Haïti

Interactions entre les politiques publiques, les migrations et le développement dans les pays partenaires : études de cas et recommandations

 




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En janvier 2013, l'OCDE a lancé le projet « Interactions entre les politiques publiques, les migrations et le développement dans les pays partenaires : études de cas et recommandations ». L’objectif global de ce projet consiste à renforcer la capacité des pays partenaires à inclure la dimension migratoire dans la formulation et la mise en œuvre de leurs stratégies de développement et autres politiques publiques, grâce à une meilleure compréhension des implications des politiques publiques sur les questions de migrations. Le projet est cofinancé par le programme thématique de l'UE « Migration et Asile » et géré par le Centre de développement de l'OCDE. Les pays partenaires impliqués dans le projet sont : l'Arménie, le Burkina Faso, le Cambodge, le Costa Rica, la Côte d'Ivoire, la République Dominicaine, la Géorgie, Haïti, le Maroc et les Philippines.  

 

 

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Objectifs

 

Le projet vise plus particulièrement à :

  • Fournir aux parties prenantes concernées, tant dans les pays de l’UE que dans les pays partenaires, une analyse fondée sur des données factuelles et axée sur un nombre limité de pays partenaires, traitant de : 
  1. l’importance des migrations dans les stratégies de développement des pays à revenu faible et intermédiaire ; 
  2. l’impact des politiques publiques (migratoires et non migratoires) ou de l’absence de telles politiques sur les caractéristiques des mouvements migratoires et sur la situation des migrants ;
  3. les répercussions des décisions prises en matière de migrations sur d’autres domaines de l’action publique et, au final, sur le développement socio-économique des pays partenaires, qu’ils soient pays d’origine ou de destination.
  • Sensibiliser davantage les interlocuteurs pertinents des pays partenaires et formuler à leur intention des recommandations concernant :
  1. les moyens d’inclure la dimension migratoire dans la conception et la mise en œuvre de leurs stratégies de développement et autres politiques sectorielles ;
  2. les moyens d’assurer la cohérence entre les politiques migratoires et d’autres domaines de l’action publique.
  •  Donner à l’ensemble des parties prenantes des orientations pour le dialogue sur les politiques.

 

Valeur ajoutée

 

  • Bien que la plupart des recherches  présentent le rôle des migrations comme un moteur de développement, ce projet porte sur la cohérence des politiques en analysant l'impact des migrations sur des politiques sectorielles, ainsi que les conséquences de ces politiques sur les migrations.  
  • Ce projet analyse les migrations Sud-Nord ainsi que les migrations Sud-Sud. En outre, il considère les pays en développement non seulement comme des pays de destination, mais aussi comme des pays d'origine.
  • Le projet va au de-là de l'identification des bonnes pratiques en fournissant des preuves empiriques, s'appuyant sur des données quantitatives et qualitatives collectées à travers un travail de terrain effectué au niveau national. De plus, il réalise une analyse comparative des pays partenaires. 
  • Le projet comprend une coopération solide avec les autorités publiques concernées et des partenaires locaux, principalement des centres de recherche, et vise à renforcer leurs compétences. 

  

 

Contexte

 

Pour de nombreux pays en développement, les migrations revêtent une importance croissante dans l’économie et influent de manière significative sur le développement, à la fois au plan économique et social : soit parce que les gouvernements ont fait le choix stratégique de fonder sur l’immigration ou sur l’émigration leur modèle de développement économique, soit parce qu’ils se trouvent confrontés à des flux migratoires essentiels à l’économie sans pour autant avoir instauré une politique structurée pour y faire face. Par ailleurs, un grand nombre de pays étant peu sensibilisés aux synergies et à l’étroite interaction qui existent entre les politiques migratoires et d’autres politiques publiques, ils ne tiennent pas compte des tendances migratoires lorsqu’ils élaborent des politiques sectorielles ayant une incidence sur le développement (domaines des échanges, de l’agriculture et de l’emploi, par exemple).

Ne pas prendre en compte la question migratoire peut être source de difficultés, non seulement à l’échelle des ménages, mais aussi au niveau national. En cas de choc économique ou politique, la modification des flux est difficile à gérer et peut non seulement déstabiliser l’économie, mais aussi affaiblir la cohésion sociale. Le secteur informel, très important dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire, attire les travailleurs en situation irrégulière, avec à la clé d’autres problèmes : exploitation ou traite d’êtres humains, acheminement clandestin de migrants et dumping social.

L’articulation entre migrations et développement a reçu une attention croissante ces dernières années, laquelle s’est traduite par un soutien aux pays partenaires pour la mise en place de stratégies migratoires et/ou de politiques visant à renforcer les retombées positives des migrations sur le développement. En revanche, on s’est très peu intéressé à ce jour (en termes de données factuelles, de dialogue sur les politiques, de coopération pour le développement, etc.) au lien entre les migrations et d’autres domaines de l’action publique. Cela vaut en particulier pour l’influence que certaines politiques publiques – économiques, sociales, sectorielles – peuvent avoir sur les flux migratoires, et réciproquement.

De manière explicite ou implicite, les questions migratoires affectent plusieurs autres secteurs dans les pays en développement, comme l’emploi, la cohésion sociale, l’agriculture, l’industrie, les échanges et la justice. De même, diverses politiques non migratoires ont un impact sur les flux migratoires, de même que sur les migrants et leurs communautés (tant dans les pays d’origine que dans les pays de destination). De nombreux pays partenaires ont besoin d’orientations pour mieux appréhender les liens étroits entre différents domaines d’action et pour définir les stratégies les plus appropriées en fonction de la situation du pays considéré.