Mali

Progrès agricole au Cameroun, au Ghana et au Mali : Comprendre les causes et maintenir la dynamique

 

  

Selon l'étude Progrès agricole au Cameroun, au Ghana et au Mali : Comprendre les causes et maintenir la dynamique, les performances agricoles du Cameroun, du Ghana et du Mali contredisent le bilan souvent alarmant de l’agriculture dans la région subsaharienne. Depuis le milieu des années 80, les productions vivrières de chacun de ces trois pays ont largement pu répondre aux besoins croissants résultant de la croissance démographique et permis d’augmenter significativement les disponibilités alimentaires par habitant.

 

Les exportations de cacao du Ghana ont ainsi quadruplé, tandis que les exportations de coton effectuées par le Mali ont triplé et que la production de cacao et de coton du Cameroun a fortement progressé. En outre, même si la pauvreté rurale demeure un problème de taille dans ces trois pays, la proportion et le nombre de ruraux vivant dans la pauvreté ont reculé depuis le début des années 90.

De multiples facteurs ont probablement contribué à améliorer les résultats du secteur agricole. La progression des revenus par tête a fait monter en flèche la demande intérieure et les prix versés pour les productions végétales et animales, d’autant plus que l’évolution des prix mondiaux du cacao et du coton a généralement été positive. Peut-être plus important encore, cependant, la relance de l’agriculture dans les trois pays a coïncidé avec une refonte radicale de leurs politiques macroéconomiques et agricoles.

 

Selon cette étude, les réformes ont fortement diminué les biais anti-agricoles qui existaient auparavant, et là où il en subsiste des vestiges, comme dans le cas du coton pour le Mali et, bien que dans une moindre mesure, dans celui du cacao pour le Ghana, il conviendrait de les éliminer.

 

Le rapport recommande par ailleurs d’accroître les fonds publics relativement minimes consacrés au financement de la recherche, de la vulgarisation et des infrastructures agricoles –– autant de dépenses réputées procurer de substantiels avantages sociaux. Un défi en lien avec le précédent, évident lorsque l’on examine le processus de planification et de mise en œuvre des programmes et projets agricoles en place dans les trois pays étudiés, concerne les modalités d’affectation des flux d’aide ainsi que de suivi et de mesure de leur impact – en particulier à un moment où, parmi les priorités du développement, l’agriculture connaît un regain d’intérêt. Répondre à ces besoins exigera de renforcer de manière substantielle les systèmes de soutien statistique et les capacités analytiques dont disposent ces pays.

 

Note: Cette étude est disponible en format E-book en PDF

 

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