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L’économie hongroise se développe mais des réformes s’imposent pour stimuler les compétences, l’investissement productif et les revenus

 

6/5/2016 - L’économie hongroise s’est fortement développée ces dernières années, à la faveur d’une solide croissance des exportations et de la demande intérieure des entreprises. Mais les revenus restent parmi les plus faibles de l’OCDE et des réformes structurelles seront nécessaires pour soutenir la croissance à moyen terme, renforcer l’investissement productif et mieux faire concorder l’offre de compétences avec les besoins du marché du travail, selon un nouveau rapport de l’OCDE.

 

Selon l’Étude économique de l’OCDE sur la Hongrie, stimuler l’investissement productif parmi les petites et moyennes entreprises aiderait à rehausser les niveaux de revenu et de bien-être en améliorant la productivité relativement faible du travail.

 

Permettre aux travailleurs d’acquérir des compétences correspondant mieux aux besoins du marché du travail contribuerait également à accroître la productivité et augmenterait le nombre d’individus bénéficiant de la croissance économique. 

 

 

Lors de la présentation de cette Étude économique à Budapest, le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría a déclaré : « À l’occasion du 20e anniversaire de l’adhésion de la Hongrie à l’OCDE, je félicite ce pays pour son économie qui se développe depuis 2012 – grâce à la solidité de ses exportations et de ses mesures macroéconomiques de relance. Mais des défis de taille demeurent. L’espérance de vie en Hongrie est parmi les plus faibles de l’OCDE et se situe au deuxième rang du bas du classement, juste derrière mon propre pays, le Mexique. Le système éducatif a réagi lentement à l’évolution des besoins en compétences, avec une économie qui repose davantage sur les connaissances. Sans compter que l’investissement productif, notamment celui des PME, se heurte à un environnement réglementaire sans cesse mouvant et à des obstacles à l’entrée sur le marché dans les industries de réseau. » (lire le discours dans son intégralité - en anglais)

 

Toujours selon l’Étude, sauf à ce que des réformes soient menées en faveur d’un investissement productif plus solide et d’une meilleure concordance entre l’offre et la demande de compétences, une croissance continue plus robuste n’est guère envisageable compte tenu d’une population d’âge actif en diminution. L’Étude appelle également à une plus grande transparence réglementaire, à moins de bureaucratie et à l’efficacité des analyses d’impact de la réglementation.

 

Les dérogations à la réglementation dans certains secteurs entravent une concurrence saine qui favoriserait la compétitivité des entreprises. Ainsi dans l’agriculture, l’interdiction frappant les pratiques restrictives n’est pas applicable aux marchés locaux.

 

L’OCDE estime que le système hongrois d’éducation et de formation n’a pas suivi le rythme de la demande croissante de compétences plus techniques au fur et à mesure de la restructuration de l’économie. Il faut, selon l’Étude économique, que la formation tout au long de la vie monte en régime cependant qu’il faudrait se concentrer davantage sur l’efficacité de la formation dans les programmes de travaux d’intérêt public.

 

Les femmes ayant des enfants en bas âge sont relativement peu nombreuses à travailler. Pour accroître leur taux d’activité, il faudrait développer les services de garde pour les jeunes enfants et faciliter le congé de paternité. 

 

Quoique les taux d’inscription à l’université aient considérablement augmenté, les taux de réussite et de diplômés figurent parmi les plus bas de l’OCDE. Selon l’Étude, les pouvoirs publics devraient accroître le financement de l’enseignement supérieur et encourager la constitution de partenariats plus solides entre les universités et les entreprises privées pour qu’un plus grand nombre de diplômés trouvent un emploi correspondant à leur qualification.

 

Le nombre de Hongrois ayant émigré depuis 2008 a triplé pour s’établir à 3 % de la population active et explique les déficits observés dans certains secteurs, notamment dans la santé. Qui plus est, le vieillissement de la population en Hongrie est plus rapide que dans de nombreux autres pays de l’OCDE. Selon les projections, la population d’âge très actif en pourcentage de la population totale devrait être l’une des plus faibles d’Europe dans les prochaines décennies et occasionner des taux élevés de dépendance des personnes âgées. À longue échéance, le vieillissement démographique sera le principal déterminant des dépenses publiques.  

 

Une synthèse de cette Étude économique, réunissant ses principales conclusions, est librement consultable sur le site internet de l'OCDE, à l'adresse suivante : www.oecd.org/fr/hongrie/etude-economique-hongrie.htm. Les journalistes sont invités à inclure ce lien dans leurs articles consacrés à cette publication.

 

Pour de plus amples informations sur cette Étude économique sur la Hongrie, veillez contacter la Division des médias de l’OCDE (news.contact@oecd.org; tél. : +33 1 4524 9700).

 

Coopérant avec plus d’une centaine de pays, l’OCDE est un forum stratégique international qui œuvre à promouvoir des politiques conçues pour améliorer le bien-être économique et social des citoyens dans le monde entier.

 

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