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Indonésie

L’Indonésie devrait accélérer les réformes et investir dans le capital humain pour assurer une croissance durable et inclusive

 

25/03/14-

L’Indonésie affiche depuis une quinzaine d’années une croissance économique forte et stable qui lui a permis de réduire spectaculairement la pauvreté et d’améliorer fortement les niveaux de vie de sa population. Toutefois, elle doit encore relever un certain nombre de défis pour que sa convergence vers des pays à plus haut revenu se poursuive, selon la dernière Étude économique sur l’Indonésie réalisée par l'OCDE.

 

Il ressort de cette Étude, présentée à Jakarta par le Secrétaire général de l’OCDE M. Angel Gurría et le ministre indonésien des Finances M. Bambang Brodjonegoro, que la croissance économique a ralenti ces dernières années et qu’une accélération des réformes est nécessaire pour garantir une croissance durable et inclusive dont pourront profiter tous les Indonésiens. Bien qu’un ralentissement ait été observé en 2014 et que l’environnement international reste difficile, la hausse du PIB indonésien devrait atteindre 5,3 % en 2015 et 5,9 % en 2016.

 

« L’Indonésie a connu une transformation remarquable, avec des dizaines de millions de personnes qui ont pu échapper à la pauvreté », a déclaré M. Gurría. « Aujourd’hui, l’Indonésie fait mieux que la plupart de ses voisins régionaux et que la plupart d’autres économies émergentes, mais en accélérant les réformes, elle pourra faire encore mieux, croître encore plus vite, et s’assurer que les fruits de la croissance seront partagés par tous les Indonésiens. L’amélioration du système éducatif et des infrastructures du pays sera essentielle à la réussite future. »

 

Au cours de la même conférence de presse, M. Gurría a également présenté, en compagnie du ministre indonésien de la Culture et de l’Enseignement primaire et secondaire M. Anies Baswedan, un nouvel examen de l’Indonésie qui fait partie de la série des Examens des politiques nationales d’éducation de l’OCDE. On peut y lire que l’Indonésie a devant elle une occasion unique : avec une population de 250 millions de personnes dont 43 % ont moins de 25 ans, le pays possède déjà les ressources humaines nécessaires pour faire décoller la croissance, pour autant que sa main-d’œuvre soit dotée des compétences adéquates.

 

Pour recueillir les fruits de cette configuration démographique favorable, le gouvernement indonésien doit œuvrer à accroître la qualité de l’enseignement, en améliorant la formation des enseignants, en favorisant la formation professionnelle continue et en développant la reddition de compte. Il doit aussi élargir la participation au système éducatif pour s’assurer que tous les élèves se voient offrir les mêmes chances d’accéder à des niveaux supérieurs d’enseignement. Il doit en outre s’efforcer de favoriser une plus grande efficience dans le secteur de l’éducation.

 

L’Étude économique montre que, forte de la robuste situation budgétaire de l’administration centrale, caractérisée par des déficits modérés et une dette publique modeste, l’Indonésie a la possibilité d’accroître ses recettes pour financer une augmentation des dépenses destinée à améliorer l’éducation, stimuler l’offre d’infrastructures et étendre le système de protection sociale.

 

Mieux cibler les programmes de protection sociale existants permettrait que les mesures destinées à faire reculer la pauvreté, notamment les transferts en espèces, les dépenses de santé et les subventions aux produits alimentaires, profitent aux plus nécessiteux. Par ailleurs, d’après l’Étude, atténuer les rigidités du marché du travail pour en réduire le volet informel, très développé, inciterait davantage les travailleurs à adhérer au système de protection sociale.

 

L’Indonésie devrait aussi faire davantage pour exploiter au mieux ses ressources naturelles, notamment en augmentant la productivité dans l’agriculture par l’assistance technique et la formation, tout en améliorant l’accès des agriculteurs au crédit. Elle devrait par ailleurs s’efforcer de diversifier ses sources d’énergie en se détournant des combustibles fossiles, notamment en favorisant l’investissement dans les ressources géothermiques dont elle est abondamment pourvue.

 

Une Synthèse des principales conclusions est accessible ici : http://oecd.org/fr/indonesie/etude-economique-indonesie.htm. Vous êtes invités à inclure ce lien internet dans vos articles sur l’Étude.

Une version intégrable de l’Étude économique est également disponible (en anglais), de même que des informations sur les versions téléchargeable et imprimée.

 

***NOTE À L’INTENTION DES ÉDITEURS***

 

La 4e Étude économique de l’Indonésie et le 1er Examen des politiques nationales d’éducation sont des éléments clés du partenariat en cours entre l’Indonésie et l’OCDE, qui va en s’élargissant.

 

Pendant la visite de M. Gurría, le nouveau Bureau Asie du Sud-Est de l’OCDE a été inauguré à Jakarta. Ce Bureau servira de plate-forme pour une intensification des travaux de l’OCDE dans la région et permettra à l'Organisation de collaborer plus étroitement avec d’autres acteurs, en Indonésie et dans toute l’Asie du Sud-Est.

 

Les 34 pays membres de l’OCDE s’emploient à promouvoir des politiques propres à améliorer le bien-être économique et social de tous, partout dans le monde. L’Organisation est une enceinte au sein de laquelle les gouvernements peuvent collaborer, échanger des expériences et rechercher des solutions à des problèmes auxquels ils sont tous confrontés.

 

Sont actuellement membres de l’OCDE : l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Chili, la Corée, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, les États‑Unis, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, l’Islande, Israël, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République slovaque, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Slovénie, la Suède, la Suisse et la Turquie.

Pour toute information complémentaire, les journalistes sont priés de s’adresser à Naoko Kawaguchi (+ 81 90 8644 3546) ou à la Division des médias de l’OCDE  (+33 1 4524 9700).

 

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