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Investissement

Le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría, exhorte les pays à agir pour mettre en œuvre les Objectifs de développement durable

 

26/9/2015 - Le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría, a appelé aujourd’hui l’ensemble des pays à s’investir pleinement pour donner corps aux nouveaux Objectifs de développement durable (ODD), soulignant que les économies avancées et émergentes avaient une responsabilité particulière, celle de traduire ces objectifs de portée mondiale dans leurs politiques nationales et d’aider les pays en développement à faire de même.

 

Véritable laboratoire où s’élaborent, pour le monde, des politiques publiques étayées par des données concrètes, l’OCDE est prête à aider tous les pays à intégrer ces objectifs dans leurs programmes nationaux en mettant à profit sa longue expérience en matière de collecte de données, de suivi des performances, et de conseils sur les politiques et pratiques efficaces dans les domaines couverts par les objectifs adoptés ce vendredi, a-t-il ajouté.

 

« Tous les pays, quel que soit leur niveau de développement, sont appelés à adhérer à ces objectifs à caractère universel. Les pays membres de l’OCDE ne font pas exception », a déclaré M. Gurría aux délégués participant au Sommet des Nations Unies sur les ODD. « Les engagements souscrits ici à New York doivent conduire à une action sur tous les fronts, des inégalités à l’emploi ou encore au changement climatique – et les économies avancées doivent ouvrir la voie. »

 

« L’OCDE travaillera avec les Nations Unies, et pour les Nations Unies, à la concrétisation du Programme pour 2030 », a-t-il ajouté, après le renouvellement d’un partenariat avec la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) en vue de poursuivre la coopération dans le domaine des échanges, de l’investissement et du développement (Lire le texte intégral de l’allocution).

 

Pour réaliser les objectifs post-2015, il appartiendra aux gouvernements de travailler plus étroitement aux côtés des entreprises, de la société civile et des fondations philanthropiques, et de les associer plus largement aux partenariats pour le développement, selon le rapport annuel 2015 sur le développement.  

 

L’Organisation travaille déjà dans de nombreux domaines pour apporter son soutien aux pays en développement. À titre d’exemple, son Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), fort réputé, est actuellement adapté de sorte que les pays en développement disposent aisément de données probantes sur la formation des élèves. Des efforts sont déployés par ailleurs pour aider à mobiliser davantage de ressources intérieures – investissement privé, recettes fiscales ou encore envois de fonds des travailleurs – afin de financer les ODD. Au nombre de ces efforts, il convient de citer le Cadre d’action pour l’investissement, qu’utilisent depuis 2006 une trentaine de pays en développement et émergents, et une nouvelle mesure du Soutien public total au développement durable (SPTDD) qui devrait susciter l’apport de nouvelles ressources grâce à une meilleure définition des sources de financement qui dépassent le cadre de l’aide publique.

 

Parmi les nombreux projets de renforcement des capacités figurent le partenariat noué avec le PNUD intitulé Inspecteurs des impôts sans frontières, partenariat grâce auquel des experts vont travailler aux côtés de fonctionnaires des impôts de pays en développement dans l’optique de renforcer les capacités en matière de vérification fiscale au plan national. Les premiers projets menés dans des pays comme l’Albanie, la Colombie, le Ghana et le Sénégal montrent que cette approche permet d’accroître sensiblement les recettes fiscales.

 

Parallèlement, les autorités de 127 pays œuvrent de concert dans le cadre du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales pour lutter contre à la fraude fiscale transnationale, et l’ensemble des pays intéressés auront la possibilité de participer au nouveau cadre inclusif qui est actuellement élaboré pour suivre la mise en œuvre et les effets du Projet OCDE-G20 sur l’érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfices (BEPS), qui porte sur l’évasion fiscale des entreprises multinationales.

 

En savoir plus sur la contribution de l’OCDE aux ODD. Pour plus de renseignements, veuillez contacter Catherine Bremer au Bureau des médias (+33 603 483456, catherine.bremer@oecd.org).

 

Coopérant avec plus d’une centaine de pays, l’OCDE est un forum stratégique international qui œuvre à promouvoir des politiques conçues pour améliorer le bien-être économique et social des citoyens dans le monde entier.

 

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