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Déclaration commune : séminaire FMI-OCDE-Banque mondiale sur la réponse à la crise et les stratégies de sortie

 

13/02/2009 - Les experts du FMI, de l’OCDE et de la Banque mondiale se sont réunis le 4 février à Paris pour échanger leurs points de vue et coordonner leurs réponses à la crise économique mondiale. Le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, a ouvert le débat, qui a été dirigé par Carlo Cottarelli, Directeur du département des finances publiques au FMI, Danny Leipziger, vice-Président du réseau pour la lutte contre la pauvreté et la gestion économique de la Banque mondiale, et Pier Carlo Padoan, Secrétaire général adjoint de l’OCDE.

 

Après une première réunion en septembre 2008 consacrée à l’impact de la crise des produits alimentaires et des combustibles sur les pays en développement, ces consultations d’une journée font partie intégrante de l’initiative en cours qui a pour but d’améliorer la coordination interinstitutionnelle sur les dossiers économiques urgents.

 

Les discussions ont essentiellement porté sur les défis liés à l’intensification des turbulences financières mondiales et à la récession économique. Les experts ont examiné les conséquences de la crise actuelle sur la politique macroéconomique, budgétaire et sociale, aussi bien dans les pays avancés que dans les pays en développement, et se sont interrogés sur les priorités pour les réformes des dispositifs de réglementation et de surveillance.

 

L’analyse de la crise a mis en évidence plusieurs préoccupations communes, et notamment les nouveaux élémentsde fragilité à mesure que la crise touche plus profondément les économies émergentes et en développement.

 

Eu égard à l’ampleur de ces défis pour la communauté internationale, les experts ont débattu des lignes d’action possibles.

 

1. Il est urgent de rétablir la confiance sur les marchés dans le secteur financier et de stimuler l’économie réelle ; les efforts doivent être menés sur ces deux fronts simultanément et en synergie, afin d’accroître l’impact sur l’économie réelle.

 

Malgré l’injection massive de fonds publics dans le secteur financier des pays touchés, la confiance n’a toujours pas été rétablie sur les marchés. Il est indispensable de restaurer les capacités de prêt des banques pour ramener les économies sur une trajectoire de croissance. Il faut renforcer les mesures prises pour éliminer ou cantonner les actifs toxiques afin de parvenir à une recapitalisation durable des banques et une fin rapidede l’effondrement du crédit. Il faut aussi revoir la réglementation, la surveillance et la fiscalité, en les améliorant si nécessaire, pour éviter un retour aux incitations malsaines et à l’endettement excessif qui ont provoqué la crise.

 

Parallèlement, il reste nécessaire de procéder d’urgence à une relance budgétaire. L’ampleur et la composition des mesures budgétaires doivent être relatives à la marge de manœuvre budgétaire de chaque pays et de ses capacités institutionnelles. Avec l’aggravation de la récession, une augmentation des dépenses budgétaires à fort impact paraît s’imposer au premier semestre de 2009 – avec de nouvelles mesures de soutien les trimestres suivants – pour les pays qui sont à même de réaliser prudemment ces dépenses. De plus, inscrire les mesures de relance dans une stratégie crédible à moyen terme préservant la viabilité budgétaire renforcera également leurs effets à court terme. Il faut prêter toute l’attention requise aux perspectives à plus long terme, notamment en se demandant comment les mesures de relance peuvent contribuer à des investissements respectueux du climat et favorisant l’innovation.

 

Tant sur le plan financier que sur le plan économique, il faudra une stratégie qui permette de sortir efficacement du soutien à court terme, de même que des mesures de transition.

 

Une coordination plus étroite entre les pays adoptant des mesures financières et économiques maximisera l’impact, augmentera l’efficacité de la stimulation de la demande et évitera le « chacun pour soi ». A terme, il faudra aussi élargir le champ de la régulation et de la surveillance au secteur non bancaire pour éviter d’en revenir à la concurrence réglementaire – et à son résultat, la réglementation au plus petit dénominateur commun – qui a joué un grand rôle dans la crise.

 

2. Les gouvernements doivent rester vigilants face au protectionnisme dans le domaine des échanges et de l’investissement. Les volumes d’échanges se sont anormalement contractés, le renchérissement des financements commerciaux ayant accentué ce mouvement. De plus, une diminution des flux de capitaux aurait des effets très perturbateurs sachant que les économies émergentes et en développement sont traditionnellement tributaires de l’investissement direct étranger.

 

Les nations souffriraient de l’introduction de mesures protectionnistes dans leur action contre lacrise car cela ralentirait la reprise mondiale. Il faut également s’efforcer de concevoir des mesures d’aide financière et de relance de manière n’ayant pas de répercussions négatives sur la concurrence.

 

3. La destruction d’emplois est un grave sujet de préoccupation dans toutes les économies, de même que l’impact de la crise sur le financement des retraites et du système de santé. Dans un contexte d’aggravation rapide du chômage, les experts ont souligné qu’il fallait aider la formation de capital humain et éviter les politiques susceptibles d’anéantir les réformes récentes ou de réduire l’offre de main-d’œuvre. Il faudra gérer efficacement les ressources consacrées à la lutte contre le chômage et aux interventions sur les marchés. L’objectif serait avant tout de redynamiser les activités du secteur privé et de faciliter l’entrée de nouvelles entreprises, notamment grâce à un accès plus aisé au crédit, en particulier au profit des PME et des entreprises innovantes.

 

Les experts ont souligné que des mesures étaient nécessaires pour contrecarrer la baisse prévue des revenus des ménages les plus vulnérables, qui menace les progrès du développement et risque de faire tomber dans la pauvreté des millions d’individus. Une assistance financière et technique prioritaire doit être fournie aux pays qui procèdent à des interventions ciblées pour créer des emplois, renforcer les filets de sécurité en place et assurer des services de base aux populations fragiles.

 

Il faut surveiller de près l’impact de la crise en cours sur les économies émergentes et en développement. Des financements et des ressources externes supplémentaires de la part des donateurs devraient être une priorité à destinationdes pays les plus touchés et des pays les plus pauvres, en particulier à cause de la diminution des entrées de capitaux pour les infrastructures et des lourdes contraintes budgétaires de ces pays, durement touchés par la crise, sans en être responsables. Il faudrait envisager à cet égard tous les instruments à la disposition de la communauté internationale.

 

4. Il faut mobiliser les organisations internationales et les institutions multilatérales pour renforcer l’impact collectif des réponses à la crise, rétablir la confiance et préparer une architecture réglementaire post-crise placée sous le signe d’une coordination plus étroite. Des bases communes pour bâtir cette nouvelle architecture doivent être posées. Le FMI, l’OCDE et la Banque mondiale poursuivront leur coopération en vue de définir en commun les meilleures pratiques et d’aider les gouvernements à relever ces défis.

 

Pour plus d'informations sur les travaux de l'OCDE sur la crise économique, consultez www.oecd.org/reponsecrise

 

 

 

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