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L’Irlande doit maintenir l’élan en faveur des réformes afin d’assurer une reprise économique qui soit profitable à tous

 

15/09/15- La ferme volonté d’engager des réformes et d’instaurer un environnement propice aux entreprises a permis à l’Irlande de renouer avec une expansion économique solide, qui donne aux pouvoirs publics les moyens de panser les plaies de la crise, d’après la dernière Étude économique de l’Irlande publiée par l’OCDE.

Il ressort de l’Étude présentée aujourd’hui à Dublin par le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría, et le ministre irlandais des Finances, M. Michael Noonan, que l’économie irlandaise est en meilleure posture qu’avant la crise. Le chômage régresse, le déficit budgétaire continue de se résorber, la dette publique est sur une trajectoire descendante, le secteur bancaire a été restructuré et recapitalisé et l’efficacité de l’administration publique s’est améliorée.


Après avoir affiché une croissance de 5,2 % en 2014, la plus forte de la zone de l’OCDE, le PIB irlandais devrait progresser de 5 % en 2015 et de 4 % en 2016.

« L’Irlande est l’enfant prodigue des économies européennes frappées par la crise, et le mérite de ce redressement spectaculaire est à attribuer en grande partie à l’engagement indéfectible du gouvernement à mener des réformes », a déclaré M. Gurría.

 

« Pour éviter de reproduire les erreurs du passé, le moment est venu de renforcer la résilience face aux chocs futurs tout en pérennisant la reprise et en veillant à ce que ses bienfaits soient largement partagés ». (lire le discours en anglais)

Pour rendre la croissance plus inclusive, la priorité absolue devrait être de réduire le chômage toujours élevé, notamment le chômage des jeunes et de longue durée. Pour rehausser les compétences, les pouvoirs publics devraient poursuivre leurs initiatives d’amélioration du système d’apprentissage et des autres filières de formation. Il faudrait supprimer le piège du chômage, par exemple en réduisant plus progressivement l'aide au logement et le revenu familial complémentaire à mesure que le revenu augmente. Rapportés au salaire moyen, l’Irlande enregistre les coûts de garde d’enfants les plus élevés de l’OCDE, ce qui nécessite d’améliorer l’accessibilité financière, notamment pour les familles à bas revenu.


Des efforts supplémentaires doivent aussi être déployés en vue de renforcer le système bancaire, affirme l’OCDE. L’encours de prêts improductifs diminue, mais leur nombre reste élevé, et leur règlement est freiné par la lenteur des procédures judiciaires relatives aux saisies. Le marché immobilier devrait faire l’objet d’une surveillance attentive, et de nouvelles mesures réglementaires doivent être prises si la croissance du crédit fait repartir les prix à la hausse.


L’Étude encourage l’Irlande à tirer parti de la reprise économique vigoureuse pour accélérer la réduction du déficit public et inscrire la dette publique, qui représente 108 % du PIB, sur une trajectoire plus nettement descendante.


L’Étude suggère également l’adoption de réformes supplémentaires visant à stimuler la productivité, notamment des petites et moyennes entreprises (PME), condition essentielle à l’élévation des niveaux de vie sur le long terme. Pour atteindre cet objectif, il faudrait rééquilibrer le soutien public à l’innovation en faveur des aides directes, qui sont plus utiles aux petites entreprises que les incitations fiscales qui prévalent actuellement. L’intensification de la concurrence dans les services juridiques, les activités portuaires et les services publics serait bénéfique à l’ensemble des entreprises, tout comme l’amélioration des infrastructures et des transports publics. Enfin, les PME devraient recevoir un appui pour accéder aux travailleurs les plus compétents à l’échelle mondiale.


Une version intégrable est également disponible, ainsi que des informations sur les versions téléchargeables et imprimées.


Une synthèse de l’Étude économique est consultable à l’adresse : Read the speech in full.

Pour plus de renseignements sur l’Étude économique, veuillez contacter la Division des médias de l’OCDE (+33 1 4524 9700).

 

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