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La Lettonie devrait développer son système d’enseignement professionnel afin d’améliorer les perspectives d’emploi des jeunes

 

27/8/2015 - Il serait souhaitable que la Lettonie redouble d’efforts afin d’améliorer les possibilités d’emploi des jeunes, en poursuivant la réforme de son système d’enseignement professionnel et en respectant l’engagement, pris dans le cadre de la Garantie pour la jeunesse, de réduire encore le pourcentage de jeunes de moins de 30 ans qui ne sont ni scolarisés, ni actifs ni en formation.

 

Le rapport Investing in Youth: Latvia montre qu’en Lettonie, le taux de jeunes déscolarisés et inactifs (16.5 %) a nettement reculé depuis la crise, mais que les débouchés sont toujours trop peu nombreux pour les jeunes. Leur taux de chômage, qui s’établit à 16.4 %, est toujours presque deux fois plus élevé qu’en 2007.

 

L’une des principales difficultés réside dans le fait que près d’un jeune déscolarisé et inactif sur trois n’est pas inscrit au service public de l’emploi et ne cherche pas d’emploi. Plus de 70 % de ces jeunes restent sans emploi ni formation pendant plus de six mois. Les jeunes femmes, les moins diplômés et les jeunes en mauvaise santé sont généralement ceux qui restent le plus longtemps dans cette situation.

 

L’OCDE estime que les réformes globales récemment mises en œuvre par le gouvernement letton constituent une étape importante en vue d’établir un système d’enseignement professionnel moderne et plus attractif, mais celui-ci reste néanmoins presqu’entièrement scolaire, et les liens entre établissements scolaires et entreprises sont souvent limités.

 

La Garantie pour la jeunesse instaurée en 2014 offre une bonne occasion de ramener les jeunes déscolarisés et inactifs vers le système de formation ou l’emploi. S’il est encore trop tôt pour en évaluer l’impact, le taux de participation de ces jeunes aux programmes de formation a déjà fortement augmenté, et l’offre d’orientation professionnelle s’est élargie.

 

Pour aider plus de jeunes Lettons à entrer dans la vie active, l’OCDE recommande les mesures suivantes :

  • Améliorer le partage des informations sur le taux de scolarisation entre les établissements scolaires, les communes et les autorités nationales, pour réduire encore davantage le taux d’abandon prématuré de la scolarité et des programmes de formation, faire en sorte que les jeunes ayant abandonné leurs études reçoivent l’aide dont ils ont besoin et faciliter l’évaluation des programmes d’enseignement général et professionnel.
  • Poursuivre les réformes du système d’enseignement professionnel en renforçant la place de la formation pratique, dans l’idéal par le biais d’un système d’apprentissage efficace, au sein duquel les élèves seraient affectés à un employeur unique. Un dispositif d’incitations financières pourrait être mis en place à cet égard, afin d’encourager les entreprises à proposer des formations de qualité.
  • Améliorer et renforcer les services d’orientation professionnelle à l’école afin de guider les élèves risquant d’abandonner leurs études et de les encourager à s’inscrire dans des programmes d’enseignement professionnel.
  • Renforcer la coopération entre les services publics de l’emploi et les services sociaux au niveau local afin d’obtenir une aide globale pour les jeunes vulnérables, et réduire encore le nombre de dossiers par conseiller, notamment pour ce qui est des jeunes les plus défavorisés.
  • Subordonner plus étroitement les aides au revenu à une recherche d’emploi active ou à la participation à un programme en ce qui concerne les jeunes inactifs aptes à exercer un emploi.
  • Supprimer progressivement les programmes publics d’aide à l’emploi des jeunes instaurés pendant la crise et envisager d’étendre les subventions à l’embauche ciblées sur les jeunes peu qualifiés et ceux ayant suivi récemment un programme de formation intensive.

 

Pour obtenir de plus amples informations sur Investing in Youth: Latvia, voir : http://www.oecd.org/countries/latvia/investing-in-youth-latvia-9789264240407-en.htm

 

Les journalistes sont invités à prendre contact avec la Division des médias de l’OCDE (news.contact@oecd.org, +33 1 4524 9700).

 

******NOTE POUR LES RÉDACTEURS *****

 

La Lettonie suit actuellement une Feuille de route pour l’adhésion, qui établit le processus et définit les conditions d’une adhésion future à l’Organisation. La Feuille de route prévoit une série d’examens approfondis menés par 21 comités techniques de l’OCDE, qui soumettront ensuite au Conseil de l’OCDE un avis formel sur la volonté et la capacité de la Lettonie d’appliquer les normes de l’OCDE et sur les politiques et pratiques nationales par rapport aux meilleures politiques et pratiques des pays de l’OCDE dans le domaine considéré.

 

Ces examens offrent l’occasion d’aider les autorités lettones à faire avancer les réformes conformément aux normes et aux meilleures pratiques de l’OCDE. Le processus d’adhésion n’est assorti d’aucun calendrier fixe et dépend en définitive de la capacité de la Lettonie de répondre aux recommandations des comités de l’OCDE, composés de ses Membres, en vue de passer avec succès les examens techniques.

 

Les 34 pays membres de l’OCDE encouragent des politiques visant à améliorer le bien-être socio-économique partout dans le monde. L’Organisation est un forum au sein duquel les gouvernements s’emploient à partager leurs expériences et à chercher des réponses à des problèmes communs.

 

Pour plus de détails sur le processus d’adhésion de la Lettonie, voir : http://www.oecd.org/countries/latvia/oecd-sets-out-roadmap-for-latvias-membership.htm.

 

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