Industrie et entrepreneuriat

Les taux de création d’entreprises continuent de se redresser mais restent relativement faibles dans la zone euro

 

05/08/2015 - Les taux de création d’entreprises sont en augmentation depuis la crise dans les pays de l’OCDE – en particulier en Australie et au Royaume Uni – mais ils demeurent inférieurs à leurs niveaux d’avant 2008 dans de nombreuses économies de la zone euro.

La dernière édition du Panorama de l’entrepreneuriat de l’OCDE (en anglais) souligne que le secteur des services reste le moteur essentiel de la création d’entreprises.


Dans le secteur de la construction, les taux de création d’entreprises, bien qu’élevés, ont chuté dans la plupart des pays en 2012, dernière année pour laquelle nous disposons de données comparables au niveau international. 

 

Au Portugal, par exemple, 10 % des emplois de ce secteur ont été supprimés en 2012 à la suite de faillites ou de fermetures d’entreprises. Le nombre d'emplois créés par les nouvelles entreprises du bâtiment est inférieur d’un tiers à celui des emplois disparus.


Dans la plus grande partie des pays de l’OCDE, le secteur de la construction a perdu près de la moitié des emplois qui existaient avant la crise.

 

Le nombre d’entreprises et d’emplois du secteur manufacturier a baissé dans la plupart des pays de l’OCDE entre 2008 et 2012. Seule l’Allemagne a enregistré une hausse de l’emploi dans les secteurs de la production manufacturière, des services aux entreprises et de la construction.

Les jeunes entreprises contribuent beaucoup à la hausse de la productivité, par l’innovation et la destruction créatrice. Elles représentaient en 2012 entre 4 % et 12 % de l’emploi total dans la plupart des pays. Toutefois, du fait de faibles taux de survie dans cette situation plus difficile et des conditions financières plus sévères depuis la crise, leur contribution à l’emploi total se maintient à un niveau généralement plus faible que celui d’avant 2008. Les données les plus récentes montrent que la taille moyenne des jeunes entreprises évolue relativement peu dans les trois années qui suivent leur création.

La diversité des marchés à l’exportation des entreprises varie beaucoup d’un pays à l’autre. Bien que les exportations de l’Allemagne et du Royaume Uni soient effectuées pour plus de 90 % de leur valeur par des entreprises qui exportent vers plus de dix marchés, les trois quarts environ des entreprises allemandes exportent vers un seul pays, un taux deux fois plus élevé que celui des entreprises britanniques. Les échanges restent en général régionaux, les exportations des petites et moyennes entreprises (PME) en particulier visant très majoritairement les pays voisins. Dans plusieurs pays, comme l’Espagne et les Pays Bas, les PME contribuent pour une part importante et grandissante aux échanges avec les économies émergentes, en particulier la Chine et l’Inde.

Les grandes entreprises sont en moyenne plus productives que les petites, en particulier dans le secteur manufacturier, en partie du fait des bénéfices tirés des rendements d’échelle croissants qui résultent par exemple d’une production à forte intensité de capital. Mais le rapport précise que certaines petites entreprises obtiennent de meilleurs résultats que les plus grandes, en raison probablement des avantages concurrentiels qu’elles détiennent dans des créneaux spécialisés ou des activités étayées par une marque ou à forte composante de propriété intellectuelle. L’utilisation intensive des technologies d’information et de communication disponibles joue aussi un rôle essentiel.

Le Panorama de l’entrepreneuriat rend compte des résultats du Programme d’indicateurs de l’entrepreneuriat OCDE-Eurostat, lancé en 2006.

Une version intégrable du Panorama de l’entrepreneuriat est disponible, ainsi que des informations sur les versions téléchargeable et imprimée du rapport.

Pour de plus amples informations, veuillez prendre contact avec Mariarosa Lunati ou la Division des médias de l’OCDE (+33 1 4524 9700).

 

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