la productivité et l’évolution du marché du travail.

 

L’Étude, présentée à Wellington par la Chef économiste de l’OCDE, Mme Catherine L. Mann et le Ministre des Finances de la Nouvelle-Zélande, M. Steven Joyce, constate que la croissance du PIB s’est élevée en moyenne à quelque 3 % au cours des trois dernières années et qu’elle devrait se maintenir à ce niveau en 2018. Elle définit les domaines prioritaires sur lesquels devraient porter les prochaines réformes pour garantir l’instauration d’une croissance durable, plus verte et qui profite à tous les Néo-Zélandais.

 

« La Nouvelle-Zélande affiche une croissance économique solide et des niveaux élevés de bien-être auxquels pourraient aspirer même les pays les plus performants de l’OCDE », a déclaré Mme Mann. « Le défi à l’avenir consistera à mettre en œuvre des réformes qui stimuleront la productivité, à consolider les bonnes performances actuelles et à veiller à ce que les générations futures puissent elles aussi bénéficier de la prospérité. Il sera également essentiel d’œuvrer sans relâche au relèvement des compétences de la main-d’œuvre pour maintenir les niveaux élevés d’emploi face à l’évolution du marché du travail ».

 

L’Étude montre que les professions hautement qualifiées représentent une part croissante de l’emploi en Nouvelle-Zélande : la part des postes de direction et de professionnel est en forte hausse, alors que celle des travailleurs de l’agriculture et de l’industrie décline. Comme dans de nombreux autres pays, l’essor des technologies numériques accroît la demande de travailleurs hautement qualifiés et rend les conditions plus difficiles pour les travailleurs faiblement qualifiés.

 

Face au renforcement probable de ces tendances, les auteurs de l’Étude recommandent à la Nouvelle-Zélande d’améliorer son système éducatif en relevant les exigences minimales, en améliorant l’enseignement des mathématiques et en intensifiant les efforts visant à adapter les disciplines étudiées dans l’enseignement supérieur aux besoins du marché du travail. Ils prônent également l’élargissement de l’accès aux programmes de formation, afin de permettre aux travailleurs d’acquérir des compétences complémentaires, et le renforcement des dispositifs de soutien aux travailleurs licenciés, pour l’heure peu développés.

 

L’étude contient des recommandations relatives à la mise en œuvre d’une série de réformes destinées à améliorer la productivité en Nouvelle-Zélande, qui demeure très inférieure à celle des principaux pays de l’OCDE. Il serait notamment possible de réduire les obstacles à l’investissement direct étranger, d’abaisser le taux de l’impôt sur les sociétés, de multiplier les outils de financement des infrastructures afin de renforcer l’offre de logements, de réformer le régime des faillites et le critère juridique d’abus de pouvoir de marché, et d’étoffer le soutien à l’innovation dans les entreprises.

Afin de rendre la croissance plus pérenne et plus verte, il est recommandé à la Nouvelle-Zélande d’élaborer une vision à long terme pour assurer la transition vers une économie bas carbone, qui pourrait impliquer l’adoption de redevances de pollution ou de mesures de plafonnement et d’échanges de droits d’émission, ou la hausse du prix du carbone. Le développement de mécanismes d’échange et de tarification de l’eau permettrait de garantir que les ressources en eau limitées soient utilisées au mieux, alors que la hausse des investissements dans la recherche sur les technologies d’atténuation améliorerait les résultats environnementaux, en particulier dans les activités d’élevage.

Une synthèse de l’Étude économique ainsi que ses principales conclusions sont disponibles à l’adresse : http://www.oecd.org/economy/surveys/economic-survey-new-zealand.htm.


Pour plus de renseignements, les journalistes sont invités à contacter la Division des médias de l’OCDE (+33 1 45 24 97 00).

 

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